Ammonwrres gicurvarus Michelin
(PI. 2, fig. 2 a et b.)
À. testà compressà, transversim undato subcostatà (præsertim in junioribus); dorso angulato, anfractibus compressis, planats, ultimo 0,57, aperturä antice angulatà ; septis
lateraliter ;-lobatis, lobo dorsali longitudine ferè æquante lateralem superiorem.
A. bicurvatus Michelin, Mém. de la Soc. géol. de France, tome 3, pl. 12, fig. 7.
Id. d’Orbigny, Pal. franc. Terr. crét. tome 1, p. 286, pl. 84. DimEnsrons.
Diamètre LE CPE TE DE CO PR ee eme eme 65 millim. Largeur du dernier tour par rapport au diamètre ..................... 0,57 Épaisseur par rapport au diamètre. ................................ 0,25
Coquille très-comprimée, carénée,lépaisse de 0,25, ornée de très-faibles côtes qui partent du pourtour de l’ombilic et sont droites jusqu'au milieu des flancs où elles s’infléchissent en avant en s’élargissant; près de la carêne elles sont nulles ;
ces côtes n'existent pas dans les très-jeunes individus et disparaissent dans les vieux; elles ne laissent pas de traces au moule. Dos tranchant. Spire très-embrassante; le dernier tour a 0,57 du diamètre. Bouche très-comprimée, anguleuse en avant, représentant un fer de flèche très-étroit. Cloisons profondément découpées de chaque côté en sept lobes terminés par des branches impaires; lobe dorsal presque aussi large et presque aussi long que le latéral supérieur, et divisé en deux branches ornées de pointes nombreuses.
Rapports ET DIFFÉRENCES. M. d’Orbigny place cette espèce dans le groupe des Clypeiformi ; mais il m'est impossible de la séparer de l’A. Beudanti avec laquelle elle a les plus grands rapports par sa forme générale, par celle de ses côtes, par le nombre et la forme de ses lobes, etc. Lorsque l'A. bicurvatus a le dos un peu usé, il est même facile de la confondre avec l'A. Beudanti, et il existe plusieurs collections où ces deux espèces n’ont pas été convenablement séparées. On pourra toutefois les distinguer : 4° parce que l'A. bicurvatus a le dos plus tranchant et les flancs plus plats; 2° parce que son lobe dorsal égale presque le latéral supérieur, et parce que les ramifications de ses cloisons sont moins nombreuses et plus élancées que dans l'A. Beudanti.
Locariré. Je ne connais qu'un seul exemplaire de cette espèce. Il faisait partie de la collection de M. le professeur Necker et était étiqueté comme trouvé à la perte du Rhône. Cet échantillon est d’ailleurs contenu dans une marne grise qui me ferait douter de l'exactitude de cette désignation, si elle ne reposait sur une aussi forte autorité.
EXPLICATION DES FIGURES. Planche 2, fig. 2 a, Ammonites bicurvatus, vue de face ; — fig. 2 b, cloissons grossies, d’après M. d'Orbigny, notre exemplaire ne les présentant pas assez complètes, pour en donner une figure. Elles l’étaient assez toutefois, pour que j'aie pu vérifier l'exactitude de celles que je reproduis ici.