Dernier segment abdominal entier
C?Ç. Long. 4mm 1 /4— 4mm 5/4. Larg. 2mml/4— 2mm */8.
Ovalaire, d’un testacé plus ou moins foncé, plus ou moins rougeâtre, avec généralement la tête, l’extrémite des antennes, le disque du pronotum, le scutellum, une faible marge à la racine des élytres, la suture et les côtés latéraux, la poitrine, les côtés latéraux de l’abdomen ou simplement des taches sur celui-ci et sur les cuisses plus ou moins d’un brun noirâtres ; cette coloration varie du reste beaucoup dans cette espèce et l’on trouve tous les passages entre des individus à teintes plus pâles et d’autres à élytres et parties inférieures du corps entièrement noires. Tête assez fortement et densément ponctuée, peu convexe; antennes à premier article assez gros, second un peu plus petit, de moitié plus court, troisième plus petit que le second, mais cependant toujours un peu plus long que chez les espèces précédentes, de moitié seulement moins long que le second ; quatrième
LES DASCILLIDES.
subégal aux trois précédents réunis. Pronotum transverse, une fois plus large que long, rétréci et largement arrondi à son bord antérieur; bords latéraux finement rebordés, faiblement peltés, bord antérieur à peine sensiblement relevé en gouttière, bord postérieur largement bisinué, lobe médian grand, faiblement échancré au devant de l’écusson, finement rebordé ; disque assez convexe, fortement et densément ponctué, quelquefois subrugueux. Scutellum fortement, densément et subrugueusement ponctué, offrant quelquefois une petite impression punctiforme. Élytres faiblement plus larges à leur racine que la base du pronotum, presque cinq fois plus longues que lai, fortement et densément ponctuées, leur ponctuation plus ou moins confluente transversalement; dessus du corps à pubescence couchée plus ou moins serrée, le degré de densité de celle-ci correspondant toujours à la densité de la ponctuation des téguments. Dessous du corps assez densément et subaspérément ponctué, métasternum et ses épisternums un peu plus fortement que l’abdomen. Pattes finement ponctuées, finement pubescentes.
Espèce peu répandue dans notre bassin; Peney, St-Genis, Vandœuvres. Elle se rencontre dans une grande partie de l’Europe ; Tyrol, Pyrénées, Piémont, Italie, Sicile, Espagne, etc. Collections de Kiesenwetter, Gredler, Ch. Brisout, Ghevrolat, Stierlin, Tournier, etc.
Observations. J’ai dû réunir à cette espèce le H. trilineata, Chev., car sur les quatre exemplaires qu’a bien voulu m’envoyer M. Ch. Brisout de Barneville, il y en a deux qui ne diffèrent en rien des exemplaires de nos environs ; les deux autres ont, il est vrai, une ponctuation plus forte et plus serrée, mais jJai pu observer tous les passages à une ponctuation beaucoup plus fine, tandis que je n’ai trouvé aucune différence dans les caractères importants, tels que la longueur relative des articles des antennes, la conformation du dernier segment chez le mâle, la forme générale, etc. Cette espèce est du reste l’une des plus variables, la ponctuation quelquefois fine et éparse passe par tous les degrés à une ponctuation subrugueuse ; chez certains individus la coloration est presque en entier d’un testacé clair, chez d’autres plus foncée, et enfin quelques exemplaires ont les élytres entièrement d^un noir profond ; cette dernière variété est souvent confondue avec le vrai H. ftavicollis
LES DASC1LLIDES.
qui en diffère totalement par sa forme générale, sa ponctuation, etc.
A ce groupe appartiennent encore les quelques espèces suivantes, qui n’ont pas encore été rencontrées dans notre bassin.
