CYTHÉRÉE LUISANTE. Cytherea ritidula. Lamk
PI. XXI, fig. 3,4, 5, 6.
C. testé ovato-rotundaté, tumidt, lævigaté, nitid& , obsoletè transversim striat& ; strüs exiguioribus ; lunul& cordat& ; cardine tridentato ; dente laterali magno , Conoïdeo.
Lamk., Ann. du Mus., tom. 7, pag. 133, n. 3, et t. 12, pl. 40, fig. 1,2.
Def., Dict. des Sc. nat., tom. 12, pag. 421.
Var. a.) Nob. Testä transversiore, obliquiore.
Var. 0.) Testé depressiore, lunul& profundiore.
Localités : Grignon, Courtagnon, Parnes, Mouchy , Chaumont, C. G. La Chapelle près Senlis, Assy-en-Mulitien , G. M. S. Valmondois, Pierrefond , Bracheux.
Coquille extrêmement commune dans le bassin de Paris, et notamment dans les lieux où le calcaire grossier est désagrégé; elle est assez variable dans ses formes pour que l’on soit porté à en faire plusieurs espèces lorsque l'on n’en voit pas une série complète, car tantôt elle est presque orbiculaire, tantôt plus transverse et plus oblique, d’autres fois se rapprochant de la forme triangulaire, elle est aussi plus aplatie, mais toutes ces variétés se réunissent par plusieurs caractères invariables dans l'espèce ; ce sont les suivans : lunule cordiforme, peu profonde , indiquée par une strie ; surface lisse et brillante , légèrement striée ; stries superficielles, peu régulières , plus apparentes vers la lunule et le corselet que sur le milieu de la surface ; crochet oblique , assez saillant ; charnière supportée par une lame cardinale assez étroite, sinueuse ; elle présente constamment trois dents cardinales sur la valve droite; la dent antérieure et la dent médiane sont rapprochées, sublamelleuses, presque parallèles ; la dent postérieure est fort oblique , épaisse et bipartite : sur la valve gauche, les dents sont généralement plus divergentes ; l’antérieure est comprimée, lamelleuse , la médiane est fort large et fort épaisse, et la postérieure, beaucoup plus étroite , est plus allongée et non divisée ; la nymphe est grande, en partie cachée sous le bord du crochet.
M. Defrance possède dans sa riche et savante collection une coquille vivante toute blanche que l’on peut regarder comme l’analogue de la Cytherea nitidula ; elle a la méme forme , la même charnière , les mêmes stries ; elle est en un mot semblable en tous points, seulement la lunule n’est pas indiquée. Cette seule différence , qui repose sur un caracière de fort peu d'importance, est-elle sufhsante pour qu'on doive rejeter l’analogie ? Nous ne le pensons pas, quoique nous n’ayons pas observé que cette partie pût manquer ou. exister dans les individus de même espèce.
Nous avons dans notre collection une coquille vivante dont nous ignorons la patrie, et qui a plus d’analogie encore que celle de M. Defrance avec l'espèce fossile. La forme, la lunule, la charnière , la disposition des stries, l'impression du manteau, la forme de son échancrure, la disposition et l’obliquité des crochets, tout est entièrement semblable, seulement elle est un peu plus ventrue et son test est plus épais, ce qui offre une variété qui dépend bien probablement de l’Aabitat. Longueur, quarante millimètres; largeur, quarante-huit.