TOME II
Gi2 DESCRIPTION
5. TRITON STRIATULE. Zriton striatulum. Lamk. PI. LXXX, fig. 15, 14, 15.
T. vestä elongato-angustä, subfusiformi, transversim tenuissimè striatd ; striis inæqualibus , alternis minoribus aliquandd subgranulosis ; spirä acuminatd, ultimo anfractu longiore; anfractibus convexiusculis, longitudinaliter costellatis; aperturd ovatd, superné profundè emarginatd.
Murez striatulus, Lawk., Ann. du Mus., tom. 2, pag. 225, n. 9, et tom.6, pl. 45, fig. 5, a, b.
Lamk., Anim. sans vert., tom. 7, pag. 574, n. 7.
Localités : Grignon, Mouchy, C. G.
Coquille ovale-oblongue, subfusiforme, ayant la spire un peu plus longue que le dernier tour; les tours sont peu convexes: ils sont ornés de petites côtes longitudinales plus saillantes à la base que vers le sommet; les varices sont à peine distinctes de ces côtes, et elles sont en très-petit nombre; le dernier tour se termine à la base par un canal étroit, peu alongé et relevé vers le dos; toute la surface extérieure est couverte d’un tres-grand nombre de stries transverses, tres-fines, inégales, et dont les plus fines alternent avec les autres; ces stries sont peu apparentes à l’œil nu. Dans les grands individus les plus grosses sont ornées de granulations extrémement fines et aplaties. L'ouverture est ovale-oblongue; son angle supérieur est formé par une gouttière intérieure très-profonde et produite par une dent saillante de chaque côté, dont l’une appartient à la columelle et l’autre au bord droit; la columelle est garnie dans toute sa longueur d’un bord gauche très-mince et fort étroit; le bord droit est épaissi en dehors par la dernière varice, et il est garni à l’intérieur d’une rangée de dents bifides et obsolètes.
Cette espèce est plus rare que la plupart de ses congénères. Les grands individus ont vingt-cinq millimètres de long et douze de large.
Mon cabinet.
6. TRITON MULTIGRANIFÈRE. Triton multigraniferum. Nob. PL EXXK "8/10. 20, 21:
T. testä ovatd, utrinquèé attenuatd, transversim sulcatä et tenue striatà ; sulcis eleganter granulosis; striis longitudinalibus, tenuissimis; spird ultimo
anfractu æquali; anfractibus convexiusculis; apertur& ovato-subrotund&, supernè subemarginatd; labro incrassato , intus profundée dentato.
Localités : Grignon, Beyne, C. G.
Coquille fort élégante et qui nous paraît parfaitement distincte de toutes ses congénères. Elle est ovale-oblongue, ventrue; on compte à sa spire huit ou neuf tours légèrement convexes; ils sont interrompus par un petit nombre de varices étroites et épaisses; toute leur surface est ornée d’un grand nombre de petits sillons transverses, granuleux, entre lesquels on voit un réseau tres-fin, produit par lente ot eme ni de stries transverses et longitudinales. A l’entrecroisement de ces stries on voit, dans la plupart des individus, une petite ponctuation peu profonde. Le dernier tour est subglobuleux; il se termine assez brusquement en une queue courte et étroite, légèrement contournée et relevée vers le dos. L’ouverture est ovale-obronde; le bord gauche, assez large, se détache dans une partie de sa longueur et il est faiblement ridé en travers. Le bord droit est épaissi en dehors par la derniere varice, et en dedans, par une rangée de huit grosses dentelures presque égales; l'angle supérieur de l'ouverture est formé par une gouttiere profonde, dont l'entrée est rétrécie par deux dents : lune appartient a la columelle, et l’autre au bord droit.
Cette coquille, fort élégante, est IEEE de vingt-huit millimètres et large
de quinze.
Mon cabinet.