H. Bonvouloïrii, Tournier.
(PL III, fig. 2.)
cf. Dernier segment abdominal largement et profondément échancré en un carré transversal. Ovalaire, d’un testacé obscur, avec l’extrémité des antennes, l’extrémité des élytres et le dessous du corps rembrunis. Tête fortement, mais peu densément ponctuée, ponctuation plus grosse près des yeux que sur le reste de sa surface. Pronotum une fois plus large que long, fortement transverse, grossièrement mais peu densément ponctué, largement arrondi antérieurement ; bords latéraux largement peltés, antérieur fortement relevé en gouttière, bord postérieur bisinué à lobe médian trèsfinement rebordé. Elytres à ponctuation assez forte et serrée, faiblement anastomosée transversalement. Métasternum et ses épimères fortement et aspérément ponctués, abdomen plus finement.
Long. 4mml/s>- Larg. 2mm.
$. Inconnue.
Alpes du Valais. Ma collection.
H. Haussmanni, Greffier.
(PI. H, fig. 10.)
Cyphon Haussmanni , Gredler, die Kæfer von Passeier, cahier 2, p. 65. — Helodes Haussmanni , de Kiesenw., Naturg. d. Ins. Deutschl., p. 402, 2.
cf. Dernier segment abdominal faiblement échancré à son extrémité, marqué devant l’échancrure d’un faible trait transversal. Pronotum obscur.
Ç . Dernier segment abdominal entier. Pronotum testacé.
Cf $. Long. 3mml/2 — 3ram3/4. Larg. 1 mm5/6.
Ovalaire, d’un testacé plus ou moins obscur, avec la tête, l’extrémité des antennes, le pronotum (cf seulement), l’extrémité des élytres et le dessous du corps noirâtres. Tête peu convexe, finement et assez densément ponctuée et pubescente. Pronotum une fois plus large que long, plus étroit à sa base que la racine des élytres, faiblement rebordé aux côtés latéraux et antérieur, celui-ci non relevé en gouttière ; finement et densément ponctué sur
LES DASCILLIDES.
sa surface. Elytres finement pubescentes, très-finement et densément ponctuées.
Alpes suisses. Tyrol. Collections de Kiesenwetter, Gredler, Stierlin et Tournier.
H. flavicollis, Kiesw.
De Kiesenwetter, Berlin. Ent. Zeitschr.-, 1859, p. 22. — Muls. et Rey, Col. de France, Brévicolles, p. 56. — Élodes Carolinæ , Tschapeck, Stett. Ent. Zeit., 1859, p. 425.
Cf- Dernier segment abdominal faiblement échancré à son extrémité.
9 • Dernier segment abdominal entier.
d 9 . Long 3mm */2. Larg. 2mm.
D’un ovale court, régulier. D’un beau noir, avec les antennes, le pronotum et les quatre pattes antérieures d’un testacé clair, rougeâtre brillant; pattes postérieures faiblement obscures ; tête noire, peu convexe, fortement et assez densément ponctuée. Antennes à premier article un peu épaissi, plus de deux fois plus long que le second ; troisième très-petit, très-difficile à voir, plus petit encore que chez le H. minuta, L. (exception curieuse dans ce groupe) ; quatrième plus long que les trois précédents réunis. Pronotum transverse un peu moins d’une fois plus large que long, largement arrondi antérieurement, avec les angles postérieurs droits, nullement obtus, bords latéraux étroitement peltés, bord antérieur finement rebordé et assez largement relevé en gouttière, disque convexe, surface très-finement, obsolètement ponctuée. Scutellum finement et densément ponctué. Elytres assez larges, régulièrement arrondies sur les côtés, à ponctuation forte, grosse, bien marquée, formée de points presque carrés et nettement séparés. Dessus du corps à pubescence grisâtre très-fine, courte et peu serrée.
Cette espèce est très-rare dans les collections ; je n’ai vu qu’un exemplaire appartenant à la riche collection de M. de Kiesenwetter. Elle ne peut être confondue avec aucune autre ; l’exiguïté du troisième article des antennes et la ponctuation des élytres la font facilement reconnaître.
