‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 577 sur 678 · VOLUTE LINÉOLÉE. /’oluta lineolata. Nob · texte numérisé non relu

VOLUTE LINÉOLÉE. /’oluta lineolata. Nob

PI 'ACIT; fie. 11,22,

W”. restä ovato-clavatä, pyruliformi; spird brevi, acutd; anfractibus convexis, primis longitudinaliter costellatis, alteris lævigatis; ullimo superné ventricoso, ad LÉ attenuato, subcaudato , lineolis rubescentibus, transsersis, numerosis, regularibus, ornato; aperturd osares columell& rect4 in medio triplicat&; labro tenuissimo , simplicr.

Localités : Parnes, Mouchy, C. G.

Il y a beaucoup de ressemblance entre cette Volute et la bulbiforme; cependant ces deux espèces se reconnaissent très-bien, et elles se distingueraient non moins facilement, quand même celle-ci n'aurait conservé, comme l’autre, aucune trace de coloration.

Par sa forme, cette coquille se rapproche des Pyrules de la section des Ficoïdes : elle est ovale-oblongue, à spire pointue et proportionnellement plus étroite que dans les autres espèces de la même forme; elle est composée de six à sept tours convexes, étroits; les premiers sont ornés de petites côtes longitudinales très-serrées, traversées à leur partie supérieure par quelques stries; ces côtes disparaissent rapidement sur les derniers tours, et elles sont remplacées par une double série de tubercules tres-petits, placés à la partie

moyenne et supérieure des tours; le dernier tour est très-grand, ventru supérieurement et prolongé à la base en un canal large et court, que termine une échancrure large et peu profonde; toute la surface de ce tour est lisse, et elle est ornée “re grand nombre de linéoles transverses d’un rouge ocracé, étroites, régulières et également distantes. L'ouverture est ovale-oblongue; la columelle est droite, pointue à son extrémité; elle ne semble avoir de bord gauche qu’à sa partie supérieure, où elle est revêtue d'une callosité large et peu épaisse; vers le milieu de sa longueur on remarque trois plis tres-obliques, minces et distans; le bord droit est mince, simple et tranchant.

Cette coquille est assez rare; les grands individus ont cinquante-cinq millimetres de long et Hanoi de large.

Mon cabinet.

8. VOLUTE STROMBIFORME. }’oluta strombiformis. Nob. PI. XCIT, fig. 13, 14.

V”. tesid ovato-turbinatä, magnd, lævigatd; spird brevi, conicd; anfractibus subplanis, angustis, ultimo supernè tuberculis crassis longiusculis coronato ; aperturd oblongd, subquadrilaterd; columelld in medio triplicatd, basi callosä; labro tenui, supernè profundè emarginato.

Localités : Valmondois, Mary, G. M.S.

Grande et belle espece, que l'on peut comparer, pour sa forme extérieure, au ’oluta brasiliana, en supposant cette dernière moins ventrue; elle estalongée, turbinoïde, et a aussi quelque ressemblance avec certains Strombes. Sa spire est irès-courte et conique, obtuse au sommet; on y compte cinq tours étroits et aplatis, lisses, dont le dernier, subanguleux à sa circonférence, est couronné supérieurement par sept ou huit gros iubercules coniques, subtriangulaires, obtus au sommet, plus ou moins alongés, selon les individus; toute la partie inférieure de ce dernier tour est lisse : il s’atténue à la base et se termine en une large échancrure peu profonde. L'ouverture est très-ample, alongée, subquadrangulaire; la columelle, presque droite, est pourvue dans le milieu de trois gros plis inégaux et obliques; le bord gauche s'étale sur toute la surface inférieure du dernier tour, et dans les vieux individus il s'épaissit en une large callosité, à bords saillans, comparable à celle du Foluta rarispina, que l’on trouve aux environs de Bordeaux; le bord droit est simple, peu épais; à sa partie supérieure il forme un angle correspondant à la rangée de tubercules, et

il se détache de l’avant-dernier tour par une échancrure assez large et profonde, comparable à celle du Foluta proboscidalis, par exemple, et de quelques autres espèces analogues.

Dans les localités où se trouve cette Volute, toutes dés coquilles sont roulées et fatiguées; celle-ci l’est également, et nous n'avons encore vu aucun individu dans cet état de fraicheur qui rend si remarquables les coquilles fossiles du bassin de Paris. Les grands individus de cette belle et rare espèce ont quatre-vingt-quinze millimètres de long et cinquante-sept de large.

Mon cabinet.

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