TOME
172 DESCRIPTION Lamk., Ann. du Mus., Loc. cit., n. 5, et tom. 9, pl. 29, fig. 1, a, b.
Var. b.) Nob. Testä depressiore, costis numerosioribus, squamulis minoribus.
Localités : Grignon, Parnes, Courtagnon , Mouchy, C. G. Baron, Ver, Ermenonville, Beauchamp, G. M. I. Senlis, Valmondois, G. M.S.
Coquille tres-commune dans le bassin de Paris; elle commence à se montrer dans le calcaire grossier, et elle se retrouve dans toutes les couches marines qui lui sont superposées : en passant ainsi d’un terrain dans un autre, elle éprouve quelques modifications, mais qui sont peu considérables.
La Bucarde oblique est arrondie, inéquilatérale, cordiforme, peu enflée; ses crochets sont petits, opposés, peu saillans au-dessus du bord cardinal. Le côté postérieur est indiqué par un angle obtus; il est un peu déprimé et semble comme pincé. Cet angle, en aboutissant au bord postérieur à sa jonction avec l’inférieur, le rend subanguleux et le déjetté un peu obliquement. Toute la surface extérieure est couverte de côtes longitudinales, rayonnantes, nombreuses, régulières, convexes, séparées par une strie étroite; les côtes postérieures sont un peu plus larges que les autres, et aussi plus séparées entre elles : dans les individus bien conservés, ces côtes sont chargées de petites écailles redressées, très-minces, plus ou moins rapprochées et irrégulièrement distribuées. La plupart des individus que lon trouve sont dépourvus d’écailles, ou ils n’en offrent plus qu'un fort petit nombre sur les côtés; mais cela est accidentel. Ces écailles sont si minces et elles tiennent par si peu de surface, que le moindre frottement suffit pour les faire tomber. On peut s'assurer facilement qu'ils en sont dépourvus par accident: en examinant les côtes dénudées avec une forte loupe, on y voit la place qui était occupée par chaque écaille; les bords sont finement dentés dans toute leur étendue; le bord cardinal, courbé dans sa longueur, ne présente sur chaque valve qu'une petite dent cardinale conique; la dent latérale antérieure est la plus grosse et la plus rapprochée des cardinales.
La variété que nous indiquons vient de Grignon; elle est figurée pl. 30, fig. 11, 12; elle est plus déprimée; ses côtes, plus nombreuses, plus fines et plus déprimées, sont couvertes d’un tres-grand nombre d’écailles tresfines et très-rapprochées.
Les plus grands individus que nous ayons vus ont vingt-six ilectres de long et vingt-huit de large. Cette coquille est DEdina ent plus petite.