CONSIDÉRATIONS GENERALES SUR LES DARTRES
GLVII. Le sujet que je vais entreprendre est , sans contredit , le plus intéressant dont je puisse traiter dans cet ouvrage; car les dartres attaquent tous les âges et toutes les classes de la société : partout ces tristes et repoussantes infirmités dégradent l'homme aux regards de l'homme. Cependant elles sont encore bien mal connues et bien mal décrites. Tâchons de porter, dans cette matière , le flambeau d'une expérience nouvelle et d'une observation plus rigoureuse. Les empyriques qui ont osé s^emparer de cette partie si essentielle de la médecine-pratique , l'ont infectée d'erreurs et de préjugés : séparons avec soin la pure vérité de leurs hypothèses futiles et mensongères. Plus le nombre des faits s'agrandit à nos yeux , plus nos recherches doivent tendre à devenir plus exactes et plus positives.
GLVIII. En effet, ces sortes d'éruptions semblent s'être infiniment multipliées depuis quelques siècles. Ne seroient-elles pas le funeste résultat des progrès de notre civilisation et des écarts de notre diététique? On seroit tenté de le croire, d'après le silence que gardent, à ce sujet , les premiers pères de l'art. Du temps d'Hippocrate , on les envisageoit comme des phénomènes rares et inouis. Alors sans doute il se manifestoit des exanthèmes sur le système dermoïde ; mais ces exanthèmes avoient peu d'intensité , et n'étoient en quelque sorte que le symptôme le plus apparent de certaines fièvres épidén^iques. La peau de l'homme s'est donc
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altérée davantage à mesure qu'il s'est corrompu ? Les empreintes qui la souillent, sont une des suites déplorables de ses dérégi emens ; car la nature n'a point tissu avec tant d'habileté l'enveloppe du corps humain , pour qu'elle devînt la proie des maladies.
CLIX. Les dartres, attentivement observées, produisent aujourd'hui des symptômes et des phénomènes si variés, qu'on les distingue aisément les unes des autres, et qu'elles réclament nécessairement une méthode de classification; car si dans quelques circonstances, elles se montrent à peine sur le système dermoïde, dans d^autres cas elles le recouvrent d'écaillés dures, de croûtes épaisses, de pustules tuberculeuses, de phlyctènes horribles, d'ulcères sordides, de gerçures énormes, etc. On en voit qui versent, sur des organes voisins, une sanie ichoreuse et fétide , qui établissent dans le tissu muqueux , des sécrétions vicieuses, des végétations meurtrières; qui creusent, rongent et consument nos tégumens , comme ces insectes avides qui dévorent Fécorce des arbres. De là vient qu'il n'existe pas une seule , mais plusieurs espèces de dartres : toutefois elles conservent une physionomie analogue , qui les fait rapporter au même genre.
GLX. Ce n'est qu'à l'hôpital Saint-Louis qu'on peut les étudier sous des points de vue si différens; ce n'est que sur ce théâtre que tout se montre à l'œil attentif de l'observateur, l'opposition ou l'analogie frappante de certains caractères physiques , l'influence de l'âge, du sexe, du tempérament, celle des conditions, des métiers , des habitudes , etc. ; c'est là qu'on peut constater mille assertions énoncées dans les livres de l'art , sur l'hérédité , la propagation, les métastases des dartres; c'est là qu'on acquiert une telle habitude de la contemplation de ces objets hideux, qu'on m'a vu souvent signaler et nommer une espèce d'éruption, alors même qu'il en restoit à peine la plus légère trace sur les tégumens : tant il est vrai que la vue est celui de nos sens dont la mémoire est la plus puissante!
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GLXI. C'est surtout au milieu de cette réunion immense de malades, qu'on apprend à saisir les caractères communs qui lient entre elles les différentes espèces de dartres, et en font en quelque sorte une même famille. Ces exanthèmes chroniques sont en général formés par des boutons pustuleux ou vésiculeux , environnés d'une aréole rouge , réunis en corymbe ou par groupes , qui enflamment la pt^au, et provoquent un sentiment de prurit , de tension ou d'ustion. Bientôt ces boutons se rompent naturellement ou artificiellement, et laissent échapper une matière ichoreuse ou purulente , laquelle se convertit en écailles ou en croûtes. Souvent ce sont des cicatrices indélébiles, qui succèdent à l'altération profonde du tissu dermoïque : enfin , la peau est âpre , et présente presque toujours une certaine tuméfaction au toucher. Les dartres ne sont point, du reste, accompagnées de fièvres comme les autres exanthèmes dépurateurs 5 et dans les parties voisines de leur éruption , la peau conserve sa couleur naturelle.