L’exemplaire que j’ai sous les yeux provient de Turin ; il ne possède que les six premiers articles des antennes, qui tous sont rougeâtres ; il se pourrait cependant que les derniers soient enfumés. Plusieurs exemplaires à élytres noires, du H. marginata m’ont été communiqués sous le nom de cette espèce ; il est cependant facile de ne pas les confondre.
H. Gredleri, Kiesw.
(PI. II, fig. il.)
De Kiesenwetter, Naturgesch. d. Ins. Deutschl., t. IV, p. 719.
d . Dernier segment abdominal entier. D’un brun noirâtre foncé, les trois
LES DASCILLIDES. 41
premiers articles des antennes, la base du quatrième, un fin bord au pronotum et les quatre pattes antérieures testacés.
$. Dernier segment abdominal entier. D’un brun noirâtre foncé, les quatre premiers articles des antennes, la pronotum et les quatre pattes antérieures d’un testacé rougeâtre; pronotum quelquefois rembruni sur son disque.
cfÇ. Long. 3mm 3/4- Larg. 2mm.
Tête finement et densément ponctuée. Antennes à troisième article presque aussi long que le second. Pronotum court, transverse, un peu plus de deux fois plus large que long, un peu plus étroit à sa base que la racine des élytres, faiblement rebordé, étroitement et faiblement relevé en gouttière à son bord antérieur ; finement et densément ponctué, ponctuation un peu plus forte près des angles antérieurs. Elytres finement et assez densément ponctuées. Métasternum et ses épimères un peu plus fortement ponctués que l’abdomen, qui l’est très-finement et très-densément. Partie supérieure du corps à pubescence fine et peu serrée.
Alpes suisses, Tyrol. Collections de Kiesenwetter, Gredler, Chevrolat et Tournier.
Observations. La femelle de cette espèce a quelque analogie de forme et de couleur avec l’espèce précédente, mais elle sera toujours, facile à reconnaître par la ponctuation des élytres, qui est bien différente.
Genre 3. MIGROCARA, Thoms.
Thomson, Scandin. Coléop., t. I, p. 107.
Corps ovale, oblong. Labre transverse, tronqué à son bord apicial. Mandibules assez larges, assez brusquement amincies au sommet, où elles sont recourbées en une pointe dure (PI. II, fig. 12 c). Mâchoires à deux lobes ; l’interne plus court que l’externe, assez longuement et densément cilié sur son bord interne; l’externe plus grand, finement et peu densément pubescent à son sommet, qui est largement échancré et terminé en deux pointes tronquées (PI. II, fig. 12 a). Palpes maxillaires à dernier article acuminé au sommet, plus long que le troisième, subégal au second (PI. II, fig. 12 a). Palpes labiaux à second article allongé, largement creusé en cuiller sur sa face interne, le troisième ar-
LES DASC1LLIDES.
ticulé perpendiculairement dans la partie concave près de la base du second, petit, épaissi à son extrémité, qui est coupée en biais et faiblement creusée (PL II, fi g. 12 b). Languette transverse, faiblement cordiforme, à bord antérieur horizontal, sinué et faiblement échancré en angle dans son milieu; angles antérieurs faiblement produits en une pointe obtuse un peu tournée en dehors (PL II, fig. 12 b). Yeux grands et saillants. Antennes filiformes, à premier article fortement épaissi, les suivants plus grêles, subcylindriques ; le second court, le troisième deux fois aussi long que celuici, le quatrième plus long que les deux précédents réunis, de très-peu plus long que le cinquième ; celui-ci et les suivants subégaux (PL II, fig. 12 d).
