‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 470 sur 678 · FUSEAU sCALAROÏDE. Fusus scalaroides. Lamk · texte numérisé non relu

FUSEAU sCALAROÏDE. Fusus scalaroides. Lamk

PI. LXXIV, fig. 1, 2, 5, et pl. LXXV, fan, 14, 6

F. test& elongato-angustd, turritd, apice acuminatä, longitudinaliter tenuè plicatd, transversim tenuissimè striatd; anfractibus convexiusculis, ultimo brevi, caud& brevissimd terminato; aperturä ovat&; columellä subcylindricä, basi contortä.

Lamk., Ann. du Mus., tom. 3, pag. 310, n. 15.

Var. a. Nob.) Test4ä longiore; anfractibus in medio subcarinatis.

Var. à. Nob.) Test4 minore; costis longitudinalibus , eminentioribus ; striis transversis majorëbus ; labro marginalo.

Var. c. Nob.) Testd angustiore; costulis obliquatis; striis transversis majoribus.

Localités: Grignon, Parnes, Chaumont, Mouchy, Courtagnon, Rétheuil. C. G.

Ce que nous avons dit du Fusus contortus et de ses variétés pourrait s'appliquer exactement à la description de celui-ci. Il est en effet trèsvariable, et il serait difficile de rapporter à un mème type tout ce que nous y comprenons, si l’on n'avait comme nous sous les yeux une série assez considérable de variétés provenant de localités diverses.

Cette petite coquille est alongée, étroite; avant d’en avoir fait un examen attentif, on la prendrait pour un jeune individu du Fusus aciculatus, dont la queue aurait été brisée vers son origine. La spire est alongée, très-pointue ; dans les grands individus on y compte dix à onze tours : ils sont étroits, médiocrement convexes et pourvus d’un assez grand nombre de côtes longitudinales, étroites, pliciformes, plus ou moins rapprochées, selon les individus , et traversées par un grand nombre de stries transverses, fines, quelquefois égales et peu apparentes, d’autres fois inégales et les unes plus grosses, plus distantes, laissant entre elles assez d'espace pour permettre à une des autres, beaucoup plus fines, de s'interposer entre elles. Le dernier tour est très-court; souvent les côtes longitudinales viennent s'arrêter brusquement vers le milieu de sa longueur; la base est terminée par un canal très-court et assez étroit. L'ouverture est ovale-oblongue; souvent elle est bordée en dehors par un bourrelet. assez épais. La columelle est subcylindracée, presque droite, dépourvue de bord gauche et n'ayant à la base aucune irace de fente ombilicale. À prendre la série des variétés depuis les individus qui ont les stries transverses et les côtes longitudinales les moins apparentes, jusqu'a ceux qui ont ces parties le mieux développées, on observe un grand nombre de modifications, parmi lesquelles nous avons choisi nos trois variétés principales. Cest ainsi que l'on voit les côtes longitudinales devenir plus nombreuses et plus épaisses, plus régulières, se succéder d’un tour à l’autre, de manière à donner à la spire la forme d’une pyramide polygone. C'est ainsi que l’on voit également les stries transverses tres-fines, égales et obsolètes, devenir successivement plus saillantes et inégales, une ou deux plus petites étant intercalées entre les autres. Il arrive même, dans certains individus, que l’on remarque principalement sur le sommet de leur spire une ou deux stries transverses plus grosses que les autres, produisant une carène obtuse. Quant à la forme générale, elle est moins variable; cependant nous avons de Rétheuil et de Parnes des individus proportionnellement plus longs et plus étroits, et dont on pourrait faire une espèce distincte, s'ils ne se rattachaient par leurs caractères principaux à celle que nous venons de décrire.

Cette coquille est assez commune. Les grands individus ont seize millimètres de long et cinq de large.

Mon cabinet.

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