‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 401 sur 678 · PLEUROTOME DENTÉ. Pleurotoma dentata. Lamk · texte numérisé non relu

PLEUROTOME DENTÉ. Pleurotoma dentata. Lamk

PI. LXIL, fig. 5, 4, 7, 8.

P. testä elongatd, fusiformi, canali prælongo basi terminatd, stris tenuibus transversis et longitudinalibus inæqualibus decussatä; anfractibus in medio angulato-dentatis; aperturd ovato-angustä; labro tenui, fragili, supernè profundè emarginato.

Var. a. Nob.) Testä angustiore; striis transversis aliquibus eminentioribus distantibus.

Var. b. Nob.) Testä caudä breviore; striis transversis, numerosioribus.

An Brander, pl. 2, fig. 32?

Encycl., pl. 440, fig. 8.

Pleurotoma dentata, Lamk., Ann. du Mus., tom. 3, pag. 167, n. 8, et tom. 7, pl. 15, fig. 1.

Idem , Anim. sans verl., Lom. 7, pag. 09, n. 13.

Nob., Enc. méth., Vers, tom. 5, pag. 707, n. 16.

Localités : Grignon, Parnes, Mouchy, Courtagnon, etc., C. G.; la Chapelle, près Senlis, Valmondois, G. M.S.

Coquille alongée, fusiforme, ayant la spire presque aussi longue que le dernier tour; cette spire est composée de douze à treize tours assez larges, dont la surface est partagée en deux parties presque égales par un angle aigu et denté ; les dents sont plus ou moins nombreuses et plus ou moins saillantes, selon les individus. Les sutures sont ordinairement simples; on y remarque quelquefois des petits plis longitudinaux obliques. La partie de la surface qui s'étend depuis la suture jusqu’à l'angle denté des tours, est aplatie ou légèrement concave; on y voit des stries transverses très-

fines, traversées par des stries longitudinales tres-onduleuses, dont la courbure représente la forme de l'échancrure du bord droit; le reste de la surface de la coquille est recouverte d’un grand nombre de siries transverses très-fines, très-rapprochées, souvent onduleuses; quelquefois ces stries sont égales; dans le plus grand nombre des individus on en remarque plusieurs un peu plus saillantes, également distantes, entre lesquelles les plus fines sont placées. L'ouverture est ovale-oblongue, étroite; la columelle est arrondie, un peu concave et légèrement infléchie à l’origine du canal de la base; celui-ci est aussi long que l'ouverture ; il est étroit et peu profond. Les variétés se distinguent, la premiere, en ce que la coquille est proportionnellement plus étroite, les dentelures sont plus grosses et plus épaisses, et les stries sont plus saillantes; la seconde a le canal terminal plus court; presque toutes les stries fines ont disparu et sont remplacées par des stries épaisses et nombreuses.

Les plus grands individus de cette espèce tres-commune ont cinquantetrois millimètres de long et dix-neuf de large.

Mon cabinet.

19. PLEUROTOME 4 QUEUE COURTE. Pleurotoma brevicauda. Nob. PI. LXIT, fig. 9, 10.

P. testä elongatd, fusiformi, transversim tenuissime striatä; striis con- Jertis, undulatis ; anfractibus angustis, inæqualiter carin& dentatd divisis ; dentibus obliquis, obtusis; ultimo anfractu spirä breviore, canali brevi, contorto, terminato.

Pleurotoma dentata, var. b, Lamk., Ans. du Mus., tom.3, pag. 167, n. 8.

Localités : Grignon, Parnes, Mouchy, Couriagnon, C. G.

Quoique cette coquille ait la plus grande analogie avec l’espèce précédente, nous croyons cependant nécessaire de la séparer, ne partageant pas l'opinion de Lamarck, qui l’y réunissait à titre de variété. En comparant les descriptions, il sera facile de s'assurer qu'il existe des différences qui, peu importantes en apparence, le deviennent cependant par leur constance.

Ce Pleurotome est alongé, fusiforme, plus veniru proportionnellement que le précédent; sa spire, alongée et pointue, est formée de onze tours assez étroits, finement siriés transversalement et partagés en deux parties

inégales par un angle aigu, denté assez régulierement; les dentssont courtes, peu épaisses, très-obliques et obtuses au sommet. La partie la plus large des tours est entre la suture et l'angle denté; cette partie est toujours légerement concave. Les stries, qui couvrent toute la coquille, sont trés-fines, nombreuses, rapprochées, souvent un peu onduleuses : elles sont égales dans tous les individus et n’offrent jamais les variations que nous avons pris soin de signaler dans l'espèce précédente; le dernier tour est toujours plus court que la spire. L'ouverture est ovale; la columelle, arrondie et concave, se courbe assez fortement à l’origine du canal de la base; elle est suivie dans toute sa longueur par un bord gauche tres-mince, trèsétroit et appliqué; le canal de la base est court, tordu dans sa longueur, plus profond et plus large que dans l'espèce qui précède; le bord droit est mince et tranchant, légèrement sinueux à l’origine du canal; l’échancrure supérieure est peu profonde, et sa lèvre supérieure, appuyée contre la suture, offre une inflexion particulière en saillie dans le contour de l'échancrure elle-même.