Pronotum fortement transverse, rétréci et largement arrondi en avant, faiblement pelté sur ses bords et largement bisinué à sa base. Écusson ogival de grandeur moyenne. Élytres suboblongues, à épaules peu saillantes. Lame des hanches postérieures subconiquement prolongée en dedans, réduite en dehors à un mince filet presque nul. Abdomen de cinq segments apparents, quatrième et cinquième ventraux subombiliqués chez le mâle. Pattes médiocres ; tarses beaucoup plus courts que les tibias à deux premiers articles tronqués au sommet, non déprimés en dessus ; tarses postérieurs à premier article allongé tandis qu’il est oblong dans les autres, toujours plus court cependant que les suivants réunis ; le quatrième profondément bilobé ; le dernier, un peu plus long que celui-ci, est étroit et terminé par deux griffes simples.
Deux espèces composent ce genre. Les mœurs de ces insectes paraissent moins hygrophiles que celles du genre précédent. Cependant, quoiqu’on les rencontre le plus souvent dans les forêts ou à leur lisière, sur les feuilles des
LES DASCILLIDES.
végétaux, on les capture aussi sur les bords des fossés et des marais, sur les feuilles des saules. Ce genre, rejeté par Jacquelin du Yal dans son Généra des Coléoptères d’Europe, est assurément des mieux caractérisés ; la forme de ses palpes labiaux le sépare nettement des genres avec lesquels il a le plus d’affinité.
TABLEAU DES ESPÈCES DU
Genre MICROCAR A. Tlioms.
A. Prono tum un peu plus de deux fois plus large que long, à côtés
latéraux arrondis, angles postérieurs obtus. Elytres aspérément, fortement et densément ponctuées . . . . 1. Testaceci, Lin.
B. Pronotum plus de deux fois et demi plus large que long, à côtés latéraux et angles postérieurs plus arrondis. Elytres peu fortement et peu densément ponctuées. . . 2. Bohemanni. Mannerh.
M. TESTACEA, Lin.
(PI. II, fig. 12.)
Gàlleruca livida , Fabr., Eut. syst. El. t. I, pars 2, p. 217. — Cistela pallida , Panz., Faim. Germ., fasc. 8, f. 7. — Cistela tenella , Oliv., Ent. t. III, n° 54, p. 9, 11, pl. 1, fig. 15 a. — Cyphon pallidus , Payk., Faun. Suec., t. II, p. 118, la. — Cyphon lividus , Fabr., Syst. El., t. I, p. 501, 2.
— Gyllenh., Ins. suec., 1. 1, p. 367, 2. — Elodes livida , Guérin, Sp. et le., n° 9, p. 3, fig. 1, 2, 3. — Kedtenbacher, Fauna Austr., 2e édit., p. 517, 564, 1. — Microcara livida , de Kiesw., Ins. Deutschl., t. IV, livr. 3, p.407.
— Muls. et Rey, Col. de France, Brévicolles, p. 59, 1.
Var. a. Disque du pronotum et élytres plus ou moins rembrunis. Cyphon obscurus, Stephens, 111. Brit. Ent., t. III, p. 285.
Quatrième et cinquième segments de l’abdomen offrant en dessous un ombilic sétifère (Pl. II, fig, 12/*, 12 é).
Ç. Segments ventraux lisses, sans ombilic.
C?Q. Long. 5mm— 5mm %. Larg. 2mm */2 — 3mi".
Ovalaire, d’un testacé plus ou moins clair, avec parfois les huit
derniers articles des antennes, le disque du pronotum et les élvtres plus ou moins rembrunis; surface assez densément recouverte d’une pubescence d’un gris jaunâtre clair, courte, fine et couchée. Tête faiblement infléchie, peu visible vue de dessus, étant cachée par la partie antérieure du pronotum qui avance au-dessus d’elle en forme de capuchon ; transverse, finement et densément ponctuée, offrant entre les yeux un peu au-dessus de l’insertion des antennes deux fossettes arrondies peu profondes, superficielles. Pronotum faiblement plus étroit que les élytres à leur racine, fortement transverse, un peu plus de deux fois plus large que long, côtés latéraux largement peltés, bord antérieur sensiblement relevé en gouttière, bord postérieur bisinué avec les angles obtus légèrement dirigés en arrière comme pour embrasser la racine des élytres ; surface finement et densément ponctuée. Ecusson subaspérement ponctué. Elvtres à épaules arrondies, peu saillantes, leur plus grande largeur un peu après le milieu, assez fortement, densément et aspérément ponctuées ; ponctuation faiblement confluente transversalement; un vestige de strie juxta-suturale, mieux marqué postérieurement, et quelques faibles traces de côtes longitudinales sur le disque. Dessous du corps également, très-finement et très-densément ponctué, très-finement pubescent. Pattes peu allongées, finement pubescentes.
