Fuseau PETITE FIGUE. Fusus ficulneus. Lamk
PS DENIIT fo, 29,:23,.24,.2D. 20.
F. testd ovato-turgid@, subclavatdä, longitudinaliter plicatd, transversim basi tenuissimè striat4; anfractibus angustis, planis; primis submarginatis , ultimo anfractu ventricoso, supernè subangulato, basi canali contorto et angusto terminato; apertur& ovatd, supernè angulatd; columellé contortä, basi uniplicatd.
Murex ficulneus, Chemn., Conch., t. 11, p. 301, pl. 212, fig. 3004, 3005.
An Murex bulbus? Brand., Foss. hant., pl. 4, fig. 56.
Encycl., pl. 228, fig. 2, a, b.
Fusus ficulneus, Lamk., Ann. du Mus., tom. 3, pag. 386, n. 25.
Idem, Anim. sans vert., tom. 7, pag. 135, n. 0.
Sow., Min. conch., pl. 201, fig. 7.
Var. a. Nob.) Testé majore; undiqué tenuè striatd.
Var. b. Nob.) Testd majore; plicis obsoletis; ultimo anfractu non angulato:
Var. c. Nob.) Testd minore; spird longiore; vix plicatä, tenuissimè striatd.
Localités : Parnes, Grignon, Courtagnon, Rétheuil, Soissons, Lachapelle près Senlis, Lisy-sur-Ourcq, Valmondois, Tancrou, Betz, et en Angleterre dans les argiles de Londres.
Cette espece, à peu près aussi variable que les précédentes, a une forme
particulière qui la rend très-facile à reconnaître parmi ses congénères; elle est ovale, ventrue, subglobuleuse, un peu en massue, ayant la spire proportionnellement plus courte que la plupart des Fuseaux, de sorte qu’elle pourrait aussi bien appartenir aux Pyrules qu’au genre dans lequel Lamarck l’a placée. La spire est conique, beaucoup plus courte que le dernier tour; on y compte six à sept tours seulement, et ils sont étroits, aplatis et couverts d’un assez grand nombre de petits plis longitudinaux, que l’on voit se relever en un petit tubercule pointu, lorsqu'elle passe sur l'angle du dernier tour. Ce dernier tour est beaucoup plus grand que toute la spire; il est tres-renflé dans le milieu, et les plis dont il est chargé s'atténuent et disparaissent avant de parvenir à la base. Cette base se prolonge en un canal étroit, assez profond et fortement tordu dans sa longueur; il se relève vers le dos de la coquille, à peu près comme le fait celui des Cassidaires. Aussi il serait possible par la suite de comprendre cette coquille dans ce dernier genre, lorsque l'on connaïitra quelque nouvelle forme de Cassidaires qui pourront servir de liaison. La partie supérieure de la coquille est ordinairement lisse, et la base est chargée de stries transverses, très-fines, rapprochées et également distantes. L'ouverture est ovale; son angle supérieur est peu aigu; la columelle forme une double courbure en $ italique alongé, et elle est pourvue à sa base, à l’origine du canal, d’un seul pli columellaire saillant. La columelle est revêtue d’un bord gauche, peu épais, mais largement étalé à sa partie supérieure, comme cela se voit dans certains Buccins.
Les variétés sont de plusieurs sortes : les unes conservent les plis longitudinaux, ainsi que l’angle supérieur du dernier tour, mais sont striées dans toute leur étendue. Dans d’autres on voit les plis longitudinaux disparaître sur le dernier tour; alors son angle supérieur n'existe plus et les stries transverses sont beaucoup plus fines. Dans d’autres individus les plis longitudinaux ont totalement disparu, tandis que l’angle supérieur du dernier ‘tour s'est conservé. Nous signalerons enfin une dernière variété, faite pour des individus plus petits et dans lesquels les plis longitudinaux, ainsi que l'angle supérieur du dernier tour, ont complétement disparu. Dans cette variété les stries transverses sont très-serrées, très-fines.
Cette coquille, très-commune, est d’une taille médiocre. Le plus grand individu que nous connaissons a trente-neuf millimètres de long et vingtcinq de large.
Mon cabinet.