‹ Description des Dascillides du Bassin du LémanChapitre 28 sur 42 · C. grandis, Tourn · texte numérisé non relu

C. grandis, Tourn

(PI. III, fig. 8.)

cT- Taille plus petite, forme générale un peu moins déprimée en dessus.

Long. 2mm7/s- Larg.

$. Taille plus grande, forme générale passablement plus déprimée en dessus.

Long. 3mm V* — 3mml/2. Larg. 2 mml/2.

cT 9 • Ovalaire, légèrement parallèle sur les côtés ; d’un testacé brunâtre; tête, antennes, pronotum, région scutellaire et pattes d’un testacé rougeâtre ; élvtres noirâtres ; peu densément recouvert en dessus d’une pubescence jaunâtre, soyeuse, longue et dressée. Tête brillante, finement et densément pointillée, marquée sur le front, entre les yeux, d’une faible dépression tranverse ; troisième article des antennes presque de moitié plus court que le second. Pronotum transverse, un peu plus de deux fois plus large que long, déclive sur ses côtés latéraux qui sont faiblement relevés et rebordés ; bord antérieur faiblement éch ancré de chaque côté, largement arrondi dans son milieu, bord postérieur bisinué, à lobe médian large, arrondi, finement bordé ; disque presque lisse, n’offrant qu’une ponctuation à peine distincte, cette ponctuation forte, bien visible, serrée, mais non confluente sur les bords latéraux, surtout à la partie antérieure, derrière les yeux ; angles antérieurs pointus, les postérieurs obtus. Scutellum grand, faiblement convexe, lisse. Elytres faiblement déprimées sur la région scutellaire, les trois vestiges de côtes mieux marqués que dans les espèces précédentes ; ponctuation fine, serrée sur la région scutellaire, mais moins fine cependant que chez la femelle du C. coarctatus , Payk. ; forte, grosse, bien marquée entre les vestiges de côtes, où elle est encore plus forte que chez la femelle du C. nitidulus , Thoms., mais disposée de même et non confluente.

LES DASCILLIDES.

Dessus du corps finement pubescent, métasternum fortement ponctué, abdomen très-finement. Pattes finement pubescentes.

Je ne possède de cette espèce que deux exemplaires, un mâle et une femelle, trouvés en juillet, en fauchant les herbes qui croissent dans une source d’eau très-froide. Peney, près. Genève.

Observations. Cette espèce a un peu le faciès de la femelle du C. coarctatus , Payk., mais elle s’en distingue facilement par la dépression moins forte des élytres sur la région scutellaire, les côtes plus saillantes, la ponctuation plus forte, plus grosse, moins serrée, la pubescence plus longue, droite, la longueur relative du troisième article des antennes, etc.

G. Künckeli, Muls. et Rey.

Cyphon Kün'cMi, Mulsant et Rey, Coléopt. de France, Brévicolles, p. 73, 4.

Long. Larg. lram,/2.

Ovalaire oblong , assez convexe ; élytres marquées d’une dépression transverse sur la région scutellaire. D’un brun roussâtre assez brillant, vertex rembruni, élytres flaves, antennes et pattes d’un testacé pâle ; couvert en dessus d’une pubescence hérissée assez serrée, droite, non frisée, jaunâtre. Tête assez brillante, très-finement pointillée, finement pubescente; troisième article des antennes presque aussi long que le second. Pronotum transverse, plus de deux fois plus large qu’il n’est long dans son milieu, déclive sur ses côtés latéraux qui sont faiblement relevés et finement rebordés ; angles antérieurs et postérieurs faiblement arrondis, bord antérieur sinué de chaque côté, largement arrondi dans son milieu ; bord postérieur faiblement bisinué , à lobe médian largement arrondi , faiblement rebordé; disque convexe, très-obsolètement pointillé, à ponctuation un peu plus forte sur les bords latéraux. Scutellum peu pubescent, obsolètement pointillé. Elytres finement et densément ponctuées sur la région scutellaire dans une dépression transverse, plus fortement et plus grossièrement ponctuées entre les vestiges de côtes. Dessous du corps finement pubescent, finement pointillé ; totalement d’un brun de poix brillant. Pattes finement pubescentes.

Zermatt. Un exemplaire. Collection Künckel.

Observations. La ponctuation des élytres dans cette espèce tient le milieu entre celle de la femelle du C. coarctatus , Payk. et celle de la femelle du C. nitidulus, Thomsom. C’est à tort que MM. Mulsant et Rey indiquent la pubescence comme frisée ; ils se sont laissés induire en erreur par la poussière qui, s’étant agglomérée à l’extrémité de la longue pubescence qui

LES DASCILLIDES.

recouvre les téguments fait paraître les poils comme frisés à leur extrémité lorsqu’on les voit à un faible grossissement ; mais je me suis assuré sur le type même qu’a bien voulu me communiquer M. Künckel que cette pubescence est simple comme chez les autres espèces du genre. Le seul exemplaire connu m’a paru être une femelle.

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