7. TRITON NODUIAIRE. Triton nodularium. Lamk. PI. LXXX, fig. 39, 40.
T. testä ovat&, subglobulosd, subcancellatd, granulosd; spird ultimo anfractu æquali; anfractibus convexis; siriüis tenuissimis, decussatis; ultimo anfractu basi canali contorto terminato ; aperturd rotundatd, angulo superiore profundé emarginatd; labro incrassato, dentibus bifidis instructo.
Murex nodularius, Lamk., Ann. du Mus., tom. 2, pag 2oÈe mA:
Triton nodularium, idem, ie sansS‘vert., & 7, p. 577, n. 3
Localité : Grignon.
Coquille Ales. oblongue, subglobuleuse; la spire est pointue : on y compte huit à neuf tours, dont Le dernier est aussi grand que tous les autres réunis; ces tours sont convexes : 1ls sont garnis de trois ou quatre petites côtes transverses, étroites, avec lesquelles des côtes longitudinales très-fines, distantes, viennent se rencontrer à angle droit; à l'intersection s'élève un petit tubercule graniforme. Outre ce premier réseau, on voit, à l’aide d’une loupe, que tout le reste de la surface est orné d’un irésgrand nombre de stries trés-fines, longitudinales et transverses; les varices
sont peu nombreuses; l’avant- dernière est sur le côté gauche de l’ouverture , et la dernière forme le bourrelet extérieur du bord droit; à la base du dernier tour naît un canal court, oblique et recourbé en dessus. L’ouverture est obronde; l’angle supérieur est formé par une gouttière profonde, rétrécie, du côté de l'ouverture, par deux dents fort saillantes, dont l’une appartient à la columelle, et l’autre est la dernière du bord droit; le bord gauche est mince, assez large et faiblement ridé transversalement; le bord droit est épaissi à l’intérieur par une rangée de sept grosses dents sillonnées dans le milieu.
Il n’est pas rare de rencontrer des individus d’une taille médiocre ; mais ceux de la taille de celui que nous avons fait figurer sont beaucoup plus rares. Ces grands individus ont trente-six millimètres de longueur et dixneuf de large.
8. TRITON A DOUBLE CEINTURE. Zriton bicinctum. Nob. PL'LXXX he. 35, 34,13.
T. testd ovato-oblongd ; spird conicä, acuminatd, ultimo anfractu æquali ; anfractibus convexiusculis, transversim supernè infernèque sulcato-granulosis, in medio tuberculis crassiusculis biseriatim cinctis ; ultimo anfractu basi canali contorto terminalo ; aperturd ovato-subquadratä; labro crassissimo , intus dentato.
Localités : Grignon, Parnes, C. G.
Par sa forme, cette coquille nous avait semblé d’abord une variété du Triton nodularium, mais la constance dans ses caractères nous a amené à former avec elle une espèce particulière. Elle est ovale-oblongue, ventrue; sa spire est conique, égale au dernier tour. On y voit un petit nombre de varices étroites et saillantes. Les tours, au nombre de huit, sont peu convexes; ils sont striés en travers, et les stries de leur partie supérieure et inférieure sont ornées de granulations fines et aplaties. Sur le milieu des tours sélevent deux rangées parallèles de gros tubercules oblongs et obtus, ayant une tendance à se réunir par la base; le dernier tour est ventru, subglobuleux; toute sa surface au-dessous des deux rangées des tubercules est ornée de petits sillons transverses, granuleux; il se prolonge, à la base, en un canal étroit, court et un peu relevé vers le dos. L'ouverture est cyale, subquadrangulaire, la columelle étant subitement arquée à sa partie supérieure; elle est cylindracée, et le bord gauche qui
la suit est mince et très-étroit. L’angle supérieur est profond, creusé en gouttiere; le bord droit est très-épais; les dentelures qui le garnissent en dedans, sont grosses et pointues; elles sont au nombre de sept, et les premieres sont beaucoup plus grosses que les autres.
