‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 354 sur 426 · Huitre cariée. Ostrea cariosa. Nob · texte numérisé non relu

Huitre cariée. Ostrea cariosa. Nob

PI. LIV, fig. 5,6. PL LXI, fig. 5, 6, 7.

O. testé rotundatd, aliquantisper ovatd, depressd, incrassatd, irregulariter sublamellosd ; valvä superiore tenue cariosd; cardine triangulari, striato, plano, fossult trigond leviter excavatd diviso; impressione musculari rotundatd; marginibus supernè crenulato-plicatis.

Localités : Chaumont, Mouchy, C. G.

Cette coquille a beaucoup d’analogie, quant à ses caracteres généraux, avec celle qui précède; cependant, outre la taille, qui est constamment plus petite, elle se distingue encore par d’autres caractères qui sont constans : elle est arrondie, quelquefois un peu ovalaire, et ne devient oblongue qu’accidentellement. La valve inférieure, adhérant ordinairement par une très-large surface, est généralement aplatie, ayant le bord inférieur plus relevé que les autres. Cette valve est épaisse, solide, formée de feuillets serrés, indiqués au dehors par des lamelles irrégulières ou des stries d’accroissement. Le sommet est peu prolongé, quelquefois droit, ordinairement oblique; sa surface supérieure est triangulaire, aplatie, striée en travers et creusée au milieu de cette surface d'une gouttière peu profonde, assez étroite, triangulaire et régulièrement striée. Le bord inférieur de cette gouttière produit une légère saillie sur le bord cardinal ; celui-ci est large, peu saillant au-dessus de la cavité de la coquille, et il reste mince dans ious les âges. La valve supérieure est presque toujours convexe en dehors; elle devient fort épaisse, et ses bords sont relevés de manière à lui permettre de s’enfoncer dans la cavité de l’autre valve. En dehors cette valve présente des lamelles d’accroissement plus ou moins nombreuses et irrégulières; mais ce qui lui est particulier, c’est qu'elle semble au premier coup d'œil être toujours couverte des vestiges d’un polypier scaroïde. Cependant, si on l’examine à la loupe, on reconnaît bientôt qu’elle ne doit cette apparence qu’à sa structure éminemment poreuse. Nous faisons remarquer ce fait, parce qu'il contredit d’une manière évidente l’assertion de quelques personnes, qui croient qu'un tissu poreux semblable est particulier aux coquilles de la famille des Rudistes. Le crochet de cette valve supérieure est si peu saillant, qu’on le distingue à peine à l'extérieur ; il présente à sa face interne une surface triangulaire, très-large et très-courte : cette surface est parcourue par un sillon très-superficiel. À lintérieur l'Huitre cariée est lisse et polie; elle présente, très-haut vers la charnière, et un

peu vers le côté postérieur, une grande impression musculaire, circulaire, profonde dans les individus les plus épais, et assez superficielle dans les autres. Les bords de la valve inférieure sont minces et tranchans; ceux de la supérieure sont obtus et relevés; ils sont simples, si ce n’est de chaque côté de la charnière, qu'ils sont chargés de rides profondes et serrées.

Cette espèce, qui n’est pas très-rare dans les localités que nous avons indiquées, n’a que cinquante-cinq à soixante millimètres de longueur dans son plus grand développement.

Mon cabinet.

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