‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 455 sur 678 · Fuseau DE Noé. Fusus Noe. Lamk · texte numérisé non relu

Fuseau DE Noé. Fusus Noe. Lamk

PI. LXXV, fe 0907123;

F. testé fusiformi, cylindraceä, transversim striato-sulcaté, ventricosd ; spirä acuminatä; anfractibus angustis ; primis costato-nodosis , marginatocrispis; ultimo anfractu supernè depresso, submarginato, in medio sublævigato, caudä crassd, spird breviore terminato ; aperturä ovat&, superné pro- Jundè canaliculatä; labro simplici incrassato.

Murex Noe, Chemn., Conch., tom. 11, pag. 206, pl. 212, fig. 2096, 2007.

Fusus Noe, Lamk., Ann. du Mus., tom. 2, pag. 316, n. 2, et pl. 46. fig. 2,

Idem, Anim. sans vert., tom. 7, pag. 134, n. 2.

Idem, Enc., pl. 425, fig. 5.

Idem, Nob., Enc. méth., Vers, tom. 2, pag. 154, n. 20.

Var. a. Nob.) Testä ventricosd; ultimo anfractu sulcato.

Var. b. Nob.) Testd minore; anfractibus ultimis valdè carinatis, regulariter sulcatis.

Var. c.) Testé angustiore, longiore, sublævigata.

Localités : Grignon, Courtagnon, Château-Thierry, Parnes, Chaumont,

Damery, etc., C. G-

Quoiqu'il soit facile en apparence de connaître et de limiter cette espèce, cependant, si lon en a un grand nombre d'individus sous les yeux, on s'aperçoit qu'il n’est pas toujours aisé de la séparer de certaines variétés, soit du Fusus rugosus, soit du longævus. Car, dans le jeune âge, ces trois espèces ont tant de ressemblance, qu'il faut une assez grande habitude pour ne pas les confondre. En prenant comme type de l'espèce les coquilles que l’on rencontre le plus fréquemment, on pourra leur assigner les caracteres suivans.

Coquille alongee, fusiforme, épaisse, ayant neuf tours à la spire et le sommet surmonté d'un petit prolongement cylindracé, formé par les deux premiers tours. Ce prolongement est toujours moins considérable que dans les espèces que nous venons de mentionner. Sur les tours suivans sont disposées avec régularité des côtes longitudinales un peu obliques, plus ou moins épaisses, selon les individus, traversées à leur partie supérieure par un grand nombre de fines stries, et à la base par deux ou trois sillons; la suture est linéaire, onduleuse et bordée d’un bourrelet d’abord a peine sensible, ets’accroissant rapidement jusqu'au dernier tour, au sommet duquel il forme une sorte de rampe oblique; souvent terminée par une carene courte et obtuse. Ce bourrelet de la suture estchargé d’un très-grand nombre de stries longitudinales, qui souvent se relèvent en lamelles et s'entrecroisent avec lesstries supérieures des tours. Les côtes longitudinales disparaissent ordinairement vers l’avant-dernier tour; les stries transverses ont également une tendance à disparaitre aussi dans le plus grand nombre des individus. Le dernier tour est lisse à sa partie supérieure, ou ne montre plus que les traces obsoletes de ces stries ou de ces sillons. Le dernier tour est subcylindrique ; il est anguleux ou subcaréné à sa partie supérieure; de sa base s'élève un canal large et conique, très-épais, plus court que la spire, et chargé au dehors d’un grand nombre de grosses rides obliques, entre lesquelles une strie vient se placer. L'ouverture est ovale-oblongue; son angle supérieur est creusé en une gouttière profonde, comprise entre l'extrémité du bord droit et une callosité assez épaisse. La columelle est

cylindracée et fort épaisse : elle est accompagnée d’un bord gauche assez épais, relevé à sa partie inférieure et se confondant par son extrémité avec une lamelle recouvrant en grande partie le canal terminal. Le bord droit est épaissi, un peu festonné à son extrémité inférieure et lisse dans le reste de son étendue.

Nous avons signalé les variétés principales. Dans la premiére nous réunissons les individus ventrus et dont le dernier tour est sillonné dans toute son étendue; dans la seconde nous rassemblons les individus en général plus petits, plus alongés, pr oportionnellement plus étroits, ayant les derniers tours pourvus d’une carène plus saillante et plus aiguë, et de sillons transverses plus profonds; dans la troisième, enfin, nous RUE des individus qui, avec les formes particulières des autres variétés, ont leur surface extérieure presque lisse, si ce n’est au sommet et à la base de la coquille, où l’on trouve les stries et les rides dont nous avons parlé, mais beaucoup plus effacées.

Cette coquille, l’une des plus communes dans les calcaires grossiers du bassin de Paris, est quelquefois longue de onze centimètres et large de quarante millimètres. 11 est plus ordinaire de rencontrer des individus plus petits.

Mon cabinet.

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