‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 516 sur 678 · RocHER pisrors. Murex distortus. Nob · texte numérisé non relu

RocHER pisrors. Murex distortus. Nob

PI. LXXXII, fig. 15, 16.

M. testä elongato-fusiformi; anfractibus trifuriäm angulatis lævigatis, distortis, convexiusculis, tuberculo oblongo inter varices instructis; ultimo anfractu basi canali angusto, recto, terminato.

Localité : Beyne près Grignon.

Coquille fort singulière, qui pourrait bien être une monstruosité scalaroïde de quelque autre espèce; nous avions pensé d’abord que ce pourrait être du Murex tricarinatus, mais nous ne voyons aucune ressemblance dans les caractères extérieurs, et c’est ce qui nous a déterminé à donner la figure de cette coquille et à la mentionner : elle est alongée, fusiforme; elle est lisse, et les varices anguleuses sont au nombre de trois sur chaque tour ; dans le milieu de l'intervalle qui les sépare on remarque un tuberculé oblong et longitudimal; les varices d’un tour correspondent au milieu de l'intervalle du tour suivant. Cette disposition donne à la coquille un aspect particulier. Le dernier tour, très-convexe à sa partie supérieure, se termine brusquement en un canal étroit, à l’origine duquel les varices

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viennent se terminer. L'ouverture est ovale-oblongue; le bord gauche est épais, court, appliqué le long d'une columelle fortement arquée dans sa longueur. Le bord droit est très-épais, non denté à l'intérieur.

Cette coquille singulière, dont nous ne connaissons qu’un seul individu, est longue de quarante-cinq millimetres et large de vingt-cinq.

Mon cabinet.

14. Rocner Tricuspiné. Murex tricuspidatus. Nob. PI. LXXXI, fig. 22, 23.

M. testd ovato-subfusiformi, transversim striatd; varicibus angustis superné spind brevi, acutd, terminatis; anfractibus subplanulatis, tuberculo brevi inter varices instructis; ultimo anfractu basi canali brevi terminato; apertur& ovato-subrotundd; labro incrassato, intus sulcato, in margine denticulato.

Localité : Valmondois.

Cette coquille a incontestablement de l’analogie avec le Murex tricarinatus, mais elle nous semble en différer assez essentiellement pour consütuer une espèce particulière: elle estovale-oblongue, atténuée àses extrémités, subfusiforme; la spire est aussi longue que le dernier tour; elle est pointue, formée de sept à huit tours aplatis, et présente la forme d’une pyramide triangulaire, dont les angles sont aigus par la disposition des trois varices minces et tranchantes done tous les tours sont pourvus. Ces varices sont simples, non dentelées, et sur le dernier tour elles se terminent en une épine courte et fort aiguë. Dans le milieu de l’espace qui sépare les varices, on trouve un petit tubercule obtus et oblong. Le dernier tour est triangulaire comme la spire; il se termine en un canal court et oblique de droite à gauche; sur la surface extérieure du dernier tour on remarque des stries transverses, simples et rapprochées. L'ouverture est ovale-obronde; la columelle, fortement arquée, est accompagnée d’un bord gauche mince et étroit, lequel se continue en une lamelle horizontale mince, qui couvre presque entièrement le canal terminal. Le bord droit est épaissi par la dernière varice; il est sillonné en dedans et terminé en dehors par une rangée de petites dentelures.

Cette coquille, fort rare, à ce qu'il paraît, a vingt-huit millimètres de longueur et dix-huit de largeur.

Mon cabinet.

DES COQUILLES FOSSILES. Goz

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