Cette espèce est peu répandue dans notre bassin. Peney ; pied du Salève ; Châtelaine. Sur les chênes et les saules.
France, Allemagne, etc.
Observations. Les individus à pronotum entièrement testacé considérés comme type de l’espèce devraient plutôt en constituer la variété, car les échantillons bien développés et ayant atteint toute leur coloration ont toujours le disque du pronotum plus ou moins rembruni longitudinalement.
M. Bohemanni, Mannerheim.
(PL II, fig. 13, 13 a, 13 b.)
Cyphon Bohemanni , Mannerheim, Bull. d. Nat. Mosc., 17, 10, 6. — De Kiesenwetter, Naturg. d. Insect. Deutschl., p. 407.
Long. 4mra 3/4. Larg. 2mm 3/4— 2mm 5/6.
Cette espèce ne différant de la précédente que par quelques points essentiels, je me contenterai d’énumérer les caractères qui la feront facile-
LES DASCILL1DES.
ment reconnaître. Coloris pareil à celui de la M. testacea Lin. ; pronotum cependant plus flave, plus livide; aspect général plus brillant. Forme un peu plus courte et plus large ; fossettes de la tête, entre les yeux, réunies et formant une très-faible dépression transverse. Pronotum plus court, plus large, moins visiblement relevé en gouttière à son bord antérieur, à angles postérieurs beaucoup plus arrondis, ceux-ci nullement prolongés en arrière et par suite formant avec les élytres un angle rentrant beaucoup plus profond. Élytres moins fortement et moins aspérément ponctuées.
M. de Kiesenwetter a bien voulu me communiquer un exemplaire de cette espèce provenant de M. Bohemann.
Suède. Alpes suisses. cT et $ de ma collection.
Observations. Le seul mâle que je possède de cette espèce est presque de moitié plus petit que sa femelle avec laquelle je l’ai pris en copulation. C’est à tort que M. Mulsant pense que cette espèce est une variété de la précédente ; la forme de son pronotum, la ponctuation des élytres et enfin l’ombilic antérieur qui, dans le seul mâle que j’ai sous les yeux, est moins profond, plus élargi et moins limité que dans la M. testacea , L. font facilement reconnaître cette espèce. L’exemplaire femelle qu’a bien voulu me communiquer M. de Kiesenwetter est un peu plus petit que la femelle que j’ai capturée dans les Alpes du Valais, mais toujours passablement plus grande que le mâle. C’est par erreur que dans la figure (PL II, fig. 13 b) montrant les poils criniformes des ombilics , l’on a représenté la sétulosité antérieure courbée; elle doit être droite, faiblement couchée, tandis que la postérieure est recourbée.
Genre 4. PRIONOCYPHON, Redt.
Redtenbacher, Faun. austr. 2e édit., p. 517.
