‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 424 sur 678 · PLEUROTOME PERLÉ. Pleurotoma margaritula. Nob · texte numérisé non relu

PLEUROTOME PERLÉ. Pleurotoma margaritula. Nob

PI. LXVII, fig. 8, 9, 10, 11.

P. test& fusiformi, subturbinatä, transversim striatä, supernè plicatonodosd ; anfractibus planis , in medio depressis ; ultimo anfractu brevi, conico; aperturd angusté, ovatd; labro valdè arcuato , supernè profundè emarginato.

Localités : Grignon, Parnes, Mouchy, C. G.

Cette coquille est proportionnellement plus courte et plus ventrue que celle qui précède; sa spire est formée de six à sept tours à peine convexes et partagée en deux parties presque égales par une dépression assez profonde. Le bord supérieur de cette dépression s'élève en un petit bourrelet onduleux qui borde la suture ; le bord inférieur est plus saillant, et il est formé par une rangée de petits tubercules oblongs, plus ou moins saillans et plus ou moins nombreux, selon les individus; le dernier tour est conique, veniru, plus court que la spire; il est couvert à sa base de stries transverses assez fines et régulières, entre lesquelles on aperçoit quelques stries

longitudinales. Toute la partie supérieure de la spire est couverte de stries transverses beaucoup plus fines que celles de la base. L'ouverture est petite, ovale-oblongue, terminée inférieurement en un canal étroit et profond; la columelle est droite et accompagnée d’un bord gauche très-étroit, mais épaissi vers son extrémité; le bord droit est mince et tranchant, médiocrement arqué et se terminant à sa partie supérieure par une échancrure peu profonde et fort large.

Cette coquille, assez commune, est longue de huit millimetres et large de trois.

49: PLEUROTOME FRAGILE. Pleurotoma fragilis. Nob. PLXVIL, fig 2,26, 27.

P. testd elongato-fusiformi, tenuissimd, fragili, apice subulatä, longitudinaliter costellatä, transversim tenuissimè striatä; anfractibus supernè depressis, spiratis, tenuissimé arcuatim plicatis ; ultimo anfractu spird breviore ; aperturd ovatä; labro tenuissimo, dilatato , fissurd latd marginali terminalo.

Localité : Grignon, C. G.

Petite coquille des plus élégantes, mince, transparente, fragile ; elle est alongée, fusiforme ; la spire subulée, plus longue que le dernier tour: ces tours, au nombre de six à sept, sont convexes et partagés en deux parties inégales : l’une, supérieure, étroite et aplatie, semble lisse, mais examinée à la loupe, elle offre un tres-grand nombre de petits plis longitudinaux très-réguliers, arqués dans leur longueur, et qui sont la trace de l’échancrure du bord droit. Cette partie aplatie des tours forme jusqu’au sommet une petite rampe très-élégante. L'autre partie des tours offre des petites côtes longitudinales en petit nombre, sur lesquelles passent de fines stries transverses, lesquelles, en s’élevant sur chacune des côtes, y produisent de petites crénelures régulières. L'ouverture est proportionnellement plus large que dans les autres espèces, ce qui provient de ce que la columelle est fortement arquée. Le canal terminal est assez alongé, tres-étroit et assez profond; le bord droit est mince, fragile, tranchant, fortement dilaté et se terminant à la partie supérieure par une échancrure assez large et profonde, placée immédiatement au-dessous de la suture.

Cette coquille, fort rare, est longue de cinq millimetres et large de deux. Mon cabinet.

50. PLEUROTOME DOUTEUXx. lleurotoma dubie Def. PIRE; He 12,19 14

P. testd elongatd, fusiformi, apice acuminatd, longitudinaliter costellatà, transversim tenuè striatä; anfractibus numerosis, angustis, marginatis ; ultimo anfractu spird breviore, canali longo,angusto, terminato; labro tenuissimo, fissurd lat4 et profundä terminato.

Localité : Grignon, C. G.

Petite coquille assez voisine du Pleurotoma furcata de Lamarck, et que M. Defrance en avait très-bien distinguée dans sa collection, en lui donnant le nom que nous lui conservons. Cette coquille est alongée, fusiforme; la spire pointue, à laquelle on compte onze tours aplatis, étroits et nettement séparés par un petit bourrelet tantôt simple, tantôt finement plissé; ces tours, vers la partie supérieure desquels il existe une dépression a peine sensible, sont ornés d’un grand nombre de petites côtes longitudinales, obliques, légerement renflées à leur partie supérieure; sur le dernier tour ces côtes se bifurquent et se prolongent ainsi dédoublées jusqu'a l’origine du canal de la base. Toute la surface de la coquille est couverte de fines stries transverses trés-rapprochées, égales et régulières: le dernier tour est plus court que la spire; il est cependant prolongé à la base en un canal assez long et étroit. L’ouverture est petite, ovalaire, rétrécie à ses deux extrémités; la columelle, subcylindracée, offre une torsion assez notable à l’origine du canal; le bord droit, mince et tranchant, est très-saillant.en avant; l’échancrure supérieure à laquelle il se termine est large, subtriangulaire et peu profonde.

Cette coquille, qui paraît assez rare, est longue de treize millimetres et large de cinq.

Cabinet de M. Defrance et le mien.

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