PORCELAINE ÉLÉGANTE. Cypræa elegans. Def
PI. XCVII, fig. 3, 4, 5, G.
C. testé ovato-oblongä, anticé attenuatd, posticè obtusd; sulcis transversis striisque longitudinalibus, regularibus, eleganter decussatä; aperturd elongatd, angustd; anticè subcanaliculatd.
Defr., Dict. des sc. nat., art. Porcelaine.
Sow., Gen. of Shells, fig. 7.
Var.a.Nob.) Testé majore; striis transversis longitudinalibusque exilioribus.
Cypræa Gervilii, Sow., Gen. of Shells, fig. 8.
Localités : Grignon, Mouchy, Parnes, Acy et Hauteville près Valognes.
Cette coquille est l’une des plus remarquables que l’on connaisse à l’état fossile : elle est ovale-oblongue, peu enflée, plus obtuse du côté postérieur que de l’antérieur; toute sa surface est couverte par un réseau des plus élégant, formé par lentrecroisement de sillons transverses, étroits et trèsréguliers, et de stries longitudinales, un peu plus fines et un peu moins saillantes que les sillons. Dans la plupart des individus, surtout dans les plus gros, un sillon un peu plus fin vient se placer entre les plus gros. L’ouverture est alongée, étroite; ses bords sont presque paralléles, et l’on y voit aboutir les sillons extérieurs, qui, apres s'être infléchis sur les bords, viennent rentrer en dedans; l'ouverture se termine postérieurement par une dépression comparable à celle du Cypræa inflata; antérieurement elle se prolonge en une sorte de petit canal dilaté et peu alongé.
Cette espèce, assez rare, est longue de vingt-deux millimètres et large de quatorze.
Mon cabinet.
7. PORCELAINE SILLONNÉE. Cypræa sulcosa. Lamk. PI. XCVII, fig. 1, 2
C. testä ovato-oblongé, subcylindrace&, eleganter transversim sulcatä; sulcis simplicibus, inæqualibus, unico minore inter alios posito; apertur4 angustä, posticè arcuatd; labro angusto, extüs submarginato.
Cypræa sulcosa, Lamk., Ann. du Mus., Loc. cit., n. 3.
Cypræa dactylosa, idem, Anim. sans vert., tom. 7, pag. 407, n. 13.
Localités : Parnes, Mouchy.
Voici une des plus belles espèces de Porcelaines connues: elle est ovaleoblongue, subcylindracée, proportionnellement moins enflée que la plupart des espèces; obtuse postérieurement, plus atténuée à sa partie antérieure ; sa surface est ornée d’un grand nombre de sillons étroits, remarquables par leur régularité ; ils sont lisses, ainsi que les intervalles qui les séparent: ils ne sont pas tous égaux. Dans les grands individus on en voit un plus petit se placer entre les plus gros; la coquille n’est point aplatie en dessous; sa spire est entièrement enveloppée et non cachée par une callosité. L'ouverture est latérale, comme dans les Marginelles à spire involvée; elle est étroite, arquée dans sa longueur et principalement vers son extré-
mité postérieure : de ce côté l’échancrure qui la termine est tres-courte et peu profonde. L’extrémité antérieure se prolonge un peu en canal, et l'échancrure de ce côté est un peu plus profonde que la postérieure. C'est a M. Grave que nous devons la connaissance de cette belle et curieuse espèce. Il nous en communiqua, il y a plus de dix ans, un grand individu; depuis nous en avons vu un autre, plus grand encore, dans la collection de M. Brongniart.
L'individu de notre collection a trente-quatre millimetres de long et vingt de large.
Mon cabinet,
8. PORCELAINE DE Lamarcx. Cypræa Lamarcku. Nob. PL XCVII, fig. 9, 10.
C. testä minimd, ovatd, subtüs depressd, utrinquè æqualiter attenuatd, transversum sulcatd; sulcis simplicibus, angulosis ; sulco longitudinali, submediano, dorsali, interruptis; aperturd angustä, arcuatd, extremitatibus vix emarginatld.
Cypræa pediculus, Lamk., Ann. du Mus., t. 2, p. 20, n.1,et t. 6, pl. 44, fig. 2 (mala).
Localités : Grignon, Valmondois, Tancrou.
Lamarck a confondu cette espèce rare et curieuse avec le Cypræa pediculus , que l’on trouve communément vivant dans l'océan Européen; il ne faut pas une comparaison bien longue et bien attentive pour reconnaître les différences spécifiques qui existent entre ces deux coquilles : celle-ci est petite, ovale-oblongue, enflée dans le milieu et presque également rétrécie à ses extrémités; sa surface est ornée de gros sillons transverses, au nombre de onze ou douze, parmi lesquels quelques-uns sont bifides; ses sillons sont gros, anguleux au sommet et interrompus vers le milieu du dos par un sillon longitudinal, comparable à celui du Cypræa pediculus. En dessous la coquille est déprimée; on voit de ce côté des sillons se rapprocher sensiblement, pour entrer dans l'ouverture, en se contournant sur les bords; cette ouverture est étroite, réguliérement arquée, et ses bords sont parallèles; ses extrémités sont terminées par une échancrure tres-courte et à peine creusée.
Nous n'avons encore vu qu'un petit nombre d'individus de cette espèce; les plus grands ont treize millimetres de long et dix de large.
Mon cabinet.