‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 230 sur 426 · BUCARDE avicuzaire. Cardium aviculare. Lamk · texte numérisé non relu

BUCARDE avicuzaire. Cardium aviculare. Lamk

Pl. XXIX, fe 506:

C. testd cordatd, trigond, inæquilaterä, valdè dorso angulatä, carinatd; carind squanus Spiniformibus imbricatis instructd ; latere antico breviori,

sulcis squamiferis asperato ; latere postico costis simplicibus depressis, ornalo.

Cardita avicularia. Lamk., Anv. du Mus., tom. 6, pag. 340, et tom. 9, pl. 10, fig. 6, a, b.

Encyclop., pl. 300, fig. 9, a, b.

Cardium littocardium. Tamk., Anim. sans vert., tom. 6, pag. 19, n. 10, Hippopus? avicularis. Sow., Genera of shells, n. 15, fig. 2.

Si, avant d'essayer de mettre cette coquille parmi les Hippopes, M. Sowerby avait fait attention que dans ceux-ci il n’y a qu'une seule grande impression musculaire subcentrale et une autre tres-petite sous le crochet pour le rétracteur du pied, il aurait été sûrement convaincu en observant dans la Bucarde fossile deux impressions musculaires, comme dans toutes les autres espèces, qu'il s'était laissé diriger par une fausse apparence, une analogie trompeuse, déduite d’une disposition mal appréciée de la charniére.

La Bucarde aviculaire est une jolie coquille appartenant à la section des Hémicardes; elle est triangulaire, alongée, cordiforme, atténuée à son extrémité inférieure ; des trois côtés du triangle, le bord supérieur ou cardinal est le plus court, le postérieur le plus long. Elle est inéquilaiérale; le crochet, qui est petit et peu saillant au-dessus du bord cardinal, s'incline obliquement vers son extrémité antérieure ; il donne naissance à une carène aiguë, armée de longues écailles spiniformes imbriquées, qui partage la coquille en deux parties inégales et aboutit à son angle inférieur. Le côté antérieur est le plus étroit et est orné de vingt à vingt-cinq côtes longitudinales, aplaties , couvertes pour la plupart de petites écailles, dont un petit nombre sont tuberculeuses, surtout à la partie supérieure; le côté postérieur est beaucoup plus déprimé, suriout vers l'angle supérieur, où la cavité des valves est réduite considérablement : les côtes qui se voient sur cette partie des valves partent en rayonnant du côté postérieur du crochet; elles sont trés-aplaties, larges et séparées par des intervalles égaux aux côtes; la partie postérieure du bord cardinal est ornée d’un rang de longues écailles épineuses, imbriquées, comme celles de la carène dorsale. La charnière est droite; on y remarque sur la valve gauche deux petites dents cardinales obliques, entre lesquelles est une fossette conique assez grande, dans laquelle est reçue la seule dent cardinale de l’autre valve. La dent latérale antérieure manque tout-à-fait, mais la postérieure est semblable à celle des autres Bucardes. Les impressions musculaires, qui sont d’une taille médiocre, se voient aux deux extrémités du bord cardinal et au-dessous de lui.

Cette coquille, qui est mince et fragile, se trouve rarement entiére ; c’est dans le banc coquillier de Grignon qu’il faut la chercher. Sa longueur est de quarante-cinq millimètres et'sa largeur, prise au bord cardinal, est de trente-cinq millimètres.

Mon cabinet.

15, BUCARDE CyMBULAIRE. Cardium cymbulare. Lamk.

PI. XXIX, fig. 11, 22.

C. test4 elongato-subtrigona, cordiformi; valvis carinatis , inferné, attenuato-acutis, lateribus subæqualibus, longitudinaliter costatis; costis muticis, depressis, posticalibus subnullis.

Lamk., Anim. sans vert. tom. 6, pag. 19, n. 11. Localités : Mouchy, Parnes, Mouy, C. G. Acy, G. M.S.

Cette espèce est voisine de la précédente par ses rapports; mais elle s’en distingue bien nettement, étant plus étroite, plus bombée, presque équilatérale. On la reconnaît au premier coup d'œil; elle n’est pas toutà-fait trigone comme la précédente. Le bord cardinal n’est pas droit; il forme un angle très-ouvert, dont le sommet correspond au crochet. Le côté postérieur de cet angle est le plus long; la carène dorsale est dépourvue d’épines; elle est arrondie, surtout vers la partie inférieure de la coquille. Cette carène partage la valve en deux parties presque égales; l’antérieure est couverte de côtes glabres, trés-aplaties, s’élargissant graduellement du sommet à la base; le côté postérieur présente à peine quelques traces de côtes tres-aplaties, qui disparaissent entièrement à la partie supérieure. Les deux bords, le postérieur et l’antérieur, sont presque égaux ; l’antérieur est quelquefois légèrement déprimé dans son milieu, ce qui permet de croire que la coquille était bâillante lorsque les deux valves étaient réunies. Longueur, quarante-trois millimètres; largeur, vingi-trois.

Mon cabinet.

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