CAME LAMELLEUSE. Chama lamellosa. Lamk
PI. XXX VIT, fig. 1, 2.
C. testd orbiculatd, turgiduld, lamellis transversis, numerosis , subregu laribus ornatd; lamellis fimbriatis, spinis brevibus lateraliter echinatis; utraque valvd intus lævigatd.
Lamk., Ann. du Mus., tom. 8, pag. 348, n. 1, et tom. 14, pl. 25, fig. 5, a, b. Jbid., Anim. sans vert., tom. 6, pag. 98, n. 7.
Chemnitz, Conchyl. Cab., tom. 7, pl. 52, fig. 521, mala.
Chama rugosa. Brug., Encycl. méth., tom. 1, n. 5, pl. 197, fig.2,a, b, c.
Localités: Grignon, Parnes, Mouchy, Chaumont, Courtagnon, Saint- Félix, etc., C. G-.
Quoique cette espèce ait beaucoup de rapports avec la précédente, cependant on peut la distinguer avec facilité. Malgré le grand nombre d'individus de l’une et l'autre espèce que nous avons eu sous les yeux, nous n'avons jamais vu qu’elles se joignissent par des passages insensibles,
Nous n'avons pas admis dans la synonymie la citation de la figure de Brander, que Lamarck croit représenter la même espèce; ce rapprochement n'est pas admissible pour les personnes qui ont pu comparer la coquille des environs de Paris avec celle d'Angleterre.
La Came lamelleuse est une coquille orbiculaire, arrondie, assez régulière, fort convexe, surtout la valve inférieure, qui a aussi le crochet proéminent et contourné latéralement. Cette valve inférieure, très-convexe en dehors, est ornée d’un nombre assez considérable de lames minces, saillantes, transverses et concentriques. Leur bord libre est découpé par des épines inégales assez courtes, entre lesquelles de plus courtes se voient encore, mais quelquefois réunies à leur base par des lames qui se soudent
sur leur partie latérale. Ce qui est particulier a ces épines, c'est que latéralement elles sont comme frangées par des épines fort petites et branchues. Les intervalles des lames sont parfaitement lisses. La valve supérieure est toujours plus aplatie; son crochet ne dépasse pas le bord : il est par conséquent plus court; les lames transverses sont plus nombreuses et plus serrées, leurs épines plus courtes et généralement plus grêles et plus étroites. À l'intérieur les valves sont toujours lisses et jamais poncluées, comme dans la Came en éperon. Il y a deux dents cardinales obliques et inégales à la valve inférieure; la postérieure est la plus petite. A la valve supérieure on ne voit qu'une seule dent, médiocre, oblique, devant laquelle il existe une rainure destinée à recevoir une partie de la grande dent de l'autre valve.
Cette coquille, fort commune aux environs de Paris, a quarante et un ou quarante-deux millimètres de longueur.
Mon cabinet.