Cette coquille est un peu moins commune que la précédente; elle est toujours moins grande. Les plus grands individus ont quarante-un millimètres de long et quinze de large.

Mon cabinet.

20, PLEUROTOME TISSU. Pleurotoma textiliosa. Nob.

PL. LXII, fig. 5, G.

P. testä elongato-fusiformi, angustd; carind solidd, transversim sulcatà et tenuiter striatà, stris longitudinalibus subdecussatä; anfractibus in medio angulatis, infernè costatis, dentato - tuberculosis, suturd marginaté separatis; aperturd ovato-angustd; labro acuto; fissurdä latä , trigond ; columellä basi subperforatä.

Localité : Monneville.

Cette espèce, comme le Pleurotome à queue courte, a des rapports avec le denté, mais il est assez facile de ne pas les confondre. La coquille est alongée , fusiforme, plus étroite proportionnellement que les deux précédentes. La spire est fort aiguë, plus longue que le dernier tour; on y compte onze ou douze tours assez larges, dont la suture est bordée d’un bourrelet arrondi et épais, sur lequel on voit trois stries plus grosses que les sui-

vantes. La surface des tours est partagée en deux parties inégales par un angle obtus; la partie la plus étroite est entre la suture et l'angle; elle est un peu concave et couverte de stries tres-fines et régulieres : l’autre partie offre des côtes longitudinales, larges, obtuses, peu épaisses; elles se terminent à l'angle des tours, qu'elles rendent onduleux. Toute la surface de la coquille, excepté la partie supérieure des tours, est couverte de grosses siries assez régulièrement espacées, entre lesquelles on en remarque de beaucoup plus fines; toutes ces stries sont traversées par d’autres, longitudinales, courbées, irrégulières, qui ressemblent à une trame trés-fine dans une toile assez grossière. L'ouverture est étroite, ovalaire : la columelle est à peine concave ; elle est épaisse, arrondie, légèrement infléchie à l’origine du canal ; elle est percée à la base d’une fente ombilicale étroite et peu profonde, en partie recouverte par une petite lèvre du bord gauche; le bord droit est mince et tranchant; il s’'épaissit assez promptement à l’iniérieur ; il est régulièrement arqué et terminé supérieurement par une échancrure peu profonde et triangulaire.

Cette coquille est commune, mais il est tres-rare d'en voir des individus bien conservés : elle est longue de quarante-un millimètres et large de quatorze.

Mon cabinet.

21. PLEUROTOME TÉRÉBRAL. Pleurotoma terebralis. Lamk. PI: LXIT, fig.14, 15:16.

P. testä elongatdä, fusiformi, apice acuminatdà; anfractibus in medio angulato-carinatis, suprä concavis, lævigatis, infernè eleganter quadrisulcatis; sulcis regulariter granulosis ; carind elegantissimdä, dentato-crenulatä; ultimo anfractu sulcis regularibus granulosis ornato, canali prælongo terminato.

Lamk., Ann. du Mus., tom. 3, pag. 266, n. 20.

Idem, Anim. sans vert., tom. 7, pag. 101, n. 25.

Nob., Enc. méth., Vers, tom. 5, pag. 799, n. 21.

Var. a. Nob.) Testä angustiore, minore; sulcis transversis, rarioribus , simplicibus.

Localités : Grignon, Beyne, Parnes, Mouchy, Compiegne, C. G.

Cette coquille est certainement l’une des plus élégantes du genre, tresremarquable sous plusieurs rapports et par cela même facile à reconnaître.

Elle est fusiforme, alongée, peu ventrue; la spire, tres-pointue, est formée de dix à onze tours étroits, partagés en deux parties presque égales par une carène saillante, dentée avec une régularité remarquable; elle ressemble sous ce rapport au bord d’une roue d’horlogerie; la partie supérieure des tours entre la suture et la carène est peu concave et parfaitement lisse; la suture est bordée d’une double strie granuleuse, et cette suture est si fine et si bien cachée, que ces deux stries semblent dépendre du tour précédent. La partie inférieure des tours est à peine convexe; on y voit audessous de la carène quatre petits sillons très-réguliers, chargés de fines granulations très-rapprochées et non moins régulières que les sillons. Toute la partie inférieure du dernier tour est couverte de sillons granuleux, semblables à ceux des tours précédens, seulement ils deviennent plus fins, a mesure que l’on s’avance vers l’extrémité antérieure du canal terminal. L'ouverture est ovale, étroite; la columelle est légerement arquée a sa partie supérieure ; droite dans re reste de sa longueur; le canal est étroit, profond, à peine infléchi à son extrémité; le bord droit est mince et tranchant; il est régulièrement arqué, et l'échancrure qui le termine supérieurement est placée entre la suture et la carène; elle est assez étroite, un peu oblique et profonde.

La variété que nous signalons et tres-singuliere : elle vient des sables inférieurs du calcaire grossier des environs de Compiègne; elle est plus petite ; chaque tour n’a que deux gros sillons au-dessous de la carène ; ceux du dernier tour sont beaucoup moins nombreux, plus gros, plus saillans et parfaitement lisses.

Cette belle coquille est rare aux environs de Paris; le plus grand individu que nous ayons vu a quarante-deux millimètres de long et treize de large.

Mon cabinet.

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