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Lx gout des sciences naturelles, généralement répandu aujourd’hui, s’est dirigé plus particulièrement vérs certaines de leurs parlies. Toutes en général ont fait un pas immense vers la perfection. La géolopie, pär les heureuses applications qu’elle à faites de la zoologie, à obtenu dans un petit nombre d'années un avancement étonnant ; elle a surtout fixé l'attention des savans qui tous , à l’envi, ont voulu donner à l'édifice dés matériaux pour l'établir sur des bases solides et invariables.
Parmi les sciences qui ont prêté les plus puissans secours à la géologie, la ConcaycroLocre peut être placée au premier rang; les nombreux matériaux que lui offrent les coquilles fossiles ou pétrifiées lui procurent cet avantage. Il n’est plus de géologue qui n’ait approfondi la connaissance des coquilles dont il rencontre à chaque pas des dépôts plus ou moins considérables , plus ou moins anciens au milieu des continens. Le bassin de Paris offre un de ces vastes dépôts, et devenu classique pour l'étude des terrains tertiaires,
il mérite plus qu'aucun autre d'attirer l'attention et du géognoste ct du zoologiste. Aussi depuis lang-temps- M. Lamarck a-t-il publié ses excellens Mémoires sur les fossiles des environs de Paris ; mais répandus
dans l'immense recueil des Annales du Muséum, ils sont difhciles à consulter. Les figures qui les, accompagnent sont peu nombreuses et sont placées-dans d’autres volumes que les Mémoires, qui d’ailleurs sont devenus insuffisans par le grand nombre d’espèces et de genres découverts depuis. Il était donc utile et même indispensable de remplir une lacune dont s’apercevaient facilement les savans de tous les pays. C’est dans celte intention que fut commencée la Description des Coquilles fossiles des environs de Paris, dans le courant de 1824. D’immenses recherches , une collection la plus considérable connue pour cette partie, les principaux cabinets de la capitale qui lui furent ouverts avec une bienveillance particulière, mirent l’auteur en possession de tous les matériaux nécessaires pour l’entreprise d’un travail aussi important. Aujourd’hui que la Description des Coquilles fossiles est parvenue à la douzième livraison, qu’elle renferme déjà près de quatre cents espèces décriles et figurées, dont plus de la moitié sont nouvelles ; qu'on y voit beaucoup de genres jusqu'alors inconnus aux environs de Paris, on peut se faire une idée trèsjuste de ce que sera la suile, el se convaincre que l’auteur est à même de tenir ses promesses.
Quelques critiques ont été faites sur cet ouvrage par M. de Férussac, dans Le Journal qui lui appartient, le Bulletin universel :comme le nom de ce sayant peut avoir de l'influence sur la manière de voir des personnes qui les ont lues et sur celles surtout qui n’ont pas des moyens de vérification, il est important , pour la réputation de l’auteur aussi bien que pour l’intérèt de la science , d'examiner si elles n’ont pas été écrites avec une précipitalion trop grande, pour n'avoir pas entraîné M. de Férussac à commettre quelques inexacütudes ; en les relevant , nous ne nous attachons qu'au fond, et, nullement aux termes trop peu mesurés que M. de Férussac a employés probablement par suite de cette même précipitation.
4°, M. de Férussac a prétendu que si, pour chaque localité, on faisait un traité spécial semblable à celui-ci , "dans lequel on reproduirait les figures des espèces fossiles déjà décrites, l'étude en déviendrait beaucoup trop dispendieuse, Il y a plusieurs choses à répondre à cette objection : 4° c’est que de tous les
serrains tertiaires connus, c'est celui des environs de Paris qui est le plus riche en espèces, el que toutes ; une fois bien fgurées, n'auront plus besoïn de l’être lorsqu'elles se retrouveront ailleurs; 2° c’est que le terrain.des environs de Paris étant le terrain tertiaire classique, c’est celui-là qu'il importe d’abord de bien conmaitre pour pouvoir y comparer et y rapporter ceux des autres bassins connus. °. Le reproche que M. de Férussac fait à l’auteur d’avoir EMTIOYE la méthode de M. de Lamarck comme ue arüficielle, ne peut être considéré comme une critique : c’est une opinion susceptible de discussion. Nous n’y entrerons pas ici. Mais si l’auteur s’est trompé dans le choix d’une méthode , une telle erreur est excusable, lorsqu'elle a pour elle l'autorité de l’auteur des Animaux sans vertèbres et des Mémoires sur les Fossiles des environs de Paris ; ouvrages qui sont elassiques et qui ont servi à l’arrangement des collections publiques de Paris.
