SCARABÉES GRECS ET ROMAINS
*53. Jeune téte. La forme du visage est noble; les clieveux sont travaillés d'une manière superficielle et toute particulière. Cornahne. B.
*ô4. Lion ailé avec des cornes pointues et la langue hors de la bouche; couché. Cornaline. B. p.
ô5. Héros debout, tenant de la main dr. le bouclier devant lui en l'appuyant sur un rocher, sur lequel il a de même posé le pied; dans la main g. il tient le glaive nu. Il est sans vêlements, coiffé d'un casque rond. Topaze jaune. B.
56. Anubis-Mercure à tête de chien, debout, le caducée au bras g. et une palme dans la main dr.; il est vêtu d'une tunique courte et d'un manteau. ^ Au dos du scarabée est gravé le même symbole égyptien qu'aux deux suivants. C.oinaline. Avec une bague antique d'or.
57. Mercure, le caducée au bras g. et une patère (à ce qu'il semble) dans la main dr., et un dieu égyptien à tête d'animal (Anubis), tenant devant lui un vase (?) rond, sont placés chacun de son côté près d'un grand symbole égyptien (celui d'Isis), qui offre la coiffure divine, un disque à deux plumes ou palmes élevées entre deux cornes , à laquelh^
ï D'une forme différente de celle sous laquelle cet animal est ordinairement représenté sur des monuments antiques. — Peut-être faut- il expliquer cette représentation comme des viscères destinés à l'exlispice, suivant la ressemblance avec l'objet que l'aruspex tient souvent dan? les mains, voy. Dactyliothèque de Stosch, II, n^s 1844-45,
^ Cf. les antiquités égyptiennes n» 89, note. Ci-dessous no67I.
12 IISTAILLES.
sont ajoutés au bas deux épis. Emeraude. Avec une bague antique de bronze.
58. Même symbole égyptien en représentation romaine défigurée. Onyx rubané. B. *
69. Vase à une anse ornée en haut d'une figure d'animal. Jaspe noir. B.
Seconde classe.
Intailles du style ancien de l'art.
Les premières, nos 60-67, se rapprochent le plus des productions de l'art étrusque et de celles du plus ancien art grec, en ce que les figures sont musclées d'une manière exagérée, les poses des personnages violemment contournées et comme pressées pour remplir l'espace. Le sphinx du n» 65, par les larges ailes aux pointes recourbées et pai' sa coiffure, ressemble aux fréquentes représentations étrusques de cet être. Le chien Orthrus au n» 67 est exécuté à peu près comme les scarabées gravés à globules. Cinq de ces pièces offrent le grènetis étrusque. — • Les suivantes, nos 68-73, portent plus ou moins le caractère du style grec régnant dans la pi*emière moitié du ô^^e siècle, avant que l'art fut parvenu à sa hauteur. Les formes humaines sont traitées d'une manière un peu sévère et minutieuse, mais d'ailleurs elles sont sur quelques-unes, les nos 70-72, d'une exécution distinguée; sur les poses il est répandu un calme et une gravité solennels qui cependant dans les nos 68-69 donnent dans la raideur et la contrainte. La forme du visage est surtout archaïque au n» 70; les cheveux des figures mâles, nos 68, 70 et 72, sont disposés par rangs symmétriques; la barbe de la figure no 71 est cunéiforme. Au no 69 on trouve le costume ancien dont les diverses étoffes sont indiquées avec soin. Le sanglier aux soies hérissées du uo 73 ressemble au type de cet animal qu'on voit ordinairement