‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 223 sur 426 · BUCARDE PORULEUSE. Cardium porulosum. Lamk · texte numérisé non relu

BUCARDE PORULEUSE. Cardium porulosum. Lamk

PI. XXX, fig. 1, 2, 3, 4.

C. testd rotundatd, cordiformi, æquilater4, costaté ; costis planulatis , lamelld rectd; basi porulos&, in medio bipartitis; margine profundè denticulato.

Lamk., Ann. du Mus., Loc. cit., n. 1, et tom. 9, pl. 19, fig. o, a, b. Tbid., Anim. sans vert., tom. 6, pag. 18, n. 4.

Brander, Foss. hant., tab. 8, fig. 00.

Sowerby, Mineral Conch., pl. 340, fig. 2.

Seba, Thes., tom. 3, pl. 106, fig. 47 à 5o.

Var. b.) Nob. Testé obliquiore ; lamellis basi integris, margine dentatis.

Var.c.) Nob. Testd minore; lamellis basi integris, regulariter squamosonodosis.

Localités : Grignon, Courtagnon, Parnes, Mouchy, Houdan, et généralement dans tous les calcaires grossiers; Beauchamp, Damerie, G. M. I. Senlis, Valmondois, Acy, G. M.S. La variété b.) se trouve à Grignon, à Noailles, Abbecourt et Bracheux; la variété c.) est de Guise - Pine et du Soissonnais.

Cette coquille est si universellement répandue dans le bassin de Paris,

qu'on peut la regarder comme une des mieux caractérisantes de ce vaste

terrain tertiaire. On la trouve en effet dans toutes les formations marines, depuis la plus inférieure jusqu’à la dernière. On remarque aussi, pendant la longue période de son existence, qu’elle a subi des influences assez constantes pour en être altérée d’une manière invariable. C’est ainsi que, selon les localités ou plutôt selon l’âge des couches où on l’observe, on pourra déterminer à l'avance quelle variété on y trouvera. A cet égard, voici ce que nous avons observé : dans les terrains marins les plus anciens cette coquille n’acquiert qu'un petit volume; les lames sont peu élevées, jamais poruleuses à la base, mais granuleuses et même écailleuses à leur bord

libre. En passant dans le calcaire grossier proprement dit, mais dans les couches les plus inférieures, cette coquille prend son plus grand développement ; mais ses lames restent courtes : elles sont quelquefois découpées dans toute leur hauteur, et les pores de. la base sont trés-petits dans tous les cas. Les lames sont fortement striées latéralement, et irrégulierement dentelées sur le bord libre. Parvenue dans le centre du calcaire grossier, cette coquille conserve une taille assez grande; mais ses lames, élevées, régulières, élégantes, percées à la base d’un grand nombre de pores ou plutôt d’arceaux réguliers, ressemblent à de longs aqueducs en miniature. Cependant elle est encore susceptible de yarier, et l’on retrouve à Grignon des individus qui, quoique plus grands, rappellent ceux des couches les plus inférieures, comme pour constater par leur présence que les uns et les autres appartiennent à la même espèce. Une fois parvenue hors du calcaire grossier, dans les grès marins, soit supérieurs soit inférieurs, elle ne varie plus; elle reste avec ses grandes lames telle que nous l'avons vue dans les parties supérieures du calcaire grossier.

La bucarde poruleuse est arrondie, globuleuse, cordiforme, assez mince et fragile; elle est presque équilatérale, rarement oblique. Ses crochets, assez grands, sont saillans, recourbés, opposés ; il en part en rayonnant trente à trente-huit côtes aplaties, séparées entre elles par un sillon plus ou moins profond. Chaque côte est partagée dans le milieu par l'insertion d'une lame saillante, tantôt poruleuse à la base, tantôt entière et granuleuse ou écailleuse à son bord libre. Ces lames descendent du sommet jusque sur le bord de la coquille. Ce bord est profondément découpé en autant de dentelures qu'il y a de côtes. La charnière est droite, étroite; elle présente sur chaque valve une dent cardinale conique en crochet, et à côté une cavité de la même forme. Les dents latérales sont aplaties, lamelleuses, et surtout l’extérieure, qui est la plus saillante.

Les variétés se distinguent, la première par sa taille toujours plus petite, par une forme plus oblique et par ses lames nombreuses, non poruleuses et denielées au bord libre ; la seconde, par sa taille également petite, et surtout par ses lames nombreuses, courtes, et régulierement noduleuses ou écailleuses, et jamais percées de pores. Les plus grands individus ont cinquante-deux millimetres de long, ceux de Grignon et des grès marins ont quarante millimètres, la variété du Soissonnais trente-cinq , et celle de Brancheux est encore plus petite.

Mon cabinet.

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