‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 610 sur 678 · GENRE LXV · texte numérisé non relu

GENRE LXV

TARRIÈRE, Terebellum.

Caractères génériques. Coquille enroulée, subcylindrique, pointue au sommet; ouverture longitudinale, étroite supérieurement, échancrée à sa base; columelle lisse, tronquée inférieurement.

Testa convoluta, subcylindracea, apice acuta; apertura longitudinalis , supernè angustata, basi emarginata; columella lævis, infernè truncata.

Linné confondait le petit nombre de coquilles appartenant à ce genre parmi les Bulles. Bruguière les sépara et en fit un petit genre, qu'il proposa dans les Planches de l'Encyclopédie. Lamarck, le premier, adopta le genre de Bruguière, et, dès sa première classification, le plaça d’une manière tres-naturelle dans le voisinage des Olives et des Ancillaires. Depuis, le savant professeur a conservé sur ce petit groupe la même opinion et la constamment maintenu dans les rapports que nous venons d'indiquer. Cette opinion fut bientôt adoptée par les autres zoologistes, et conservée dans les méthodes les plus nouvelles, parce qu’en effet rien ne pourrait justifier les changemens que l’on voudrait faire dans les rapports de ce genre. Quelques personnes, cependant, ont pensé que les

Tarrières avaient quelque analogie avec les Strombes : certaines espèces ont en effet quelques rapports avec les Tarrières, telles que le Strombus tridentatus, surtout quand il est jeune. Ce doute DE sur la place que doit occuper dans la méthode le genre qui nous occupe, ne pourra être éclairci qu'au moment où l'animal des Tarrières sera connu; car jusqu’à présent il a échappé aux recherches des zoologistes, et c’est d’après les coquilles seules que l’on a pu établir les rapports du genre.

Les Tarrieressont des coquilles marines alongées, lisses, brillantes, comme les Olives et les Porcelaines : elles sont étroites, à spire plus ou moins saillante, quelquefois enveloppée. La columelle est pointue et se prolonge au-delà de l'extrémité du bord droit; celui-ci est toujours mince, simple, lisse, et à son extrémité antérieure, avant de joindre la columelle, il offre une échancrure large et peu profonde, réellement comparable à celle de certains Strombes. On ne connaît encore qu'un petit nombre d'espèces, une vivante et deux fossiles, et ces deux dernieres appartiennent au bassin de Paris. L’une d'elles, dont la spire est entièrement enveloppée, est devenue pour Montfort le type d’un genre qu'il nomme Séraphe, genre qui a été justement rejeté comme inutile par le plus grand nombre des naturalistes. M. Sowerby, cependant, l’a adopté dans son Mineral conchology.

1. TARRIÈRE EN OUBLIE. Zerebellum convolutum. Lamk. PL'XON Vhe052, 53:

T. testä subcylindricä, elongatd, angustd, apice obtusiusculé, lævigatä ; spird nulld, obtect&; aperturd angustd, supernè angustissimd; labro acuto, anticé obliquè truncato.

Bulla sapita, Brand., Foss. hant., pl. 1, fig. 29, a.

Bulla voluta, idem, pl. 6, fig. 75.

Terebellum, Encycl., pl. 260, fig. 2, a, b.

Terebellum convalutum, Lamk., Ann. du Mus., t. 16, p. 301, n. 2; t.6, pl. 44; fig. ES

Idem, Anim. sans vert., tom. 7, pag. 411, n. 2.

Seraphe convolutus, Montf., Conch. syst., t. 2, p. 394.

Idem, Sow., Min. conch., pl. 286.

Blainv., Malac., pl. 27, fig. 2.

Terebellum convolutum, Sow., Gen. of Shells, fig. 4.

Nob., Encycl. méth., Vers, t. 5, p. 1005, n. 2.

Localités : Grignon, Parnes, Mouchy, en Angleterre à Barton, Valognes.

Coquille très-mince et trés-fragile, que l’on rencontre très-rarement dans un bel état de conservation telle est alongée, cylindracée; toutelisse, obtuse au sommet; sa spire est entierement cachée, non à la maniere de celle des Porcelaines; car, lorsque l’on brise la coquille avec précaution, on voit la spire développée de la même manière que dans les autres espèces; seulement dans celle-ci elle est cachée par le développement supérieur du bord droit, que l’on voit remonter jusqu’au sommet. L'ouverture est alongée, étroite, un peu dilatée à son extrémité antérieure; elle est extrêmement rétrécie en fente capillaire, à son extrémité opposée; la columelle est arquée et convexe dans toute sa longueur: elle est revêtue d’un bord gauche très-mince et trés-étroit; elle se termine à la base en une pointe aigué, vers laquelle se dirige obliquement l’extrémité du bord droit; de ce côté le bord est développé de manière à laisser apercevoir l’intérieur de la coquille, lorsqu'on la regarde par la base.

Cette espèce n’est point rare; mais son extrême fragilité met obstacle à la trouver entière. Les grands individus ont soixante-sept millimètres de long et vingt de large.

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