‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 50 sur 426 · GENRE VIII · texte numérisé non relu

GENRE VIII

ERY CINE. Erycina.

Caractères génériques. Coquille transverse , subinéquilatérale, équivalve, rarement bäillante; deux dents cardinales inégales, divergentes, ayant une fossette interposée ou à côté; deux denis latérales oblongues, comprimées, courtes,

intrantes ; ligament intérieur fixé dans les fossettes ; impression du manteau échancrée en avant.

Testa transversa, subinæquilatera , æquivalvis, rard hians; dentes cardinales duo, inæquales , divaricati, cum foveolt interpositä, vel propè positä}; dentes laterales duo oblongt, compressi, breves, inserti; ligamentum internum, in foveolis affizum ; impressio palli anterius marginata.

M. Lamarck, auquel nous devons ce genre, le regarde comme équivoque par la difficulté que l’on éprouve pour bien en établir les caractères : sous ce rapport nous sommes du même avis que le célèbre zoologiste que nous venons de citer. Cependant, s'il en est ainsi, pourquoi conserver et admettre un genre que son auteur lui-même regarde peut-être comme mauvais? Ce genre n’est défectueux qu’autant qu'on y a rassemblé presque toutes les petites coquilles dont on n’a pas bien reconnu le genre: en effet, nous y avons trouvé une Cyrène, des Tellines et une Corbule. Ces erreurs ont certainement rendu difficiles les déterminations génériques ou spécifiques , ce qui a dû nécessairement porter M. Lamarck à dire que son genre était équivoque. Maintenant que nous avons ajouté aux caractères d’avoir aussi bien la fossette du ligament à côté des dents cardinales qu'entre elles deux, et de plus de ne réunir dans ce genre que les coquilles qui offrent l’impression du manteau échancrée en avant, ce qui indique l'existence des syphons et leur direction de ce côté, nous avons rendu ce genre plus naturel en en éloignant tout ce qui ne pouvait recevoir rigoureusement les caractères, ce qui nous a mis à même d'y faire rentrer quelques coquilles douteuses dans d’autres genres où qu’on n'avait point encore observées. Sije n'avais eu occasion de voir, dans la savante et riche collection de M. Defrance, les coquilles qui ont servi de type auxfigures des Vélins, et par suite à celles des Annales, il m'aurait été impossible de juger plusieurs des espèces que j'ai signalées comme ne devant point appartenir au genre Erycine; en eflet, ce n’est pas avec des figures comme celles que je viens de citer qu'il serait possible de lever le moindre doute: elles sont trop défectueuses; il serait impossible d'affirmer, par exemple, que l’£rycina lœævis est une Cyrène; que l’Ery-

cina trigona est une Corbule, si on devait ne s'en rapporter qu’à elles seules.

Page 1