‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 268 sur 426 · PéroncLe DE L'Oise. Pectunculus dispar. Def · texte numérisé non relu

PéroncLe DE L'Oise. Pectunculus dispar. Def

PI. XXXV, fig. 7, 8, 9.

P. testä rotundatd, subæquilaterd, subventricosä, posticèe subangulata,. longitudinaliter sulcatd; sulcis planiusculis, eleganter decussatis; cardine angustissimo, multidentato; marginibus crenulatis. Nob.

Defrance, Dict. des sciences nat., loc. cit., article Pétoncle. Localités: Parnes, Chaumont, Mouchy, C. G., Valognes.

Cette espèce, comme l’a très-bien senti M. Defrance, se reconnaît facilement et se distingue tres-nettement du Pectunculus pulvinatus : elle est orbiculaire, sensiblement inéquilatérale, arrondie, ventrue ou plutôt un peu en coin, lorsque les deux valves sont réunies. Le test est mince; aussi la cavité intérieure de la coquille est proportionnellement plus grande que dans d’autres especes. Les crochets sont très-petits, arrondis, inclinés vers le bord, qu'ils touchent par leur sommet. Il en part, en rayonnant, un nombre assez considérable de stries qui séparent les unes des autres des

côtes aplaties, obsolètes, mieux marquées cependant que dans les espèces que nous avons décrites. Toutes les côtes de la partie antérieure et moyenne de la coquille sontélégamment treillissées par de fines stries longitudinales et transverses; les côtes du côté postérieur sont simples, presque toujours lisses ou à peine striées en travers; mais elles sont toujours dénuées de stries longitudinales. C'est sans doute cette différence dans la nature des côtes qui a valu à ce Pétoncle son nom de dispar. La charnière est largement arquée; elle est tres-étroite et présente sur le milieu du bord des dents nombreuses, petites et serrées. La surface du ligament est extrêmement étroite et courte, finement striée et peu oblique. Les bords sont minces et finement crénelés à l’intérieur dans toute leur longueur.

Cette coquille, qui n’est pas fort rare, a trente-deux millimètres de long et trente-quatre de large.

Mon cabinet.

5. PÉTONGLE A CÔTES ÉTROITES. Pectunculus angusticostatus. Lamk.

PI. XXXIV, fig. 20, 21.

P. test orbiculat&, consexd, scutiformi, longitudinaliter costatd; costis æqualibus, rotundatis, transversim substriatis; umbonibus recurvis, minimis; cardine valdè arcuato, multidentato.

Lamk., Ann. du Mus., tom. 6, pag. 216, n. 1, et tom. 9, pl. 18, fig. 7, a, b.

Var. b.) Nob. Testä costis angustis ornatd, transversim creberrimè striatà.

Pectunculus costatus. Sow., Mineral Conch., tom. 1, pl. 27, fig. 2.

Localités : le parc de Versailles, Pont-Chartrain, Étampes, T. M.S., Barton en Angleterre, Valognes.

On passe insensiblement par une série de variétés de l'espèce de Lamarck à celle de M. Sowerby, et toutes deux se trouvent dans le même lieu dans le parc de Versailles, près l’ancienne ménagerie. Les individus de Valognes différent un peu de ceux de Paris et d'Angleterre; mais ils appartiennent bien à la même espèce, dans laquelle ils constituent une seconde variété constante.

Cette belle espèce de Pétoncle est la seule qui, dans les terrains parisiens, soit ornée de côtes aussi saillantes : sa forme est orbiculaire, lenticulaire, très-convexe; elle est équilatérale, assez épaisse, à crochets tres-petits, recourbés, trèsrapprochés ; ils donnent naissance à un grand nombre de côtes convexes, substriées régulièrement en travers. Dans le plus grand nombre des individus ces côtes sont larges, égales et séparées entre elles

par un sillon étroit. De ces individus, qui ont les côtes larges et qui sont à peine striés en travers, on passe par des transitions insensibles à ceux qui ont des côtes très-étroites. Mais ce qui est très-remarquable, c’est qu'à mesure que les côtes se rétrécissent et laissent entre elles des espaces plus larges , on voit les striès transverses se montrer de plus en plus et finir, lorsque les côtes sont réduites en vive arête ou sont devenues linéaires, par être profondes et d’une extrême régularité. On conçoit que les conchyliologues qui n'auraient que les points extrêmes de la série feraient facilement deux espèces pour une. La charniere de cette coquille est assez longue et fortement arquée; elle est étroite et porte des dents nombreuses qui ne laissent point d'intervalle nu sous le crochet. L'espace du ligament est triangulaire, peu incliné, court et étroit, présentant des stries fines, mais distantes et en petit nombre. Les bords, épaissis, sont finement crénelés dans toute leur étendue. Les crénelures sont comme écrasées, courtes et anguleuses.

Le Pétoncle à côtes étroites est assez rare entier; on en trouve fréquemment des valves brisées. Il appartient aux terrains marins supérieurs au gypse. Sa longueur et sa largeur sont de trente-cinq millimètres. Il y a des individus un peu plus grands.

La variété a été découverte à Etampes pas M. Desnoyers, qui a bien voulu nous la communiquer.

Mon cabinet, celui de M. Desnoyers et celui de M. Duchastel.

Page 1