‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 464 sur 678 · Fuseau ToRTILLÉ. Fusus intortus. Lamk · texte numérisé non relu

Fuseau ToRTILLÉ. Fusus intortus. Lamk

PPT Mee/4,.5, 10,411, 14,019

F. testd elongato-fusiformt, apice acutà, decussatim striatd, striis transversis eminentioribus; anfractibus convexiusculis longitudinaliter costatis; costis obtusis, latis; ultimo anfractu caudä crassä, brevi, contortd, terminalo; aperturä ovato-angustd; columellä cylindraceä, crass4, contort4, basi sæpè perforatd.

Var. a. Nob.) Testd majore, sublævigatä; striis obsoletis; costis septem regularibus; spir4 heptagond.

Var. b. Nob.) Testä minore; spird sublævigatd ; ultimo anfractu basi aliquibus striis crassioribus, distantibus instructo.

Var. c. Nob.) Testd angustiore; striis eminentioribus, basi distantioribus; strid minore inter alias interpositä.

Var. d. Nob.) Testä majore crassiore; costis obtusioribus, in ultimis anfractibus obsoletis; striis transversis numerosioribus, æqualibus, regulariter decussatis.

Var.e. Nob.) Testd angustiore; anfractibus planulatis obliquè sexcostatis ; spirä hexagond; ultimo anfractu caudä brevi, contortd, subitd, terminato.

Lamk., Ann. du Mus., tom. 3, pag. 318, n. 8, et tom. 6, pl. 46, fig. 4, a, b.

Idem , Anim. sans vert., tom. 7, pag. 136, n. 10.

Encycl. méth., pl. 441, fig. 6, a, b.

Localités : Grignon, Beyne , Courtagnon, Chaumont, Parnes, Mo eie Retheuil, C. G.

Coquille intéressante pour l’étude des modifications qu'une même espèce peut éprouver, en subissant l'influence de causes locales ou d’une autre nature. Ce Fuseau est alongé, étroit; sa spire est presque aussi longue que le dernier tour; son sommet est pointu, et elle est formée de dix tours médiocrement convexes, un peu déprimés à leur partie supérieure et garnis, selon les individus, de cinq à sept côtes longitudinales épaisses et obtuses; ces côtes sont plus ou moins saillantes et quelquefois se correspondent d’un tour à l’autre, de manière à rendre la spire pyramidale à cinq ou six faces. Le dernier tour est court; les côtes se terminent vers l’origine du canal; celui-ci est court, conoïde, large, contourné à son extrémité. L’ouverture est ovale-oblongue, étroite; son angle supérieur est formé par une petite gouttiere intérieure étroite; son angle inférieur se confond avec le canal de la base. La columelle est épaisse, arquée et fortement contournée : elle est accompagnée d’un bord gauche assez épais et appliqué dans presque toute sa longueur; le bord droit est peu épais: il est simple et légèrement arqué dans sa longueur, lorsqu'on le voit de profil. L’extrémité de la columelle est très-variable; dans certains individus elle est étroite et la fente ombilicale est à peine marquée; dans d’auires, l’ombilic estgrand, dilaté etinfundibuliforme, entre ces deux extrêmes on trouve ious les degrés intermédiaires, lorsque l’on s’est donné la peine de rassembler un assez grand nombre d'individus.

Les variétés relatives à cette partie sont moins importantes que celles dont nous avons à nous occuper. Voici ce que nous avons observé sur une série assez considérable d'individus disposés dans un ordre régulier, depuis ceux qui ont le moins de siries jusqu'à ceux qui en ont le plus. La variété a semble lisse, cependant on voit au sommet des tours quelques stries obsolètes transverses et longitudinales. Dans la variété b ces stries sont un peu plus apparentes, et à la base du dernier tour on en remarque trois ou quatre plus écartées et plus grosses que les autres. Dans la variété c toutes les stries deviennent encore plus apparentes, et c’est alors que l’on voit facilement le réseau formé par les stries longitudinales et transverses. Dans cette variété une strie très-fine vient se placer entre celles de la base du dernier tour; dans la variété suivante les stries transverses intermédiaires deviennent de plus en plus nombreuses; très-fines d’abord et faciles à distinguer, elles deviennent aussi saillantes que les autres. Les stries longitudinales, très-fines dans la plupart des individus, deviennent progressivement presque égales aux transverses, el ces individus, qui ont toute leur surface couverte d'un réseau semblable à une grosse toile, constituent

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