Mopioze sparuLée. Modiola spathulata. Nob
PI. XXXIX, fig. 11, 12, 13.
M. testä elongatd, angustä, depressd, tenuissimd , anticè margine antico , brevissimo , rostriformi terminatd , posticè latiore; extremitate anticd et parte posticali sulcatis, parte intermedid lævigatd.
Localités : Parnes, les Groux, C. G.
Cette espèce pourrait être prise pour une variété de la précédente, si elle était moins constante dans sa forme et sa taille : elle est oblongue, alongée, peu bombée, très-étroite, très-mince, tres-fragile, ayant l’extrémité antérieure beaucoup plus étroite que la postérieure et terminée par un bord antérieur tres-court, sillonné en dessus, crénelé et savançant en bec, qui est rendu plus saillant par la sinuosité du bord inférieur. Les crochets sont très-petits, peu saillans et inclinés obliquement sur le côté antérieur ; le côté postérieur est plus large : en dessus, il est couvert de stries longitudinales tres-fines, onduleuses, qui descendent des crochets et qui se terminent sur le bord par autant de petites crénelures. Comme dans l'espèce précédente, ces stries manquent sur la partie moyenne de la coquille, qui est lisse ou striée seulement par quelques accroissemens. Une dépression longitudinale divise cet espace lisse de la coquille en deux parties inégales; l’intérieur est tres-lisse et d’une nacre très-brillante. En dehors cette coquille est blanche; son bord supérieur ou cardinal est arqué dans toute sa longueur.
Cette petite coquille est assez rare; elle est longue de treize millimètres et large de cinq.
Mon cabinet.
4. Mopiore PECTINÉE. Modiola pectinata. Lamk. PI. XXXIX, fig. 6, 7, 8, et pl. XLI, fig. 1, 2, 3.
D. iestd ovato-acutd, anticè attenuatd , dorso gibbosd, longitudinaliter striatä ; striis numerosis, elegantis, posticè aliquandd bifiiis ; umbonibus minimis , subterminalibus ; margine inferiore subsinuato.
Lamk., Ann. du Mus., tom. 6, pag. 225, n. 3, et tom. 9, pl. 17, fig. 12, a, b. Var. a.) Nob. Testd majore, posticé bisinuat4, depressiuscula. Localités : Parnes, Grignon, C. G.
Petite coquille tres-élégante, qui fait évidemment le passage entre les Moules et les Modioles. Son crochet est presque terminal, et le bord antérieur est aussi court que dans certaines espèces placées par Lamarck au nombre des Moules. Cette petite espèce est ovale-oblongue, pointue antérieurement, élargie du côté postérieur, oblique, assez fortement bombée ou bossue à sa partie moyenne, déprimée vers le bord postérieur, et surtout à la jonction de ce bord avec le supérieur. Le crochet, qui est trèspetit et à peine saillant, est tout lisse : c’est à une petite distance que commencent à paraître les stries longitudinales, arrondies et fort élégantes, qui couvrent toute la coquille et gagnent, en grossissant graduellement, les bords, sur lesquels elles produisent de petites crénelures. Ces stries, et suriout les postérieures, vers la moitié de leur longueur, se bifurquent: presque toutes les stries antérieures sont plus fines que les autres. Dans quelques individus bien frais les stries d’accroissement sont marquées dans l'intervalle des stries longitudinales, et lorsqu'elles sont régulières, la surface de la coquille paraît treïllissée. Le bord antérieur est très-court; l'inférieur est un peu sinueux dans sa longueur et rentre légèrement en dedans; le postérieur est arrondi et obtus, et le supérieur, très-obliquement incliné à l'axe de la coquille, est droit et creusé en dedans par le sillon du ligament.
La variété que nous avons fait figurer est fort remarquable par la double sinuosité du bord postérieur et par l’aplatissement plus considérable de la coquille. Cette variété paraît assez constante, car nous en avons vu plusieurs exemples.
Cette coquille, mince et fragile, est longue de huit millimetres et large de cinq.
Mon cabinet, et celui de M. Graves pour la variété.