Corps en ovale très-court, convexe. Tête grande, transverse, presque infléchie ; épistome formant un faible rebord membraneux; labre transversal, convexe; mandibules falciformes, peu saillantes, recourbées au sommet en une pointe aiguë, unidentées vers le milieu de leur bord interne; mâchoires à lobes simples et courts ; palpes maxillaires à dernier article presque égal au deuxième, plus long que le troisième, subfusiforme ; palpes labiaux à deuxième article allongé, troisième implanté perpendiculairement près de la base au côté interne du précédent, petit, presque cylindri-
LES DASCILLIDES.
que, obtus. Yeux saillants, grands, presque arrondis. Antennes assez allongées, passablement fortes, à premier article beaucoup plus gros que les suivants, dilaté intérieurement en forme d’oreillette (PI. III, fig. 3 a) les deuxième et troisième très-petits, le deuxième subglobuleux ; quatrième à dixième plus grands, subcomprimés et en dents de scie intérieurement ; le dernier presque fusiforme. Parties inférieures de l’abdomen avec cinq segments visibles. Pattes assez courtes ; tibias assez forts, visiblement arqués près de leur base; tarses plus courts que les tibias, à premier article assez allongé à peu près aussi long que les trois suivants réunis dans les tarses antérieurs et intermédiaires, et aussi long que ces trois mêmes 'articles dans les tarses postérieurs ; second article presque triangulaire ; troisième un peu transversal; quatrième plus large que les précédents, profondément bilobé; dernier épaissi à son extrémité et terminé par deux griffes simples.
La seule espèce qui rentre dans ce genre se tient pendant le jour sur les chênes, principalement sur ceux qui sont cariés et habités par les fourmis; elle en sort le soir, et fuit la lumière trop vive.
P. SERRICORNIS, Müll.
(PI. III, fig. 3.)
Cyphon serricornis, Müller, in Germ. Mag. t. IV, p. 221, 20. — Cyphon serraticornis , Gyllenhall, Ins. Suec., t. IV, suppl. p. 347. — Cyphon Chrysomeloides , Stephens, 111. Brit. Eut., t. III, p. 283. — Modes serricornis , Guérin, Spec. et Icon., iiv. 3, n° 9, p. 9, 13, fig. 15, 16. — Prionocyphon serricornis , Redtenbacher, Fauna austr., 2e édit., p. 518. — De Kiesenwetter, Ins. Deutschl., t. IV, livr. 3, p. 417. — Muls. et Rey, Coléopt. de France, Brévicolles, p. 99, 1.
cf . Antennes un peu plus longues que la moitié de la longueur
LES DASCILLIDES.
du corps ; articles quatre à dix triangulaires, aiguëment dentés en scie.
J. Antennes un peu plus courtes que la moitié de la longueur du corps ; articles quatre à dix suballongés, obtusément dentés en scie.
C?$. Long. 2mm 3/4— 4mm. Larg. 2mrn— 3mm
Corps très-court, suborbiculaire, convexe; en entier d^un teslacé clair, brillant, finement et peu densément recouvert d’une pubescence .jaunâtre un peu dressée. Tête large, transverse, imperceptiblement pointillée, offrant entre les yeux deux petites impressions faibles et souvent peu visibles; bouche testacée, palpes un peu plus pâles. Yeux grands, assez convexes, noirs. Antennes finement pubescentes ; premier article gros, cilié et dilaté intérieurement en une oreillette arrondie ; le deuxième petit, subglobuleux ; le troisième encore plus petit ; les quatrième à dixième triangulaires ou un peu allongés ; le dernier obtus au sommet, subfusiforme. Pronotum fortement transverse, un peu plus étroit que les élvtres, une fois et demie plus large que long, un peu déclive en avant latéralement : bord antérieur légèrement sinué sur les côtés, faiblement, mais largement arrondi dans son milieu ; bord postérieur bisinué, largement arrondi en un grand lobe dans son milieu; bords latéraux un peu obliques, presque droits, faiblement déprimés devant les angles antérieurs qui sont un peu arrondis, les postérieurs plus largement. Scutellum grand, triangulaire, faiblement convexe, lisse. Elvtres très-courtement ovalaires, of- ' frant près de la suture une très-faible trace de strie, et sur toute leur surface une ponctuation forte, grosse, peu serrée; elles sont de même couleur que les autres parties du corps, mais souvent par transparence elles sont obscures avant leur extrémité. Dessous du corps et pattes d’un testacé brillant finement pubescent.
