‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 5 sur 678 · LES PTÉROPODES · texte numérisé non relu

LES PTÉROPODES

Point de pied pour ramper, ni de bras pour se traîner ou saisir la proie ; deux nageoires opposées et semblables , propres à la natation; corps libre , flottant.

Au commencement de la grande classe des Mollusques, nous trouvons un ordre tout entier composé de six genres qui ne peuvent jamais se rencontrer à l’état fossile parce qu’ils ne contiennent que des animaux mous ou dont les coquilles rudimentaires sont cartilagineuses et conséquemment très-destructibles. Ces animaux ont pour le conchyliologue un double intérêt, celui de présenter une sorte de passage entre les Conchiferes et les Mollusques, et d'offrir les coquilles à l’état rudimentaire autant pour sa forme que pour sa composition; quoique ce fait se retrouve encore dans un ordre voisin, mais établi sur un autre plan, ces genres que nous ne faisons que rappeler pour donner une idée de l’ordre que M. Lamarck a suivi pour les mettre en rapport, sont les suivans : Hyale, Clio, Cléodore, Limacine, Cymbulie, Pneumoderme. Le premier de ces genres, l'Hyale, est celui de tous qui a le plus de rapports avec les Conchifères; en effet, non-seulement on ne lui trouve point de pied comme dans tous les Ptéropodes, celui des Conchiferes ayant disparu et n'étant point encore remplacé par celui des autres Mollusques ; mais encore il manque de tête: à sa place on voit seulement une bouche profondément placée entre les nageoires qui elles-mêmes représentent les lobes du manteau des Conchifères devenus libres et servant ici à la natation. Dans le genre suivant il n’y a point de coquilles, mais seulement un animal mou, gélatineux, qui

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