‹ Description des Dascillides du Bassin du LémanChapitre 8 sur 42 · Stearns, Fairm · texte numérisé non relu

Stearns, Fairm

LES DASCILLIDES.

D. cervinus, Linné.

(PI. Il, fig. 1 et 2.)

cf 9 Chrysomela cervina, Linné, Syst. nat., 10e édit., t. I;p. 376, 73. — Id., 12e édit., 1. 1, p. 602, 115. — 9 Cistëla cervina , Fab., Syst. entom., p. 116, 1. — Id., Hist. syst., t. II, p. 42, 1. — 9 Cistela cinerea , Fab., Spec. Insect., t. I, p. 146. — Id., Ent. Syst., I, II, p. 42, 2. — cf 9 Cistela cervina, Oliv., Ent., t. III, p. 4, 1, N° 54, pl. I, fig. 2 a. — cf 9 Atopa cervina , Payk., Faun. Suec., t. II, p. 116, 1. — Gyll., Ins. Suec. t. I, p. 373, 1. — cf Dascillus cervinus , Latr., Hist. nat., t. VIII, p. 387. — Guérin, Icon. et Spec. fasc. n° 13, 1. — Dascillus cinereus (9)? loc. cit. aux var. précéd., Guérin, loc. cit. nos 13, 2. — cf9 Dascillus cervinus , Latr., Gen. Crust., t. I, p. 252, 1, pl. 7, fig. 11. — L. Redtenb., Fauna austr., 2e édit., p. 516. — Kiesenwetter, Ins. Deutschl., t. IV, p. 393. — Mulsant et Rey, Col. de France. Brévicolles, p. 42, pl. I, fig. 1-6.

cf . Allongé, subparallèle, noirâtre ou plus ou moins brunâtre; densément recouvert d’une pubescence courte, couchée, d’un gris verdâtre. Antennes un peu plus longues que chez la femelle.

Long. 10-1 lmm. Larg. 4mm ’/2.

Ç . Allongée, oblongue, plus élargie, un peu moins parallèle que le mâle; d’un rouxtestacé, rembruni sur la tête, le pronotum et les parties inférieures du corps ; couverte d’une pubescence courte, couchée, d’un gris jaunâtre.

Long. llmm. Larg. 4mm3/4.

cf 9- Tête inclinée, peu convexe, densément et finement pubescente, marquée d’une impression sinueuse transverse entre les yeux et d’une faible carène longitudinale qui est quelquefois lisse en avant ; fortement et grossièrement ponctuée, surtout sur le vertex, presque lisse au fond de l’impression transverse. Labre transverse, offrant en avant quatre longs poils criniformes; mandibules ponctuées et pubescentes à leur racine , glabres et lisses à leur extrémité, où elles sont d’un rougeâtre un peu plus clair qu’à la base. Palpes maxillaires et labiaux plus ou moins obscurs, extrémité du dernier article des maxillaires toujours plus clair. Antennes un peu plus longues que la moitié du corps chez le mâle, un peu plus courtes chez la femelle, finement pubescentes; premier article

LES DASCILL1DES.

épaissi, deuxième de moitié plus court, troisième plus long que les deux précédents réunis, presque d’un tiers plus long que le quatrième ; celui-ci et les suivants presque d'égale longueur. Yeux assez proéminents. Prothorax transverse, une fois moins long que large, assez convexe , finement et densément ponctué , rétréci en avant, angles antérieurs fortement arrondis, les postérieurs prolongés en angle et dirigés en dedans ; bords latéraux assez largement rebordés, l’antérieur très-faiblement; le postérieur bisinué ; lobe scutellaire échancré; disque densément pubescent sur toute sa surface, offrant un très-faible sillon longitudinal. Scutellum en triangle arrondi, impressionné, finement et densément ponctué, densément pubescent. Elytres subparallèles chez le mâle, un peu plus ovalaires chez la femelle, finement subcoriacées, largement impressionnées aux épaules à côté des angles huméraux; vaguement ponctuées en lignes, substriées , avec les interstices alternes légèrement relevés ; densément recouvertes de poils couchés cachant la couleur foncière. Dessous du corps finement et densément ponctué, densément pubescent à l'exception d’un faible sillon longitudinal sur la ligne médiane du métasternum qui est lisse, brillant et dénudé. Pattes robustes finement pubescentes.

Cette espèce est répandue dans les Alpes et le Jura. Le Reculet, la Dole, etc. J’ai toujours trouvé le mâle moins abondant que la femelle.

A ce genre appartiennent encore les deux espèces européennes suivantes :

D. elongatus, Fald.

Faldermann, Fauna Entom. Trans-Caucasica. Coleopt. pars I, p. 188. — Guérin. Icon. et Spec. fasc. n° 13, 3.

Long. 10mm. Larg. 3mm3/4-

Allongé, subparallèle, d’un brun noirâtre ; entièrement, densément et trèsfinement pubescent. Tête presque comme chez le D. Cervinus, L. ; pronotum encore plus transverse, plus fortement rebordé à ses côtés latéraux, les postérieurs un peu moins proéminents. Elytres plus de cinq fois plus longues que le pronotum, à fossettes humérales moins marquées ; interstices alternes beaucoup moins relevés, ce qui les fait paraître plus régulièrement unis. Antennes à deuxième article un peu plus long que la moitié du précédent, troisième à peu près de même longueur que les deux précédents réunis, à peine plus long que le quatrième.