GLXIL Comme on n'a point encore déterminé jusqu'où peut aller la dégénération du vice dartreux; comme les idées sont encore peu fixées relativement à son mode de propagation, cette maladie est devenue un objet d'épouvante et d'effroi pour beaucoup d'hommes. Certains la regardent comme an ferment corrupteur, qui communique sa mauvaise qualité à tous les corps qu'il touche ou qu'il approche : aussi ceux qui ont le malheur d'en être affectés^ marchent-ils environnés d'une sorte de honte dans la société. On craint de séjourner sous le toit qu'ils habitent; on a horreur de leurs vêtemens ; on n'ose se reposer sur les meubles qui ont été long-temps à leur usage. Cependant, s'il est vrai que quelques espèces de dartres puissent se transmettre par la voie de la contagion , c'est à un degré bien foible , et d'ailleurs la plupart de ces maladies sont dépourvues de cette propriété funeste.
CLXIIL Par un singulier contraste, beaucoup de personnes regardent les dartres comme des affections légères et de peu d'im-
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por tance : ils vont même jusqu'à dire que, dans tous les cas, il faut redouter de les guérir, parce que leur développement est salutaire à l'économie animale. Mais que penseroient ces personnes , si elles voyoient ainsi que moi plusieurs individus qui en sont atteints, tomber et languir dans le marasme ; si elles voyoient les fonctions du corps se pervertir successivement, et se préparer ainsi de loin la ruine entière des forces vitales? Des suites diverses de ces affections, la plus fatale est, sans contredit, l'infiltration universelle du tissu cellulaire. J'ai observé certains sujets, qui, dans une époque avancée de l'infection dartreuse , étoient pris d'une toux importune; qui expectoroient un mucus épais, dont l'odeur seule provoquoit la nausée ; qui étoient tourmentés par un sentiment de suffocation, etc. Souvent, dans ces tristes conjonctures, les malades se félicitent de ce que leur épiderme s'exfolie en petites lames; mais ce dépouillement continuel n'indique alors autre chose qu'une altération profonde et radicale du système dermoïde , et la conversion totale des humeurs en virus herpétique.
CLXIV. La pathologie cutanée a été, jusquà ce jour, tellement négligée par les gens de l'art , qu'on trouvera dans ce travail une multitude de faits entièrement nouveaux pour la science. Rien n'excite davantage l'étonnement , que les détails qui se sont présentés à moi dans le cours de ces contemplations intéressantes. Pour les retracer convenablement, il faudroit avoir le pinceau d'Arétée, de cet observateur immortel, l'un des premiers créateurs de la médecine descriptive. Afin de me rapprocher d'un si grand modèle, je me suis servi de tous les moyens de recherche que les sens pouvoient me fournir : non-seulement je me suis appliqué à discerner les formes innombrables des différentes espèces de dartres, mais j'ai étudié jusqu'aux nuances infinies que présente leur couleur , qui est tantôt blanchâtre , tantôt grisâtre , tantôt verdâtre, tantôt rougeâtre ou noirâtre, selon la cause qui les produit et les entretient.
CLXy. Ma première étude au sein de l'hôpital Saint-Louis, a
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élé de suivre les dartres dans les differens sièges qu'elles occupent. La peau a des emplois si variés, que les maladies dont elle est atteinte changent continuellement d'intensité , à mesure qu'elle change de structure et d'usage. C'est ainsi que la dartre squammeuse, par exemple, est d'un caractère plus pernicieux et plus opiniâtre, lorsqu'elle attaque l'intérieur de l'oreille où se sécrète le cérumen , les bords des lèvres fréquemment arrosés par la sahve ou irrités par le contact des alimens, les fosses nasales habituellement remplies par le mucus qui leur est propre , les paupières baignées de l'humeur que filtre la glande lacrymale , etc. GLXVI. J'ai surtout rappelé un fait que les médecins modernes me paroissent avoir perdu de vue ; c'est que les dartres se propagent souvent du système dermoïde jusque sur le système muqueux ; alors il s'établit sur les membranes de ce dernier système des douleurs vives, qu'on rapporte sans fondement à une irritation nerveuse, lorsqu'elles ne sont que le résultat de la présence du virus herpétique. Hippocrate,dureste,paroît avoir fait cette observation, lorsqu'il énonce que ces affections se dirigent quelquefois sur l'organe de la vessie, ce qui produit des maux interminables. Enfin , j'ai pu remarquer les effets du vice dartreux , lorsqu^il se porte sur le cerveau, sur le foie, ou sur d'autres viscères non moins importans de l'économie animale. Cette considération m'a conduit à des vérités fort utiles pour la théorie générale des maladies chroniques. CLXVIL La peau. , comme les physiologistes le démontrent , est l'émonctoire des excrémens les plus volatils du corps vivant , et des résidus les plus simples de sa nutrition. Il falloit apprécier quel étoit l'état des fonctions de cette enveloppe pendant l'existence des dartres : c'est ainsi que j'ai constaté que ses propriétés exhalantes étoient presque nulles dans certaines circonstances. Nous avons vu , à l'hôpital Saint-Louis, des malades dont la transpiration cutanée étoit , pour ainsi dire , interrompue , et remplacée par une exhalation pulmonaire beaucoup plus abondante que de coutume. La matière de cette exhalation sortoit quelquefois
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en une quantité si considérable , qu'après être sortie en vapeur , eJle se condensoit par la fraîcheur de l'air et des voûtes des salles , et retomboit en rosée sur les draps ou couvertures des lits , qu'elle mouilloit et imbiboit dans une très-grande étendue : nous observions en outre que cette vapeur , qui s'écliappoit des organes de la respiration , étoit d'autant plus considérable que l'atmosplière étoit plus refroidie , et que les malades étoient restés plus long-temps la veille plongés dans le bain.
