‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 7 sur 426 · T. EL · texte numérisé non relu

T. EL

adhéraient encore quelques fragmens des tubes de la Clavagelle hérissée; et ce savant m'a assuré n’en avoir trouvé des fragmens que dans ce genre de coquilles. Il paraitrait d’après cela que la Clavagelle se fixe, au moyen de quelques-uns de ses tubes spinifères , aux corps sous-marins, surtout à ceux qui lui offrent un abri assuré.

La partie enflée du tube présente d’un côté des tubes spinifères, disposés surtout

sur deux rangs : un premier, plus ancien, qui indique la largeur du tube avant son dernier accroissement ; et le second, qui borde le dernier accroissement lui-même, vers l’endroit où la valve incrustée s’insère par son bord inférieur : la partie rétrécie du tube est dépourvue d'épines.

. La valve incrustée dans le tube se voit très-distinetement : au-dehors elle semblerait d’abord lisse, mais si on la considère avec attention , on la verra hérissée de petits points écailleux, disposés par séries qui se dirigent vers les crochets. La valve intérieure libre est semblable à celle de l’extérieure; elle paraît, dit M. Lamarck, avoir une petite dent à la charnière. Cette belle et rare coquille que possède M. de Roissy, est avec la première une des plus intéressantes pour constater les rapports du genre avec les Arrosoirs ; et malgré l'ignorance complète où nous sommes à l'égard de l’organisation de la Clavagelle, puisqu'on ne la connaît encore que fossile, et de l’Arrosoir, quoiqu’on la trouve dans nos mers, cela n’a pas empêché, en se servant des traces d'organisation, que ces animaux ont laissées à leur coquille, qu’on ne les ait mis dans leurs rapports les plus intimes, qui, j'en suis persuadé, seront confirmés par l'observation anatomique de l’Arrosoir.

Voici les dimensions de ce coquillage singulier : longueur totale du tube, vingt-cinq millimètres ; longueur de la valve externe, dix millimetres; largeur, dix-sept.

Cabinet de M. de Roissy.

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