‹ Description des crustacésChapitre 3 sur 8 · MAIA AUSTRALIS · texte numérisé non relu

MAIA AUSTRALIS

PI. 2, fig. 1.

M. [usco-rubescerii ; testa sat fortiter tuherculata , anlice angustata, roslro brffoi tenninata , spinis hujus brevibus, minus

divergentibus guam M. squinadn et verrucosa; angulo anteriori

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marginis orbilaris superioris rotundato; pedunculis ocularibus cr assis; oculis brevibus; pedibus maxillaribus externis intus sub tiliter dmticulatis ; pedibus cxilibus, elongatis; abdornine lato, primo segmento in fœrnina antice cuspidato.

Long. 70 mülim., lat. 58 millim.

Cette espèce rappelle en petit le Maïa squinado ; elle ressemble beaucoup aussi au Maïa verrucosa , mais elle est plus bombée. D’un brun rougeâtre. La carapace entièrement couverte de tubercules mousses, assez forts , plus ou moins arrondis, est plus fortement rétrécie en avant que dans les M. squinado et verrucosa , avec les épines qui forment le rostre beaucoup plus courtes et bien moins divergentes. L’angle antérieur du boid orbitaire supérieur est très-arrondi et ne présente pas d épines comme cela a lieu pour les Al. squinado et verrucosa , si ce n est cependant un petit tubercule spiniforme situé à l’angle de ces organes; de plus, les pédoncules oculaires sont très-gros, et l’œil qu’ils supportent est très-court. Les bords latéro-antérieurs de la carapace sont armés de cinq épines bien moins allongées et surtout bien moins aiguës que dans les M. squinado et verrucosa , et dont la première constitue, comme dans ces espèces, l’angle orbitaire externe. La face inférieure du front est armée aussi de cinq épines, mais celles-ci sont très-petites et bien moins aiguës que dans les M. squinado et verrucosa-, l’épine inter-antennaire est moins recourbée en avant, et les deux placées de chaque côté et qui appartiennent a 1 article basilaire des antennes externes, sont bien moins dirigées en bas, surtout les épines internes ; à la base de celles-ci, on aperçoit deux ou trois petits tubercules épineux. Le second article des antennes est cylindrique et ne dépasse pas en longueur le troisième. Les pieds-mâchoires externes ne présentent rien de remarquable, si ce n’est cependant que les dents qui arment le bord interne du second article sont plus petites, plus nombieuscs, par conséquent bien moins espacées que dans les M. squinado et verrucosa. Les pattes de la première paire sont grêles, avec les troisième et quatrième articles présentant sur leur tranche supérieure quelques tubercules qui sont épineux sur le troisième article, mais mousses et arrondis sur le qua-

trième; le cinquième article, ainsi que le doigt mobile, sont grêles, lisses, allongés et comprimés. Les pattes sont grêles et plus allongées que dans les M- squinado et verrucosa. Quant à l’abdomen, il est aussi plus large, ayec le premier segment terminé en pointe , arrondi seulement dans sa partie médiane au lieu de l’être entièrement, comme dans les M ■ squinado et verrucosa. Tout le corps, comme dans ces espèces, est recouvert de poils crochus , mais ceux-ci sont bien moins allongés.

Nous ne connaissons pas le mâle de cette remarquable espèce qui a été prise dans les parages des îles Auckland, et qui rappelle les M. Squinado e\. verrucosa de nos côtes océaniques et méditerranéennes.

PI. 2, fig. 1. Maïa australis de grandeur naturelle. — 2, région antennairc, orbites , cadre buccal et pattes de la première paire vus en dessous. — 3 , pied-mâchoire externe. — t , antenne externe. — 5 , antenne interne.

Tribu des PARTHÉNOPIENS.

GENRE LAMBRÜS.

Lanch. — Cancer , Herbst.— Parthenopf. Lat.r.

LAMBM1S NODOSUS. f

Linné. — Carpilius Leach.

PI. i , üg. 2.

L. cinerco-jlavescens ; testa longiore quam latiore , rostro crasso , nonspinoso ; lateribus tantum tuberculatis , sat in/latis ; pedibus primi paris validis , fortiler tuberculatis , sübsequentibus lœvigatis ; tribus primis segmenlis abdominis sensiter iransversim carinalis penultimo in medio fortiter unituber culat o.

Long. 24 millim., lat. 22 milita.

Elle ressemble un peu au L. angulifrons , et vient se placer

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dans le voisinage de cette espèce. D’un cendré jaunâtre. La carapace, plus longue que large , est arrondie sur les côtes, et moins rétrécie en avant que dans le L. angulifrons. Le rostre, un peu plus allongé que dans cette espèce , est terminé à sa partie antérieure par une épine mousse plus grande et beaucoup plus épaisse que dans le L. angulifrons; la gouttière , dont le front est creusé en dessus, est longitudinale, comme chez cette espèce, mais elle est bien moins prolongée; de plus, le front est saillant , tuberculé sur les parties latérales au lieu d’être épineux. Les régions stomacale , cordiale , génitale et intestinale sont obscurément tuberculées; quant aux régions branchiales, qui sont très-renflées, elles sont seulement tubcrculées sur leur bord externe , au lieu d’être épineuses comme chez, le L. angulifrons. Les régions ptérygostomienneS , ainsi que le cadre buccal , sont lisses. Le second article des pieds-mâchoires externes est lisse. Les pattes de la première paire ont les bords externe et supérieur couverts de gros tubercules, tandis que leur partie inférieure et tout leur côté interne sont lisses ; le quatrième article est entièrement lisse ; le sixième article ou le doigt mobile est armé de gros tubercules à sa naissance; les pattes suivantes sont lisses et ne présentent rien de remarquable. Les trois premiers segments de l’abdomen sont fortement carénés transversalement; les suivants sont lissés, à l’exception du pénultième, qui présente dans sa partie médiane un tubercule fortement prononcé.

Ce Lambrus , dont nous ne connaissons que la femelle , est fort remarquable ; on le distinguera facilement des espèces connues par la forme de son rostre qui est assez saillant , par sa carapace qui , au lieu d’être épineuse , est. presque lisse , à quelques tubercules près que l’on aperçoit çà et là, et enfin par les pattes de la première paire qui, au lieu d’étre hérissées d’épines comme cela se remarque chez presque toutes les espèces de ce genre , sont au contraire couvertes de gros tubercules arrondis et très-saillants.

Cette espèce a été rencontrée à Rafles-Bay (côte nord-ouest de la Nouvelle-Zélande).

PI. 1 , flg. 2. Lambrus nodosus de grandeur naturelle. — a , carapace vue de profil b, pied-mâchoire externe.— c , antenne externe.

1 Cette figure n’est pas exacte , le rostre est beaucoup trop pointu , de plus il n’est pas épineux sur les parties latérales ; on a représenté les orbites épineuses, tandis qu’elles sont lisses chez l’individu type et qui a servi à faire cette figure; les tubercules des régions branchiales sont aussi beaucoup exagérés.

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Famiui des CYCLOMÉTOPES.

Tribu des CANCÉRIENS.

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