‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 378 sur 426 · HuîTRE ÉLÉGANTE. Ostrea elegans. Nob · texte numérisé non relu

HuîTRE ÉLÉGANTE. Ostrea elegans. Nob

Pl L; fig 7,8; 0:

O. testd ovato-orbiculatd, inferne gibbosd, superne pland; valy& inferiore rugis subregularibus longitudinalibus ornatä; valvd superiore pland, striüis concentricis irregularibus instructé, ad margines leviter subplicatd; marginibus undiquè valde crenatis.

An Ostrea crenulata? Lamk., Ann. du Mus., tom. 8, pag. 163.

Localités : Chaumont, Valmondois.

Cette espèce est sur la limite des Huîtres dont la valve inférieure est plissée, tandis que la supérieure reste plane et sans aucune strie; car dans celle-ci les plis de la valve supérieure se montrent seulement vers 1e bords et dans un état pour ainsi dire rudimentaire; la valve inférieure est toujours plus grande que l’autre; elle est fortement convexe en dehors, souvent irréguliérement bossue, selon qu'elle est adhérente par une surface plus ou moins grande. Dans les individus les plus réguliers, la surface extérieure ressemble un peu à celle d’un peigne, étant couverte de sillons longitudinaux assez réguliers, quelquefois bifides dans le milieu, se terminant le plus souvent par un angle aigu. Ces sillons sont coupés ordinairement en travers par des stries sublamelleuses d’accroissement. Parvenus sur le bord, ils se plissent assez finement; mais les plis ne sont point articulés avec la valve supérieure, qui est toujours trop courte pour les atteindre; le crochet de cette valve est ordinairement fort court, aplati en dessus, triangulaire, à base large, ayant dans son milieu une gouttière étroite et très-superficielle ; la valve supérieure est presque toujours plane, très-rarement bombée en dehors, épaisse dans les vieux individus, se terminant supérieurement par un crochet subtronqué, large, court, à surface tout-à-fait plane, offrant à peine quelques traces du sillon pour le ligament; en de: hors elle est, dans toute sa partie supérieure et moyenne, couverte de stries concentriques nombreuses, peu saillantes, qui font place peu à peu à des plis trés-aplatis, qui occupent le limbe et correspondent aux créne-

lures nombreuses et saillantes qui se voient sur les bords. Ces crénelures de la valve supérieure correspondent sur la valve inférieure à de petits enfoncemens ponctiformes. L'impression musculaire est sublatérale, ovale, transverse, très-superficielle et marquée d’accroissemens nombreux.

Cette coquille ne s'est encore rencontrée qu'aux environs de Paris, à Chaumont et à Valmondois, où il est excessivement rare de la renconirer les deux valves réunies. Les plus grands individus ont soixante millimètres de diamètre.

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