‹ Description des coquilles fossiles des environs de ParisChapitre 92 sur 426 · GENRE XIII · texte numérisé non relu

GENRE XIII

VÉNÉRUPE. 7: enerupis.

Caractères génériques. Coquille transverse, inéquilatérale, à côté postérieur fort court, l’antérieur un peu bäillant; charnière ayant deux dents sur la valve droite,

trois sur la valve gauche, quelquefois trois sur chaque valve, ces dents étant petites, rapprochées, parallèles et peu ou point divergentes; ligament extérieur.

Testa transversa, inæquilateralis ; latere postico brevissimo; antice subhiante ; cardo dentibus duobus in valoä dextrd, tribus in sinistr&, interdum tribus in utrâque : omribus parvis, approximatis, parallelis , vix devaricatis ; ligamentum externum.

Quelques coquilles du genre Vénérupe de M. Lamarck ont été connues de Linné qui les a rangées dans le genre Donax, sous le nom de Donax trus. Bruguiere les laissa dans ce genre comme on peut s’en assurer par les planches de l'Encyclopédie. M. Lamarck les rapporta d’abord avec doute à son premier genre Pétricole (Système des Anim. s. vert. 1801 ) en 1802. M. Fleuriau de Bellevue (Journal de physique, tome 54) plaça dans le genre Vénus une espèce de Lithophage, Venus saxatilis, qui plus tard a pu donner à M. Lamarck l’idée de son genre Vénérupe.

Les espèces de ce genre ont certainement beaucoup de rapports avec les Pétricoles; on les confondrait même facilement, car la seule différence consiste dans l’existence d’une dent de plus à la charnière, et seulement sur une valve. On sait que dans toute cette famille les caractères de dentelures sont très-variables. J’ai vu un assez grand nombre d'individus de la Donax irus de Linné, Venerupis trus Lamarck, et jen ai observé quelques individus qu’on aurait pu placer dans le genre Pétricole, car la charnière ne présentait que deux dents sur chaque valve. J'ai répété la même observation sur une espèce fossile, la F’énérupe globuleuse, Nob., dont un individu n’a également que deux dents sur chaque valve. Je pense d’après cela qu'on sera obligé de réunir les deux genres, à moins qu’on ne conserve les Vénérupes pour servir de passage aux Vénus avec lesquelles ce genre d’ailleurs a aussi beaucoup de ressemblance. Cependant si les animaux des Vénérupes sont sem-— blables aux Vénus, au moins ont-ils ce caractère qui les distingue, le parallélisme des dents de la charnière et le bâillement des valves : ce qui ne se voit pas dans les véritables Vénus; leur régularité est aussi un peu altérée par leur manière de vivre qui a marqué par-là son influence sur ces animaux.

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