Cette espèce n’est pas très-rare dans nos environs. Peney, Vernier, Bossey, Versoix, etc. Elle se trouve aussi dans le Valais où elle a été capturée par M. Victor de Gautard, dans le Jura bernois, où l’a récoltée M. B. Jacob, et dans la plus grande partie de la France, de l’Allemagne, etc.
Observations. Les exemplaires qui proviennent des Alpes et du Jura sont de taille plus forte et comparativement un peu moins
LES DASCILLIDES.
convexes que ceux que j’ai récoltés clans la plaine; je n’ai pu y voir cFautres différences.
Genre 5. GYPHON, Payk.
Paykull, Faun. Suec., t. II, p. 117.
Corps d’un ovale allongé, ovale oblong ou ovalaire. Tête très-peu saillante vue de dessus, cachée sous le pronotum jusque auprès des yeux, transverse, verticale ou sub verticale, promptement rétrécie devant l’insertion des antennes; labre transverse; mandibules peu saillantes, falciformes, épaissies à leur base et armées à leur côté interne d’une dent plus ou moins longue, plus ou moins aiguë (PL III, fig. 16 a, 16 b); mâchoires à deux lobes, l’externe plus grand, densément cilié à son extrémité, l’interne plus petit, crénelé à son bord interne où il est, ainsi qu’à son extrémité, assez longuement cilié (PL III, fig. 16 c); palpes maxillaires de quatre articles, le premier un peu plus court que chacun des suivants, ceux-ci subégaux, le dernier oblong acuminé (PL III, fig. 16c); palpes labiaux à second article plus épais que le précédent, le dernier subovalaire, allongé, légèrement sinué à son côté externe (PL III, fig. 16 d); languette élargie antérieurement, avec ses angles un peu saillants, arrondis; menton corné, presque carré, un peu plus étroit antérieurement (PI. III, fig. 16 d). Yeux assez grands, un peu saillants. Antennes filiformes, assez grêles; premier article plus ou moins gros, mais toujours plus gros que le suivant, qui est moins épais, oblong; troisième passablement plus mince que le précédent, plus court, aussi long ou plus long que lui; le quatrième le plus long de tous; les suivants
LES DASCILLIDES.
subégaux entre eux; le dernier subfusiforme. Pronotum fortement transverse, non relevé devant et de niveau avec le vertex; bord antérieur sinué sur ses côtés et largement arrondi dans son milieu ; bord postérieur faiblement sinué de chaque côté; bords latéraux plus ou moins déclives, venant comme enserrer la tête jusque derrière les yeux. Scutellum médiocre, ogival. Elytres oblongues, ou ovales oblongues, plus ou moins arrondies au sommet. Lames des hanches postérieures brièvement et faiblement obconiques intérieurement, fortement et graduellement rétrécies extérieurement. Segments ventraux au nombre de cinq apparents. Pattes peu allongées ; tarses visiblement plus courts que les tibias ; premier article plus court que les suivants réunis, oblong dans les tarses antérieurs et intermédiaires, allongé dans les postérieurs ; deuxième plus court que le premier, mais un peu plus long que le suivant ; celui-ci presque transversal; le quatrième profondément bilobé et plus large que le précédent ; le dernier grêle, armé de deux petites griffes simples.
Les espèces de ce genre sont assez nombreuses et vives; on les trouve pendant l’été, sur les plantes qui entourent les étangs, les ruisseaux, et les marais ; pendant l’hiver quelques-unes d’entre elles s’abritent sous les mousses et les lichens qui croissent sur les troncs des arbres environnant ces stations.
TABLEAU DES ESPÈCES
DD
Genre CÏPIIOYI, Pajk.