‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 89 sur 426 · GENRE XII · texte numérisé non relu

GENRE XII

PÉTRICOLE. Petricola.

Caractères génériques. Coquille bivalve, subtrigone, transverse, inéquilatérale, à coté postérieur arrondi, l’antérieur atténué, un peu bäillant; charnière ayant deux denis sur chaque valve ou sur une seule. :

Testa bivalvis, subtrigona, transversa, inæquilateralis, latere postico rotundato,

DES COQUILLES FOSSILES. 67 anticè attenuato, paulùm hiante; cardo dentibus duobus in uträque valv&, vel in unricd.

La plupart des coquilles que M. Lamarck a fait entrer dans son genre Pétricole et le suivant, les Vénérupes, étaient rangées par ses prédécesseurs dans le genre Vénus. La singulière propriété qu’on leur avait reconnue leur avait fait donner les noms de ’enus rupestris, Venus lithophaga, Venus lapicida, ete., qui indiquent leur manière de vivre. M. Lamarck (Syst. des anim. s. vert. 1801) commença à séparer ces coquilles des Vénus, et en forma le geure qui nous occupe; mais il comprenait alors les Vénérupes qu'il en sépara depuis (Extrait du Cours de 1811); il adopta en même temps les Rupellaires et les Rupicoles proposées par M. Fleuriau de Bellevue sur des caractères de peu de valeur, ce qui l’obligea dans son grand ouvrage à réunir ces deux genres; mais il conserva les Vénérupes, quoique cellesci ne soient par rapport aux Pétrico!es que ce qu'étaient les Rupellaires par rapport au même genre, leur séparation ayant été faite d’après les charnières qui sont tresvariables même dans les espèces, à plus forte raison dans les genres, et telle espèce qui pourrait être placée parmi les Pétricoles, pourrait l'être également parmi les Vénérupes. Aussi M. Cuvier n’a-t-il point admis ces distinctions, ce célèbre zoologiste s’est contenté pour tout cela d’un seul sous-genre, les Pétricoles qu'il a placés parmi les Vénus; peut-être aurait-il fallu en faire un genre, car si l’organisation de l'animal, quoiqu'il soit encore peu connu, le rapproche des Vénus, la propriété remarquable dont il jouit et surtout la disposition de la charnière et la forme générale des coquilles semblent autoriser cette séparation; d'un autre côté le bâillement des valves, la grandeur des siphons indiquée par la profondeur de l'impression du manteau, semblent les rapprocher des Solénacées et des Myaires, comme c’est l'opinion de M. Lamarck. M. Férussac, dans ses Tableaux systématiques, a pris un terme moyen entre ces deux opinions; il a placé les Lithophages après les Vénus, et avant les Mactracées qui suivent immédiatement. Ce genre est connu, depuis fort peu de temps, fossile aux environs de Paris; c’est à Valmondois que nous en avons trouvé une très-belle espèce avec les nombreux perforans que nous en avons fait connaître dans le mémoire sur cette belle localité, que nous avons publié dans le premier volume de ceux de la Société d'histoire naturelle.

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