CLXVIIL II est un point de médecine descriptive qui est d'un intérêt extrême pour les patliologistes , et dont j'ai cru devoir m'occuper avec l'attention la plus soutenue ; c'est que chaque affection herpétique provoque son mode particulier de douleur ou de prurit sur le système dermoïde. Tantôt la sensation est presque nulle , ou n'est pas plus vive que celle que donneroit la simple application d'une mouche à la surface de la peau ; tantôt 5 pour me servir du langage figuré des médecins arabes , cette sensation est aussi incommode que les morsures simultanées d'une grande quantité de fourmis. Quelquefois c'est une démangeaison violente et continuelle , qui fait que le malade trouve un plaisir indicible à se gratter et à se déchirer l'épiderme ; quelquefois c'est un sentiment de tension insupportable ; dans d'autres cas enfin ce sont des élancemens , comme si le derme étoit traversé par une multitude d'aiguilles ou de dards. J'ai vu certains dartreux qui se croyoient investis par des ceintures de feu, ou en contact avec des tisons brûlans , etc. ; j'ai interrogé soigneusement les malades sur tous ces divers genres de souffrance : avec quelle éloquence ils peignent leurs intolérables tourmens ! combien de fois ne ni'ont-ils pas fourni eux-mêmes les expressions les plus énergiques, pour retracer ce qu'ils éprouvoient !
CLXIX. C'est en me livrant à une semblable étude , que j'ai pu méditer sur ces accès de prurit et de démangeaison , vulgairement indiqués par ceux qui les éprouvent , sous le nom de crises dartreuses. Aucune plume n'avoit encore retracé ces irri-
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tations soudaines , qui se déclarent souvent à des temps déterminés , comme les paroxysmes des fièvres intermittentes : alors les malades ont beau se contenir , leurs mains sont portées machinalement , et par une force irrésistible , sur les parties de leurs corps qui sont affectées de dartres ; une sorte de fureur s'empare d'eux ; ils parcourent successivement tout le siège du mal avec leurs oncles , et s'écorchent avec une sorte de délice , jusqu'à ce que le sang arrive. Ces phénomènes ne seroient-ils que des mouvemens particuliers de la nature , qui tend à se pratiquer des couloirs et des issues ?
GLXX. Les recrudescences ou rechutes dartreuses étoient une matière à peine ébauchée. J'ai prouvé qu'elles avoient le plus grand rapport avec les récidives , dont toutes les maladies sont en général susceptibles ; qu'elles exigeoient par conséquent les mêmes précautions et les mêmes moyens prophylactiques. Il suffit souvent qu'il reste , dans l'économie animale , un atome de venin herpétique , pour que l'affection puisse ressusciter d'une manière inattendue et avec les mêmes dangers qu'auparavant. Les dartres naissantes ressemblent à ces étincelles légères , qui se convertissent quelquefois en vastes incendies.
GLXXI. Dans l'étude approfondie que j'ai faite des dartres , je me suis particulièrement occupé de remonter à leur source primitive : je crois que c'est la seule manière d'arriver à une guérison certaine et permanente. Parmi les faits que j'ai recueillis , il en est un qui est aussi consolant qu^il est remarquable -, c'est que le virus herpétique n'est pas aussi transmissible par la voie delà contagion, que le vulgaire le présume. Je puis alléguer des expériences qui ont été faites sur moi-même. Et quel est l'homme qui ne voudroit pas découvrir une vérité dans une science , quand ce seroit au péril de sa santé ? J'ai donc manié familièrement la matière des croûtes et des pustules dartreuses ; je n'ai pas craint de l'apphquer sur quelques parties de mon corps , sans que jamais je me sois vu atteint par l'infection. Un élève zélé pour son art ,
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s'est soumis vainement à des essais semblables. Peut-être faudroitil des tentatives plus réitérées et plus prolongées : toutefois, est-il vrai de dire que le virus dartreux ne se communique qu'avec une extrême difficulté ; qu'il faut des causes intérieures ou organiques qui nous disposent à son atteinte , etc.