Cette espèce se distingue facilement par sa forme allongée, plus parallèle et la longueur relative des quatre premiers articles des antennes.

Russie méridionale et Caucase. Ma collection.

D. sicanus, Fairm.

Fairmaire, Annal. Ent. de France, 1861, p. 582, 13.

Long. 10mm. Larg. 3mm5/.4-

Allongé, d’un brun noirâtre, assez brillant ; peu densément recouvert d’une pubescence très-fine. Tête très- densément ponctuée, offrant sur le front une fine carène longitudinale lisse ; antennes à second article très-peu moins long que le premier, troisième un peu plus long que les deux précédents réunis, à peine d’un quart plus long que le quatrième. Pronotum transverse à peine de moitié aussi long que large, offrant dans son milieu une fine et faible carène longitudinale, bords latéraux assez largement rebordés, bord antérieur étroitement, angles antérieurs peu arrondis, presque en angle obtus, postérieurs faiblement prolongés postérieurement en un angle peu rentrant ; superficie finement et densément ponctuée, la ponctuation plus forte et presque rugueuse sur les côtés. Scutellum assez largement et transversalement impressionné. Elytres très-finement subrugueuses, offrant des lignes mal limitées de points bien marqués et simulant des stries ; intervalles très-faiblement relevés.

Sicile. Ma collection.

Observations. Dans l’exemplaire mâle que je possède je ne retrouve pas les bandes pubescentes suturales et marginales dont parle M. Fairmaire ; cependant, mon exemplaire étant très-frais, a évidemment toute sa pubescence; je ne puis malgré cela le séparer de cette espèce, dont il offre tous les caractères. La femelle m’est restée inconnue.

Tribu 2. CYPHONITES

Tête verticale on infléchie, peu saillante. Prothorax obliquement coupé en dessous, propectus perpendiculaire, réduit à un mince filet au-devant des hanches antérieures. Ventre avec au moins cinq segments visibles. Tarses assez grêles, sans lamelles.

LES DASCILLIDES.

Genre 2. HELODES, Latr.

Elodes , Latreille, Précis des caract. gén., p. 44.

Corps ovale oblong, plus ou moins allongé. Labre transversal. Mandibules falciformes finement ciliées intérieurement (PI. II, fig. 3 d). Mâchoires à deux lobes simples coriacés, densément velus au sommet, l’externe un peu plus long que l’interne, celui-ci cilié à son bord intérieur (PL II, fig. 3 a) ; palpes maxillaires à second article un peu plus long que le troisième, presque égal au dernier, celui-ci presque sécuriforme, obliquement et longuement coupé en dedans, ce qui le rend presque acuminé à son sommet (PL II, fig. 3 a). Menton faiblement plus large en avant qu’en arrière, presque carré, coriace; languette saillante, élargie antérieurement, entière, angulée en avant dans son milieu (PI. II, fig. 3 b). Palpes labiaux à second article long, prolongé en dehors, dernier plus petit, épaissi à son sommet et inséré perpendiculairement au côté interne du second, un peu avant le milieu de sa longueur (PL IL fig. 3 b). Antennes filiformes, longues, à premier article assez grand, plus épais que les suivants, second et troisième petits, le quatrième le plus long, les suivants un peu plus courts que lui, presque égaux entre eux (PL II, fig. 3 c). Lames des hanches postérieures longuement et subconiquement prolongées en dedans, promptement et très-fortement rétrécies en dehors, où elles sont réduites à un mince filet qui disparaît même complètement. Pattes simples, premier article des tarses allongé, quatrième bilobé, dernier petit.

LesHelodes vivent dans les prairies humides, sur le bord des petits ruisseaux ou des étangs où on les capture en fau-

chant avec un filet les herbes et les roseaux ou en battant les arbrisseaux des alentours ; ce sont des insectes agiles, à téguments assez fragiles et recouverts d’une fine pubescence couchée.

Deux espèces seulement se trouvent dans notre bassin, ce sont les Helodes minuta, Lin., et H. marginata F.; la première y est très-répandue, l’autre assez rare.

TABLEAU DES ESPÈCES DU

Genre HELODES, Latr.

I. Dernier segment de l’abdomen du mâle offrant en dessous et à l’extrémité une fossette ou dépression bien marquée ; troisième article des antennes très-petit, moins de moitié aussi long que le second. Insectes de forme un peu plus allongée et plus étroite que ceux du groupe suivant.

A. Pronotum et élvtres entièrement ou en partie d’un testacé clair.

a. Elytres à ponctuation assez forte, serrée, à pubescence courte, fine et couchée. Dernier segment abdominal du mâle étroitement échancré à son extrémité postérieure, à fossette longitudinale parallèle dans la moitié de sa longueur, puis rétrécie à son extrémité, offrant dans son fond une petite dépression punctiforme. Episternum du métathorax rugueusement mais peu densément ponctué. Second article des antennes un peu plus de deux fois plus long que le troisième ; le quatrième plus long que les trois précédents réunis.

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