‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 567 sur 678 · MITRE LABRATULE. Mitra labratula, Lamk · texte numérisé non relu

MITRE LABRATULE. Mitra labratula, Lamk

PI. LXXX VIII, fig. 9, 10, 18, 19.

M. test4 ovato-acutd, læviuscul&, supernè costulis strisque transversis decussatä; labro crasso, marginato.

Lamk., Anim. sans vert., tom. 7, pag. 325, n. 5.

Mitra labratula, idem, Ann. du Mus., n. 5.

Encycl., pl. 392, fig. 3, a, b.

Desh., Encycl. méth., Vers, t. 2, p. 465, n. 52.

Localités : Grignon, Courtagnon, Parnes, Mouchy, C. G.

Espèce remarquable par la forme singulière de l'ouverture, qui lui donne quelque ressemblance avec de petits Strombes : elle est ovale, ventrue, à spire conique et pointue, un peu plus courte que le dernier tour, formée de dix tours à peine convexes, un peu sinueux à leur partie supérieure, tantôt lisses, tantôt chargés tout à la fois de petites côtes longitudinales et de fines stries transverses; ces stries PLACE ordinairement sur le dos du dernier tour, pour ne se présenter qu'à sa base, où elles sont obsolètes. Cette base du dernier tour se relève à l'endroit de l'échancrure, vers le dos de la coquille, beaucoup plus que dans la plupart des espèces. L’ouverture est alongée, assez étroite; le bord droit est épais, renflé, renversé en dehors, souvent sinueux à sa partie supérieure, et quelquefois renflé à sa partie interne en une dent épaisse et obtuse; le bord gauche est visible dans toute son étendue; il est calleux à sa partie supérieure, mince et appliqué dans tout le reste sur la columelle, qui est arquée fortement; à sa partie supérieure on voit quatre plis transverses, dont les trois supérieurs sont égaux, et l’inférieur beaucoup plus peu.

La Mitre labratule est assez variable, relativement à la taille et à la forme de l’ouverture. Cette dernière est quelquefois d’une couleur cornée; d'autres fois elle est blanche, luisante, à lèvre très-épaisse, fortement renversée en dehors et présentant une dent obtuse très-large à sa partie interne. On voit quelquefois des individus de cette espèce qui ont conservé quelques traces de leur primitive coloration; ces traces consistent en flammules d’un rouge ferrugineux; elles sont longitudinales, distantes à la partie supérieure des tours. Il existe à Courtagnon et près de Valogues une variété constante qui a des stries transverses dans toute son étendue.

Mon cabinet.

13. MITRE À GROSSE LÈvRe. Mitra lebrosa. Nob. PI. LXXX VIII, fig. 20, 21.

MW. testä ovato-angustd, elongatd, utrinquè attenuatä; spird acuminatd ; anfractibus convexiusculis, supernè obscurè transversim striatis; aperturd angustissimd; columell& quadriplicatd; plicis majoribus; labro extüs incrassato , gibboso, dilatato.

Localité : Mouchy.

Coquille singulière et qui differe essentiellement de la Mitre labratule, avec laquelle elle a cependant quelques rapports : elle est ovale-oblongue, étroite, à spire pointue, plus longue que le dernier tour; on y compte sept à huit tours à peine convexes, à la partie supérieure desquels il y a quelques stries transverses peu constantes et obsolètes : le dernier tour est atténué à son extrémité et terminé par une petite échancrure un peu relevée vers le dos. L'ouverture est très-étroite; la columelle est épaisse et garnie de quatre gros plis presque égaux et peu obliques. Ce qui rend surtout cette espèce remarquable, c’est la forme de son bord droit; il est garni en dehors d'un gros bourrelet tres-épais, dilaté, semblable à celui de la plupart des Tritons; ce bord est simple en dedans et légèrement infléchi à sa partie supérieure.

Cette coquille, assez rare, est longue de vingt-six millimetres et large de douze, en y comprenant l'épaisseur du bourrelet marginal.

Mon cabinet.

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