‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 554 sur 678 · BucciN sEMicostTuré. Buccinum semicostatum. Nob · texte numérisé non relu

BucciN sEMicostTuré. Buccinum semicostatum. Nob

PI. LXXX VIII, fig. 5, 4.

B. testä ovato-ventricosä, depressd, lævigatä; superné ultimo anfractu semicostato, ad basim transversim obsoletè striato, profundè unisulcato; costis undulosis, plicæformibus ; aperturä ovatd; columellt arcuatä, superné callosd, basi contortä, planulatd; labro superné incrassato, simplici.

Localité : Soissons.

Cette espèce a beaucoup d’analogie avec le Puccinum fissuratum, et elle s'en distingue non-seulement par les côtes, mais beaucoup mieux par la forme

de la columelle. Cette coquille est ovale-ventrue, à spire courte, composée de cinq ou six tours étroits, en partie recouverts par les restes de la callosité columellaire. A sa partie supérieure, le dernier tour est nu, orné d’un petit nombre de côtes longitudinales, un peu onduleuses, en forme de plis, et qui s'arrêtent assez brusquement vers le milieu de la longueur, un peu au-dessus du sillon transverse; ce sillon est moins profond que dans la plupart des espèces précédentes, et au-dessous de lui on remarque quelques stries transverses, peu profondes. L'ouverture est ovale; elle est proporüonnellement plus large que dans les autres espèces; la columelle, arquée dans sa longueur, se termine en pointe à son extrémité, et cette extrémité est sensiblement contournée; le bord gauche est largement étalé, fort épais à sa partie supérieure; le bord droit est épaissi supérieurement, et il est creusé, entre son extrémité et la callosité columellaire, en une petite goutüière oblique. Ce bord est mince et tranchant dans le reste de son étendue; la base de la columelle est aplatie, comme dans les Pourpres.

Cette coquille est non moins rare que les précédentes: elle est longue de quarante-deux millimètres et large de trente et un.

GENRE Lil.

VIS, Terebra.

Caractères génériques. Coquille alongée, turriculée, tres-pointue au sommet; ouverture longitudinale, plusieurs fois plus courte que la spire, échancrée à sa base postérieure; base de la columelle torse ou oblique.

Testa elongata, turrita, apice peracuta; apertura longitudinalis , spird duplo velultra brevior, basi posticè emarginata; columella basis contorta vel obliqua.

Plusieurs auteurs avant Linné ont fait connaître un assez grand nombre d'espèces appartenant à ce genre; mais aucun ne les avait naturellement rapprochées, et Lister, qui dans plusieurs occasions avait devancé son siècle, en proposant des genres que l’on reproduisit depuis, confondit les coquilles dont il s'agit avec des Pyramidelles et autres genres, sous le nom de Buccinum dentatum. Moins heureux que Lister, Gualtieri augmenta la confusion en rapprochant toutes les coquilles alongées et turriculées. Seba, Martini, conserverent cette confusion dans leurs ouvrages, et ce fut Linné, le premier, qui, entrainant les Vis à la suite de son genre Buccinum, forma avec elles une section particulière. Ordinairement si exact, Adanson lui-

même rassembla dans son genre Vis cinq espèces, parmi lesquelles trois au moins appartiennent aux Buccins et aux Fuseaux. De ces espèces, une seule, qu'il nomme Miran, est figurée avec son animal, et cette coquille est l’une de celles qui doit passer au genre Buccin. Que l’on compare en effet cet animal avec celui du Barnet du même auteur, et l’on restera convaincu de leur parfaite ressemblance. Bruguière, le premier, dans les tableaux placés au commencement du premier volume des Vers de l'Encyclopédie, adoptant le genre Terebra d'Adanson, en donna des caractères naturels et en élimina les espèces Buccinoïdes d'Adanson, dont nous venons de parler. Bruguièré plaça ce genre entre les Cérites et les Troques; ce qui le met évidemment dans des rapports peu naturels : Lamarck les améliora, ces rapports. Dans son premier essai de classification, il met les Vis dans le voisinage des Buccins; ce qui, à considérer seulement les coquilles, était bien préférable à l’arrangement de Bruguiere. Ces nouveaux rapports furent généralement adoptés : Cuvier, cependant, dans la premiere et la seconde édition du Règne animal, sans éloigner les Vis des Buccins, voulut les rapprocher aussi des Cérites; ce qu'il fit en terminant la famille des Buccinoïdes par les Vis et en commençant la suivante par les Cérites. L’arrangement que propose M. de Férussac est fort différent : on trouve en effet, dans ses Tableaux systématiques, dans la famille des Volutes, le genre qui nous occupe immédiatement à côté des Mitres. Nous ne devinons pas sur quoi M. de Férussac s’est fondé pour établir le rapprochement que nous venons de mentionner; aussi nous ne voyons aucun auteur qui l’aitadopté.

Quoique Adanson ait fait connaître un animal de son genre Vis, on peut dire cependant que, sous ce rapport, le genre tel que Bruguière et Lamarck le comprennent, n'était point connu; car, comme nous l’avons vu, le Miran d’Adanson n'est point une Vis, mais un véritable Buccin. On peut donc assurer que c’est à MM. Quoy et Gaimard que l’on doit pour la première fois la connaissance d’un animal du genre Vis de Lamarck. M. de Blainville, qui donna sur cet animal des détails anatomiques précieux, au lieu de le rapporter au genre auquel il appartient véritablement, fit pour lui un genre qu’il nomme Alène, subula, dans son Traité de malacologie. M. de Blainville a été conduit à ce résultat, parce qu'il prit comme type du genre Terebra le Miran d'Adanson, et entraïna ainsi dans son nouveau genre les espèces du genre Terebra de Lamarck, moins une ou deux. Il nous semble évident que M. de Blainville s’est singulièrement mépris sur la valeur du genre Terebra de Lamarck; car, sil se fût contenté d’en éliminer le petit nombre d’espèces qui ne lui appartiennent

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