‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 81 sur 426 · GENRE X · texte numérisé non relu

GENRE X

PANDORE. Pandora.

Caractères génériques : Coquille régulière, inéquivalve, inéquilatérale, transversalement oblongue, à valve supérieure aplatie, et l’inférieure convexe.

Deux dents cardinales oblongues, divergentes et inégales à la valve supérieure ; deux fossettes oblongues à l’autre valve ; ligament intérieur.

6a DESCRIPTION

Testa regularis, inæquivalois, inæquilatera, trarsversin oblonga ; valvé superiore planulat& ; inferiore convexd.

Dentes cardinales duo, oblongt, divaricati, inæquales, in valva superiore ; Joveolæ duæ oblongæ ad valvam alteram. Ligsamentum internum.

Comme le genre précédent, celui-ci fut institué par Breguière dans les planches de l'Encyclopédie, et c’est la Tellina inœquivablvis de Linné qui a servi à le former. Mais on voit à la place qu'occupe ce genre, que ce zoologiste n’avait point cherché à le mettre en rapport; il est impossible, en effet, de supposer que cet excellent observateur qui a rappelé parmi nous le goût de la conchyliologie , en la replaçant dans le champ de la saine observation , d'où cette belle science était sortie depuis long-temps , ait pu trouver les moindres rapports entre la Pandore et la Lingule; on ne peut d'ailleurs former à cet égard que des conjectures, puisque Bruguière n'a pas mentionné ce genre dans les tableaux qui commencent le volume de PHistoire des vers.

M. Lamarck fut le premier qui associa les deux genres Corbule et Pandore, comme nous l'avons dit précédemment, et nous avons exposé la plupart des changemens que ce genre a subis dans la place qui lui a été assignée dans les principaux auteurs. Poli a donné de l'animal une très-bonne figure, et fourni le moyen de le caractériser convenablement; aussi la plupart des zoologistes l’ont-ils rap proché des Solens, avec lesquels il a en effet beaucoup de ressemblance. Il est bien probable que lorsque l'animal de la Corbule sera connu, on pourra le rapprocher des Myaires, car tout ce que nous connaissons de la coquille nous porte à faire ce rapprochement qui mettra les deux genres encore plus en rapport.

Il est fort remarquable que la Pandore, qui est muni d'assez longs siphons, ne laisse aucune trace de l'impression ER sur sa coquille; c’est jusqu'à présent le seul exemple que nous en connaissions. Ce genre n’avait point encore été signalé fossile dans aucun des pays qui en recèlent. Cependant M. Defrance, Re infatigable, qui a été le premier parmi nous à faire connaitre la grande richesse de nos terrains à fossiles, et notamment ceux de Grignon, a découvert dans les sables de cette localité célèbre, une petite espèce que l’on peut rapporter avec exactitude à ce genre. Cette ane fort rare doit être cherchée avec som dans les sables qui remplissent les grosses coquilles qui se trouvent à Grignon; sans cela son extrême fragilité la rend impossible à trouver.

Pour consacrer cette Ho et en laisser à son auteur tout le mérite, nous proposons de donner à cette espèce le nom de celui qui l’a trouvée le premier.

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