‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 612 sur 678 · GENRE LXVI · texte numérisé non relu

GENRE LXVI

OLIVE, Oliva.

Caractères génériques. Coquille subcylindrique, enroulée, lisse, à spire courte, dont les sutures sont canaliculées; ouverture longitudinale, échancrée à sa base; columelle striée obliquement.

Testa subcylindrica, convoluta, lævis; spira brevi, suturis canaliculatis ; apertura longitudinalis , basi emarginata ; columella oblique striata.

Ce beau et grand genre des Olives a été connu de la plupart des auteurs anciens. Nous en trouvons quelques figures dans Bonanni, Rumphius et d’autres auteurs de la même époque. Lister en représenta un certain nombre, dont il confondit une partie soit avec les Cônes, soit avec les Volutes. Gualtieri est le premier auteur qui ait rassemblé toutes les Olives en un seul genre naturel, dans lequel nous ne trouvons qu'une seule espèce qui lui soit étrangère, la Tarrière subulée. Il est fâcheux que Linné n'ait pas adopté ce genre de l’auteur italien ; il aurait évité, pour la suite, une assez grande confusion dans la nomenclature : car, embarrassé pour la distinction d’espèces voisines par leurs caractres, il les réunit presque toutes sous la dénomination commune de Foluta olwa. Lorsque Bruguière commença à démembrer le genre Volute de Linné, il rétablit le genre de Gualtieri dans toute son intégrité, en lui imposant le nom qu'il porte encore aujourd'hui : depuis la séparation de ce genre, il a été généralement adopté, et tous les auteurs ont senti la justesse des rapports indiqués par Bruguière, avec les Porcelaines et les Tarrières. Le peu de variation des méthodes prouve la justesse des rapports des Olives avec les genres voisins. On désirait qu’ils fussent appuyés par la connaissance des animaux, et MM. Quoy et Gaimard ont donné à cet égard des renseignemens précieux. Il suffit de mettre l'une à côté de l'autre les figures des animaux des Porcelaines et des Olives, pour rester convaincu de leur grande analogie.

Les Olives sont des coquilles marines, remarquables par le brillant de leur surface et la richesse de leurs couleurs; elles sont à cause de cela fort recherchées pour l’ornement des collections. On en compte actuellement un grand nombre d'espèces, appartenant presque exclusivement aux mers les plus chaudes. Elles sont alongées, cylindracées, et se distinguent particulièrement des Ancillaires par un petit canal placé sur la suture des tours; il est formé par une petite expansion du manteau, que l’on ne retrouve pas dans les autres genres de la famille des Enroulées. Si, pour le plus grand nombre, les espèces d'Olives se distinguent nettement des Ancillaires, quelques-unes semblent cependant établir le passage de

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