‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 414 sur 678 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

Nous consacrons à cette espèce le nom de notre ami M. Lajonkaire, connu dans les sciences naturelles, et surtout dans la géologie, par des travaux qui font regretter vivement qu’ un homme aussi distingué n'ait pas continué à enrichir les sciences de ses observations.

Ce pleurotome est alongé, fusiforme, élégant; sa spire, très-pointue, est composée de douze à treize tours tres-aigus, sur lesquels sont placées avec une parfaite régularité un grand nombre de finesstries transverses, légèrement onduleuses, et que l’on n’aperçoit bien qu'a l’aide d’un verre grossissant. Les tours sont légèrement convexes. On remarque à leur partie supérieure, un peu au-dessous de la suture, une très-légère dépression; ils sont pourvus de petites côtes longitudinales, légèrement courbées dans leur longueur; elles sont peu épaisses et au nombre de quatorze à quinze. Sur le Res 5e tour elles s'arrêtent assez brusquement sur le ventre de la coquille. Ce dernier tour est plus court que la spire; il est cependant prolongé à sa base par un canal grêle, étroit et légérement contourné sur lui-même. L'ouverture est petite, ovale-oblongue. La columelle est régulièrement arquée dans sa longueur et revêtue d’un bord gauche, extrémement mince. Le bord droit est mince et tranchant, peu saillant en avant, et l’échancrure dont il est pourvu à sa partie supérieure est triangulaire, large et peu profonde.

Cette coquille, assez commune dans les sables inférieurs du calcaire grossier, est longue de trente-cinq millimètres et large de neuf.

Mon cabinet.

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