‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 500 sur 678 · Fusrau TRICOTÉ. Fusus textiliosus. Nob · texte numérisé non relu

Fusrau TRICOTÉ. Fusus textiliosus. Nob

PI. LXXXII, fig. 17, 18, 10.

F. testé ovato-oblongd, fusiformi, longitudinaliter costatä, transversim sulcatd; sulcis striisque minoribus alternatis, interstitiis squamulis numero-

sissimis, brevibus instructis; ultimo anfractu spird longiore; aperturd ovatd; columelld arcuatd, basi uniplicata.

Murex textiliosus, Lamk., Ann, du Mus., tom. 2, pag. 225, n. 11. Lamk., Anim. sans vert., tom. 7, pag. 575, n. 0. Localités : Parnes, Chaumont, Mouchy, C. G-.

Contrairement à l'opinion de Lamarck, nous pensons que cette coquille a plutôt les caractères des Fuseaux que des Rochers; elle n’a point de varices, mais des côtes longitudinales, arrondies, et aucun des caractères de l’ouverture ne justifie sa place parmi les Rochers. Cette coquille est ovale-oblongue, atténuée à ses extrémités; la spire est plus courte que le dernier tour; elle se compose de sept à huit tours convexes, étroits, sur lesquels on compte sept à huit côtes longitudinales, larges, peu saillantes, convexes, et ne conservant pas entre elles une parfaite régularité. Le dernier tour est renflé supérieurement et terminé à la base en un canal assez alongé, subcylindracé et obliquement contourné. Toute la surface de la coquille est couverte de sillons transverses, réguliers, étroits, peu saillans, également distans, et entre lesquels on voit une strie occupant le milieu de l’espace qui existe entre chaque sillon. Ces sillons et ces stries sont coupées à angle droit par un grand nombre de stries longitudinales, serrées, régulières, se relevant en écailles courtes dans les intervalles des sillons, aussi bien que sur les sillons eux-mêmes. Cette disposition des stries fait ressembler la surface de cette coquille à un tissu de tricot fin. L'ouverture est régulièrement ovale; la columelle est cylindracée, courbée en arc de cercle et terminée à la base par un pli oblique et saillant, comparable-à celui du Fusus ficulneus. Le bord gauche est élargi, détaché à la base de la columelle et relevé; il laisse à découvert une fente ombilicale assez large dans certains individus; le canal terminant la base de l'ouverture est long, étroit, profond et obliquement relevé vers le dos de la coquille.

Les grands individus de cette espèce, assez rare, sont longs de quarantequatre millimètres et larges de vingt-trois.

Mon cabinet.

GENRE XLVYII.

PYRULE, Pyrula.

Caractères génériques. Coquille subpyriforme, canaliculée à sa base, ventrue dans sa partie supérieure, sans bourrelets en dehors, et ayant la spire courte, surbaissée quelquefois. Columelle lisse. Bord droit sans échancrure.

Testa subpyriformis, basi canaliculata, supernè ventricosa; varicibus nullis; spirä brevi, interdüm subretusä; columella lævis; labrum non fissum.

Ceux des auteurs qui, avant Linné, ont donné la figure ou la description de quelques-unes des espèces du genre dont nous allons nous occuper, les

confondaient, soit avec ce qu'ils nommaient Buccins, soit avec d’autres genres non moins hétérogènes que celui-là. Sous la dénomination assez vague de Cochlea pyriformis, Gualtieri rassembla des coquilles de divers genres, se fondant uniquement sur la forme extérieure pour les placer dans unesection particulière desa méthode. Lorsque Linné créa le genre Murex, il le fit assez étendu pour contenir presque toutes les coquilles canaliculées connues de son temps; mais, se figurant que certaines coquilles minces, quoique canaliculées, ne pouvaient appartenir à son genre Murex, il les rejeta dans son genre Bulla. Bruguière, comme nous l'avons vu, tenta le premier de réformer le genre Linnéen. Lamarck continua cette réforme, et c’est à lui que l’on doit le genre Pyrule, formé aux dépens des Bulles de Linné et des Fuseaux de Bruguière. La création de ce genre parut utile, car tous les zoologistes l’adoptèrent à titre de genre ou de sous-genre. Montfort, lui seul, trouva moyen de démembrer les Pyrules et proposa pour celles qui ont une forte inflexion ou une sorte de pli à la base de la columelle, un genre Fulgur, qui était fonde sur des caractéres trop artificiels pour être doute dans les méthodes naturelles.

Les rapports des Pyrules furent établis d’une maniere naturelle des la création du genre. Lamarck les mit à côté des Fuseaux, et, en cela, il fut imité par tous les auteurs. Il faut convenir qu’en effet aucun genre n’a plus d’analogie avec les Fuseaux que celui des Pyrules. Nous avons vu, dans les généralités du genre précédent, que les deux genres dont il est ici question, avaient des points de contact si multipliés, qu'il était impossible de déterminer dans quelques espèces si certains individus devaient faire partie plutôt d’un genre que de l'autre.

Lamarck a mis au nombre de ses Pyrules plusieurs espèces qui, dans ces derniers temps, ont paru à quelques personnes assez différentes des autres pour en être retirées et rangées parmi les Pourpres. La Pyrule mélongène donnera une idée de ces espèces, qui , nous le pensons, n’ont rien qui justifie suffisamment la nouvelle opinion que l’on a à leur égard.

Les Pyrules sont des coquilles marines, ayant généralement la spire plus courte que le canal de la base. Leur nom indique leur forme générale; on peut les distinguer en plusieurs sections : les unes sont minces, à spire très-aplatie; le Pyrula ficus donne un bon exemple de cette section. Les autres sont plus épaisses, armées au sommet des tours de tubercules plus ou moins saillans, et ayant le canal de la base plus rétréci que dans les autres espèces. La Pyrule sinistrale peut servir de type à cette seconde section. Une

troisième division comprendrait les Mélongènes et toutes les autres espèces qui ont ayec elles de l’analogie. Ces trois sections que nous faisons remarquer parmi les coquilles vivantes, se retrouvent également parmi les fossiles.

Les espèces que l’on trouve dans le bassin de Paris, dépendent de la première et de la troisième section. Elles sont en très-petit nombre, nous en comptons cinq seulement; en voici la description.

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