Divinités paolhéistiques
Sous cette dénomination sont comprises des divinités munies d'un ou de plusieurs attributs appartenant à d'autres dieux, ou des figures de dieux produites en fondant ensemble plusieurs figures de divinités grecques, romaines et égyptiennes {sûfna panthea). De telles im.ages, qui dérivèrent en partie d'une tendance religieuse, développée par la doctrine des philosophes sur l'unité et la puissance de la nature divine, en partie d'un effort ambitieux de relever la divinité de son pays, de sa ville, ou la sienne propre, en lui attribuant les qualités de diverses autres divinités, se formèrent peu-à-peu et appartiennent surtout à une période postérieure; mais on les trouve pourtant déjà représentées sur les monnaies grecques et romaines du 2(1 et 1er siècle avant notre ère. Les représentations suivantes proviennent de différentes époques et de différents endroits. Chez les grecs Dionysos , ainsi que l'Osiris des égyptiens, fut de bonne heure confondu avec le dieu du soleil ; sa téte avec les mêmes attributs qu'au no 686 se voit sur les
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monnaies grecques de Rhodes avant la période des empereurs*. La tête d'un Mercure-Apollon se trouve sur les dénares romains du temps de la république^; un Mercure comme dieu du soleil se voit sur les monnaies de l'empereur Albin, frappées en Gaule ^, Minerve , qui dans un temps antérieur fut adorée dans plusieurs endroits de la Grèce comme déesse de la Victoire ( Atlîéné-Niké) et qui sur des oeuvres étrusques fut souvent représentée avec des ailes, avait été figurée à Rome déjà du temps de la république avec les attributs ajoutés de l'arc, du carquois et de la corne d'abondance, ce qu'on voit sur les denares frappés de la famille Plétoria; plus tard on trouve Minerve ailée avec la corne d'abondance et le gouvernail sur des monnaies alexandrines sous Antonin Pie Le Sérapis égyptien confondu avec Jupiter et Pluton était en même temps adoré comme le dieu du soleil et comme celui de la médecine; des monnaies alexandrines du régne d' Antonin Pie ^ offrent son image avec les mêmes attributs qu'aux nos 694 suiv. L'image du no 698 forme la transition aux représentations mystiques et égyptisantes d'une époque postérieure, réunies plus bas dans la 4™« classe ; elle en diffère par son type plus grec, par l'exécution assez bonne et par l'espèce de pierre dans laquelle elle est gravée.
686. Buste de Bacchus comme dieu du soleil, la tête radiée ornée d'une couronne de lierre et les cheveux pendant en boucles régulières; vu de face. Pâte brune. Fr.
ï Voy. Mionnet Descr. III, p. 424, n" 247 suiv.
^ Frappés de la famille Julia. Les ailes de Mercure sont ajoutées à la tête
d'Apollon et derrière les épaules on voit encore le trident de Neptune. 3 Voy. Tristan Comm. hist. II, p. 42. Eckhel Mus.Vindeb.II,p.269, n»* 23-26.
Le dieu tient encore des épis et un trident dans les mains. -* Voy. Zoëga Numi. œg. tab. 12, n" 5. Même dans l'ancien temps il y avait
en Grèce des temples pour Athéné Pronœa (Providentia), cf. Kreut/er
Symb. II, p. 790 suiv.
* Zoëga 1. c. tab. 10, n»* 18-19, lab. 12, n^ 19.