C. variabilis, Thunb
(PL IV, fig. 3, 9, 4, Cf.)
Cantharis variabilis, var., Thunberg, Mus. Ups., t. IV, p. 54. — Cistela pubescens , Fabricius, Syst. El., t. I, p. 502, 4. — Oyphon pubescens, Gyllenhall, Ins. Suec., t. I, p. 369, 4. — Elodes variabilis, Guérin, Spec. et Icon., liv. 3, n° 9, p. 4, 5, f. 12, 13. — Cyphon variabilis, Redtenbacher, Fauna Austr., 2e éd., p. 518, 2. — (9). De Kiesenwetter, Jtns. Deutschl., t. IV, p. 412, 4. — Mulsant et Rey, Coléopt. de France, Brévicolles, p. 74, 5. — (cf). Cyphon nigriceps, de Kiesenwetter, Ins. Deutschl., t. IV, liv. 3, p. 413, 5. — Mulsant et Rey, Coléopt. de France, Brévicolles, p. 79, 7.
cf . Convexe, d’un ovale assez court; élytres fortement et assez grossièrement ponctuées, leur ponctuation plus forte encore sur la base.
Long. 2mm 2/s — 3mm. Larg. lm,n */2 — lmm 7/s.
9- Un peu moins convexe, d’un ovale plus allongé, assez parallèle sur les côtés ; élytres finement et assez densément ponctuées.
Long. 3mra 3mm '/2. Larg. lmm lmm 5/e*
cf 9 • Ovalaire ; élytres sans vestiges de côtes longitudinales. D’un testacé plus ou moins rougeâtre, avec la tête et l’extrémité des antennes plus ou moins enfumées, plus ou moins noirâtres, dessous du corps brun clair, brun foncé et souvent presque noir, pattes testacées, cuisses parfois plus foncées ; couvert en dessus d’une pubescence fine, très-courte, couchée, d’un gris jaunâtre clair. Tête mate, surtout chez la femelle, finement, densément, subgra-
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nuleusement ponctuée, finement et assez densément pubescente; testacée, ou testacée avec le vertex brunâtre, cette dernière couleur s’étendant souvent sur la tête entière, qui devient alors d’un brun foncé ou presque noire; troisième article des antennes sensiblement plus long que le second. Pronotum généralement d’un testacé rougeâtre vif, mais souvent fortement enfumé par places, transverse, plus de deux fois plus large que long, très-finement et très-densément pointillé sur sa surface, plus fortement et encore plus densément sur ses côtés latéraux, surtout près des angles antérieurs où la ponctuation le rend plus ou moins mat ; bords latéraux déclives, faiblement rebordés, visiblement arrondis, angles antérieurs obtus, postérieurs très-faiblement arrondis; bord antérieur faiblement sinué de chaque côté, largement arrondi dans son milieu, bord postérieur visiblement bisinué, très-finement rebordé, lobe médian grand, largement arrondi. Scutellum rougeâtre, brun, ou presque noir; peu brillant, densément et finement ponctué. Elytres du mâle quatre fois et demie plus longues que le pronotum, très-faiblement parallèles sur les côtés, fortement et peu densément ponctuées, surtout à la base, leur ponctuation grosse, bien séparée, les épaules peu arrondies ; chez la femelle les élvtres sont cinq fois plus longues que le pronotum, assez parallèles sur la plus grande partie de leur longueur, à épaules moins saillantes, plus arrondies et ne formant presque pas d’angles rentrant avec le pronotum ; leur ponctuation est plus fine, plus serrée, à peine plus forte à la base que sur le reste de leur surface. Dessous du corps plus ou moins clair ou foncé, finement et densément pointillé, très-finement pubescent. Pattes finement pubescentes.
Cette espèce est très-commune dans tout le bassin du Léman; elle se trouve toute l’année, principalement pendant l’été sur les roseaux qui bordent les étangs, en hiver contre le tronc des arbres, sous leur mousse, etc. Miolan, Vandœuvres, Peney, le Bois des Frères, Meyrin, Crevin, etc. Elle est également très-répandue en France, en Allemagne et se trouve jusqu’en Sicile, en Dalmatie, dans la Russie méridionale, etc.
Observations. Je réunis les C. variabilis , Thunb. et G. nigriceps, Kiesw., ce dernier n’étant que le mâle du premier. En juillet de Fannée dernière, j’avais capturé sur les bords d’un étang un grand nombre de Cyphon dans lesquels je fus frappé de ne trouver que
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ces deux espèces en nombre à peu près semblable ; les observant sur les roseaux, je reconnus qu’elles vivaient ensemble dans les meilleurs termes et la plus intime connaissance; je me doutai alors qu’elles pourraient bien rf être que les deux sexes de la même espèce et me proposai de les étudier de nouveau dans la même saison. Je n’eus pas à attendre aussi longtemps; par Fun des beaux jours de mars je trouvai deux Cyphon, sans doute hivernes, qui s’apprêtaient à se mettre en copulation; je les mis seuls dans un tube afin de ne point les confondre avec d’autres, et je reconnus que dans ces deux sujets l’un était un C. variabilis 9, l’autre un C. nigriceps