3°. Dire à un auteur qu'il est plagiaire parce qu'il emploie dans des résumés historiques les principaux écrivains de la science dont il traite, n’est-ce pas lui dire d’être historien et lui fermer tous les livres et les bibliothèques? Nous demanderons à M. de Férussac lui-même si ce n’est pas avec des livres, et en consultant souvent les ouvrages des Bruguière , des Lamarck, des Brocchi, des Cuvier, etc., qu'il a fait de semblables résumés ?
4. M. de Férussac a rendu compte deux fois de la sixième livraison de la Description des Coquilles fossiles. Le peu de coïncidence qui existe dans ces deux articles à l’égard du genre Pitonille de Montfort, prouve que M. de Férussac, avant de porter un jugement , avait besoin de revoir la synonymie de ce genre, qui est absolument la même que celle de l’'Hélicine néritelle de Lamarck.
5. M. de Férussac accuse l’auteur d'une erreur des plus saillantes, parce qu'il cite les figures de Lister à l’occasion des Mélanopsides ; le même critique affirme que Lister n’a figuré nulle part aucune espèce de ce genre; l’auteur n’a pas besoin d’appeler de la justesse de sa citation à d’autres naturalistes que M°de Férussac lui-même. Cet auteur, qui a fait un travail si spécial, la Monographie de ce genre, insérée dans le premier volume des Mémoires de la Société d'Histoire naturelle, cite plusieurs fois Lister. Ainsi, pour le Melanopsis atru Fér., on trouve les citations suivantes, pag. 162 : Lister Synops., tab.155, fig. 10, el tab. 1055 , fig. 7 ; et pour le Melanopsis spinosa Fér., pag. 163, on voit la citation qui suit : Lister Synops., tab. 118, fig. 15.
Qu'il nous suffise de rapporter entre plusieurs autres aussi peu fondées, ces critiques de M. de Férussac, pour faire voir dans quel esprit celles ont .été faites et quelle confiance elles doivent i inspirer:
Dans les premières livraisons, quelques planches mal dessinées ne répondaient pas à l'attente des natu-
ralistes; elles étaient insuffisantes pour reconnaître les espèces. Plein de zèle pour la science qu'il cultive, l'auteur s’est empressé de promettre à ses nombreux souscripteurs que des planches refaites par des mains
plus habiles leur seraient rendues gratuitement : ce surcroît de dépenses n’a pu l'arrêter. Trois d’entre elles accompagnent cette livraison, et les autres qui doivent suivre mettront tout l'ouvrage en harmonie sous le rapport des soins et de la perfection des figures.
Les planches, lithographiées avec le plus “pal soin par M. Leloy, artiste du grand mérite, déjà connu par plusieurs travaux du même genre, et notamment par la plupart des belles planches de l’important ouvrage de MM. Cuvier et Brongniart sur la minéralogie et la géologie des environs de Paris, sont faites avec une perfection qui laisse peu à désirer.
Chaquc livraison est composée de trois à quatre feuilles de texte sur beau papier grand-raisin , el de quatre planches sur vélin superfin. Prix, 5 francs la livraison, Un petit nombre d'exemplaires est tiré sur vélin superfin d’ Annonay, et les noie sur papier de Chine. Prix, 10 francs.
On continue à souscrire, à Paris , chez l’Aureur , rue du Paradis, n° 14, au Marais ;
Bécuer jeune, place de TÉColE de-Médecine, n° 4;
Treurrez et Würrz , rue Bourlon , n° 17;
Bauoouin frères, rue de Va n° 36; ”
Levrauzr, rue de la Harpe, n° 81;
Crevor, rue de l'École-de- -Médecine;
A Does chez Sowersy , 156 Regent strect, et chez Trevrtez et Wurrz , 30 Suho- -Square ;
À Milan, chez Gigezer et Bocca , ainsi que che les principaux libraires de Pince et de l'étranger. TE © GD-© @D 0 6 ms