‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 317 sur 426 · DIX-SEPTIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

DIX-SEPTIÈME FAMILLE

LES PECTINIDES.

Lizament intérieur ou demi-intérieur. Coquille en général régulière, à test compacte, non feuilleté dans son épaisseur.

Les genres qui constituent la famille des Pectinides étaient compris, dans l'une des premières méthodes de Lamarck (Philosophie zoologique), dans la famille des Ostracées, qui représentait alors d’une maniére assez exacte le genre Ostrea de Linné. Lamarck conserva l'intégrité de la famille des

Osiracées, qui représentait alors d’une manière assez exacte le genre Ostrea de Linné. Lamarck conserva l'intégrité de la famille des Ostracées dans l'Extrait du cours, et n’en proposa le démembrement que dans son dernier ouvrage. La famille des Pectinides fut alors composée, non-seulement des genres extraits des Ostracées, mais encore de quelques autres des Byssifères, qui sy rattachent d’une manière toute naturelle.

Lamarck a rassemblé dans cette famille les sept genres suivans, qui ont entre eux beaucoup de rapports, mais dont le nombre peut être facilement réduit : Houlette, Lime, Plagiostome, Peigne, Plicatule, Spondyle et Podopside. M. de Férussac, en adoptant cette famille dans ses Tableaux systématiques , n’y a fait d’autres changemens que d'y introduire les deux genres, Hinnite, Def. , et Dianchore, Sow. Le premier de ces genres peut être conservé; il n’en est pas de même du second, comme nous le verrons en traitant des Spondyles. Dans ses familles naturelles du Règne animal, M. Latreille a conservé, sous le nom de Pectinides, une famille qui n’a plus de ressemblance avec celle de Lamarck, puisqu'il la réduit aux deux seuls genres Peigne et Spondyle, laissant dans la famille des Ostracées les autres genres que Lamarck et M. de Férussac avaient admis dans les Pectinides. M. de Blainville sentit la justesse des rapports qui se montrent entre les genres de la famille qui nous occupe; il n'y opéra, dans son Traité de malacologie, que des changemens peu importans, et [ui donna le nom de Subostracées. On y trouve les genres Spondyle, Plicatule, Hinnite, Peigne, Houleite et Lime, c’est-a-dire qu'il écarta de la famille des Pectinides justement les deux genres Plagiostome et Podopside, qui doivent être supprimés, pour y ae le genre Hinnite, établi par M. Defrance. Si, au lieu de transporter les deux, genres que nous venons de citer dans une autre famille, M. de Blainville les avait réunis, le premier aux Limes et le second aux Spondyles, dont ils ne sont que des doubles emplois, la famille des Subostracées aurait été aussi parfaite que le permettent les connaissances actuelles sur cette partie des mollusques. Dans le Manuel de conchyliologie de M. Rang on trouve aussi la famiile des Pectinides; elle est identiquement la même que dans l'ouvrage de M. de Férussac : ce que nous en avons dit précédemment, sufit pour celle-ci.

Trois des genres de la famille des Pectinides de Lamarck, Peigne, Lime, Houlette, sont rangés au nombre des sous-genres des Huïîtres, dans la première édition du Règne animal par M. Cuvier : le genre Spondyle et son sous-genre Plicatule sont placés entre les Placunes et les Marteaux dans la famille des Ostracées à un seul muscle, non loin des Huiïires. Les deux

Page 1