CLXXIL J'ai voulu ouvrir aux praticiens différentes sources d'indications curatives , et peut-être suis-je parvenu à quelques règles utiles à cet égard. Par exemple , j'ai souvent été à même d'observer que , pendant l'administration d'un remède , les affections herpétiques augmentoient pour quelques jours, et qu'alors la moindre commotion dans le mouvement du sang et des humeurs suffisoit pour faire éclater , dans toute leur énergie , des maladies qui étoient cachées et silencieuses. J'ai prouvé que , dans une telle circonstance , il ne falloit pas sans doute se désister des moyens qu'on avait adoptés. Lorry a vu lui-même le mal s'accroître durant les quarante premiers jours, et diminuer ensuite successivement par l'effet des procédés qu'il employoit. J'ai démontré aussi combien il importoit de combattre une affection cutanée , alors même qu'elle avoit disparu , comme on poursuit un ennemi long-temps après qu'il a pris la fuite : j'ai prouvé enfin , que déterminer l'état des propriétés vitales dans chaque maladie de la peau , c'est presque arriver à la guérison , etc,
CLXXIII. Je n'indique ici , du reste , que quelques-uns des points de vue généraux qui ont attiré mon attention dans l'étude d^une famille aussi nombreuse que celle des dartres. Voulant traiter cette matière avec méthode, et par conséquent de la manière la plus profitable pour mes lecteurs, j'ai cru devoir séparer celles qui sont essentielles et idiopathiques , d'une foule d'autres éruptions qui ne sont que l'indice ou le symptôme d'autres maladies , telles , par exemple , que les exanthèmes scrophuîeux , scorbutiques. Je les ai surtout soigneusement distinguées de ces stigmates sans nombre , phénomènes honteux de la débauche et des excès funestes du rapprochement des sexes ; je veux parler des si-
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g ries extérieurs de la syphilis. Quoique ces affections soient liées avec les dartres par plusieurs traits de ressemblance, par les écailles , les croûtes et les ulcérations qu'elles développent , elles ont néanmoins des caractères propres, auxquels ne se méprend guère le nosographe expérimenté : j'ai cru devoir en faire autant de genres distincts : cette séparation étoit d'ailleurs d'autant plus convenable, qu'il faut toujours approprier le remède aux causes.
CLXXIV. La pathologie cutanée n'a été malheureusement que trop cultivée par des observateurs superficiels , et on a confondu des choses essentiellement différentes par leurs attributs. J'ai dû opérer en conséquence des distinctions qui étoient indispensables. Mais les espèces que j'ai étabhes, sont fondées sur un si grand nombre d'observations , qu'on doit les considérer comme immuables. Les faits passent et repassent si souvent sous mes yeux, que j'ai saisi sans peine leurs plus constans caractères.
CLXXV. Toutefois , malgré le soin que j'ai pris de retracer , avec ses coLÛeurs les plus vraies, la physionomie de chaque dartre, je sens que beaucoup de choses ne peuvent se faire connoitre par la tradition. Il en est de la médecine, comme de toutes les sciences physiques : combien de vérités pathologiques qu'on ne sauroit transmettre par le discours , et qu'il faut pour ainsi dire conquérir par une longue pratique de l'art, et par une fréquentation assidue des hôpitaux, où l'on se livre à d^ utiles et constantes comparaisons ! D'ailleurs les dartres subissent une multitude d'altérations accidentelles, qui empêchent souvent de les distinguer. Mais ces tableaux aplaniront la route des praticiens, et facihteront les études cliniques.
CLXXVI. Au surplus, iln^estpas encore temps d'exposer les phénomènes sans nombre qui caractérisent la marche des affections herpétiques. Tous les points de doctrine que j'ai réunis sur leurs causes, leur siège, leurs transformations, leurs métastases, leur terminaison , etc. , seront discutés avec l'étendue nécessaire , dans la seconde partie de mon travail. Occupons-nous d'abord de
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la description des différentes espèces de dartres : cherchons à rendre plus familière l'étude de ces dégoûtantes maladies , et tâchons de faire partager, à tous ceux qui se livrent à la pratique de notre art, nos goûts, notre zèle et notre ardeur. En m'occupant de ces tristes tahleaux , j'en ai sévèrement écarté ce qui n'est point d'une vérité démonstrative : je n'ai pas oublié que la postérité répète les expériences , et qu'elle condamne à un juste oubli les observateurs qui manquent d'exactitude.
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