Cette coquille paraît assez rare; les grands individus ont vingt-quatre millimetres de long et treize de large.
Mon cabinet.
9. TriroN RÉrIQULEUX. Triton reticulosum. Lamk. PI. LXXX, fig. 30, 51, 32.
T.-testä ovato-subglobulosä, eleganter decussatd, costatim granulosd, transversim et longitudinaliter tenuë striatd; anfractibus convexiusculis , angustis ; aperturd ovato-rotundd ; labro incrassato, intus dentato, dentibus simplicibus.
Lamk., Ann. du Mus., tom. 2, pag. 226, n. 16.
Idem, Anim. sans vert., tom. 7, pag. 575, n. 11.
Localités: Grignon, Parnes, Mouchy, C. G.
Peut-être que cette coquille n’estqu'une forte variété du Tritonnodularium ; cependant nous ne trouvons point de variétés intermédiaires, ce qui nous porte à croire qu’elle forme une espèce particulière. Elle est ovale-subglobuleuse. Sa spire, conique, est plus courte que le dernier tour; elle est composée de sept tours à peine convexes, sur lesquels les varices sont peu nombreuses; le dernier tour est globuleux; il est terminé à la base en un canal court, oblique et à peine relevé. Toute la surface extérieure de la coquille présente un réseau élégant, formé par l’entrecroisement de côtes longitudinales peu épaisses et de sillons transverses rapprochés et peu profonds; au point d'intersection s'élève un tubercule arrondi, saillant, à peu près de la grosseur d’un grain de pavot. Dans les intervalles tres-étroits que laisse ce premier réseau, on en voit un second, beaucoup plus fin, formé par desstries transverses et longitudinales moins régulières et moins fines que dans l’espèce citée. L'ouverture est ovale-obronde; la columelle est cylindracée; elle est fortement arquée, etle bord gauche qui l'accompagne est couvert de rides transverses. L’angle supérieur de l’ouverture est creusé en une gouttière large et profonde, rétrécie à son entrée par un petit tubercule bifide de la columelle et une dent saillarte du bord droit. Cette dent est la plus grosse de ce côté, et elle est suivie de huit ou neuf autres fines et simples.
Cette coquille n’est point rare à Grignon. Les grands individus ont vingt millimètres de long et douze de large.
Mon cabinet.
10. TRITON À CÔTES PLATES. Triton planicostatum. Nob. PL. LXXX, fig. 25, 26, 27, 28, 29.
T. testd ovato-ventricosd, transversim sulcatd, sulcis planis , distantibus ; spirä conicd, ultimo anfractu breviore; anfractibus subplanis supernè marginalo-plicatis; aperturd ovatd; labro incrassato, intùs multidentato.
Localités : Parnes, Iouchy, C. G.
Coquille remarquable et des plus facile à distinguer parmi les espèces du même genre; elle est ovale-ventrue; sa spire, un peu plus courte que le dernier tour, est formée de six tours aplatis, sur lesquels sont irrégulièrement dispersées un petit nombre de varices; le dernier tour est subglobuleux ; il se termine à la base en un canal court et étroit, plus fortement relevé vers le dos que dans la plupart des espèces. Toute la surface de la coquille est ornée de petites côtes transverses, aplaties, semblables à de petits rubans appliqués sur une surface lisse; la petite côte, placée immédiatement au-dessous de la suture, est finement plissée. L'ouverture est ovale-oblongue; son angle supérieur est profond et étroit; la columelle est fortement arquée dans sa longueur, et l’on voit à sa base quelques petites rides transverses; le bord droit est épaissi en dehors par la derniére varice, et en dedans par une rangée de neuf dents égales, alongées et rapprochées.
Cette petite coquille est assez rare. Sa longueur est de quatorze millimètres et sa largeur de six. Nous connaissons une variété dans laquelle les petites côtes sont tres-faiblement granuleuses.
Mon cabinet.