‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 626 sur 678 · CÔNE CRÉNELÉ. Conus crenulatus. Nob · texte numérisé non relu

CÔNE CRÉNELÉ. Conus crenulatus. Nob

PI. XOVIIL, fig. 7, 8.

C. testd turbinatä, transversim sulcatd; sulcis crassis, regularibus ; spiré conicd; anfractibus angustis, supernè planulatis, striatis, margine nodosocrenatis.

Localité : Valmondois.

Cette coquille est l’une des plus belles espèces fossiles connues; elle a de l’analogie avec celle provenant des mers de l'Inde, et qui est connue sous le nom de Conus sulcatus. Elle est alongée, turbinoïde; sa spire, régulièrement conique, est plus ou moins saillante, selon les individus. Le plus ordinairement elle forme à

peu près le tiers de la longueur totale; elle est composée de dix à onze tours étroits, obliques et striés à leur partie supérieure; leur bord est régulierement crénelé. Toute la surface extérieure du dernier tour est occupée par des sillons transverses assez réguliers, distans, plus gros et plus écartés à la base qu'au sommet. L'ouverture alongée, étroite, est un peu plus élargie à la base qu'à son sommet. La columelle est terminée par un filet saillant, lisse et tordu sur lui-même; le bord droit est mince et tranchant, faiblement arqué dans sa longueur. Cette espece est rare, et comme elle provient d’un terrain dans lequel presque toutes les coquilles sont roulées, on ne connaît encore qu'un petit nombre d'individus frais et entiers.

Les grands individus ont cinquante-irois millimètres de long et ving-sept de large.

Mon cabinet.

Page 1