Turso rPRoBLEMATICUS Pictet et Roux
(PI. 19, fig. 7.)
T. tesiä ovato-globulosà, imperforatà ; spirà angulo 1402; anfractibus convexius-
culs, longitudinaliter transversimque strialis, ultimo maæximo ; apertur@ ovali.
DImMENSIONS.
Anelelspiral EEE EME EE ER ET EL ECE ECC EORRL ECC EE CE CCOECE 1100 Haute rito tale a a TR ton tete rate ue eue ...... 24millim. Diamètre mesuré vers la bouche................................... (SU Hauteur du dernier tour, par rapport à l’ensemble .................... 0,78
Nous ne connaissons qu'un échantillon de cette espèce; il est à l’état de moule, mais pourvu d’une partie de son test. .
Coquille ovale, globulcuse, non ombiliquée. Spire courte, formée d’un angle convexe, composée de tours convexes, le dernier très-grand, ornés de stries longitudinales très-fines, inégalement distantes les unes des autres, et de stries transverses d’accroissement moins apparentes. Bouche allongée, ovale.
OgseryaTions. Ce n’est pas avec une certitude absolue que nous rapportons ce fossile au genre Turbo ; nous lui avons assigné cette place en attendant que des renseignements ultérieurs nous mettent à même de trancher la question; le Lest est plus mince qu'il n’est d'habitude dans les turbo.
LocariTé. Cette espèce a été trouvée au Saxonet; l'échantillon appartient au
Musée académique.
ExPLICATION DES FIGURES. Planche 19, fig. 7, Turbo problematicus du Saxonet, de grandeur naturelle.
GENRE TROCHUS Linné.
Caracrères. Coquille plus ou moins allongée, souvent aplatie sur la face ombilicale, ordinairement carénée au pourtour. Ombilic nul ou trop petit pour laisser apercevoir les tours de spire. Bouche déprimée, inclinée par rapport à la direction du dernier tour; columelle lisse ou présentant des plis médiocres. Opercule corné, spiral, ayant beaucoup plus de tours que la coquille.
Animal dépourvu d’appendices charnus à la base des tentacules.
Les trochus se distinguent en général par leur bouche pius déprimée, oblique par rapport à la direction des tours qui sont eux-mêmes moins arrondis que dans les turbo. L'ensemble de leur coquille est plus régulièrement conique.
Ce genre a existé dans toutes les périodes géologiques et comme celui des turbo, il paraît avoir augmenté de nombre en se rapprochant de l'époque moderne. M. d'Orbigny n'en cite aucune espèce du gault, quoiqu’on en trouve quelquesunes dans les terrains néocomien et turonien. Les deux espèces indiquées par Goldfuss comme trouvées dans les grès verts de Quedlimbourg et d’Aix-la-Chapelle sont plutôt des turbo que des trochus. Ceux cités par MM. Reuss, Rœmer et Geinitz, n’appartiennent pas au gault proprement dit. On peut
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donc croire que Jusqu'à présent aucune espèce de ce genre n'a été signalée dans le terrain albien ou étage du gault.
Nous en indiquons ici trois espèces. Les deux premières ont tout à fait les formes extérieures de ce genre et ressemblent beaucoup aux espèces tertiaires et vivantes par leur forme régulièrement conique, ainsi que par leur face ombilicale aplatie et séparée de la surface spirale par une carène assez marquée. Ces deux espèces présentent le même caractère que M. d'Orbigny signale dans son Trochus dentigerus du terrain néocomien, c'est-à-dire deux dents très-saillantes sur la columelle.
Ces dents de la columelle se retrouvent aussi dans quelques espèces vivantes. Nos deux premières peuvent tout à fait être comparées par exemple au Trochus flammulatus des mers d’Amérique, sauf que l’ombilic ouvert dans cette espèce vivante est tout à fait fermé dans nos fossiles. Le moule interne artificiel de ce Trochus flammulatus présente dans son ombilic les mêmes impressions, provenant des dents, que celles qui caractérisent les moules de nos Trochus Guyotianus et Tollotianus, et l'analogie entr’eux est trop évidente pour être méconnue.
La troisième espèce le Trochus Nicoletianus, avec des impressions tout à fait semblables, s’écarte des formes générales des trochus par ses tours plus arrondis et par sa face ombilicale plus bombée. Il ressemble davantage aux Turbo et au Trochus dentigerus d'Orbigny. Il a les plus grandes analogies avec les Monodotes, genre de Lamarck, que les naturalistes modernes
sont généralement d'accord pour considérer comme artificiel
et pour réunir aux trochus ou aux turbo. Nous- suivons ici exemple de M. d’Orbigny en l’associant au premier de ces genres.
104%. Trocaus Guyorranus Pictet et Roux.
(PI. 19, fig. 8 a, b, c.) T. testà conicà, imperforatà ; spirà angulo 60° ; anfractibus subrotundatis, longi-
tudinaliter costatis tuberculatisque, transversim tenuiter strialis ; aperturà rotundä ; columellà bi-dentatà.
DImMENsIoNs.
AE APE dE booTase scores hesvenssnc ondes done ose 60° DAS NSULUTAL EE 2 OR RE ES RS SR NE NE ARS ORE ERA ARE 65° Hauteuritotalese slt eprientrinmeinme amie aa Rues 20millim. Diamètre mesuré vers la bouche. .................................. 18 .» Hauteur du dernier tour, par rapport à l’ensemble. .................... 0,45
Coquille coniqne, peu allongée, non ombiliquée. Spire formée d’un angle régulier, composée de tours disposés en gradins, très-peu convexes, le dernier ayant un bord arrondi formant une carène très-peu prononcée. Ces tours sont ornés en long de côtes très-rapprochées, portant de petits tubercules, et en travers dans les sillons intermédiaires, de stries fines et obliques, plus nombreuses que les tubercules. La face ombilicale du dernier tour présente des côtes simples, non tuberculeuses, et des stries obliques transverses semblables à celle de la face spirale. Bouche ronde; columelle armée de deux dents.
Moule lisse, à tours presque plans, le dernier arrondi sur son bord, au point qui correspond à la carène; ombilic étroit ; bord columellaire, portant les empreintes des dents sous forme de deux lignes profondes, spirales.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce avec les deux suivantes et le T. dentigerus, d'Orbigny, forme comme nous l'avons dit un groupe spécial aux terrains crétacés.
Locariré. Elle n'appartient jusqu'à présent qu’à la perte du Rhône, où elle est assez commune à l'état de moule, mais très-rare avec son test. Nous l’avons dédiée à notre ami M. Guyot, professeur à Neuchâtel, dont tous les géologues connaissent les utiles travaux.
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EXPLICATION DES FIGURES. Planche 19, fig. 8 a, Trochus Guyotianus, un peu grossi; — fig. 8 b, moule de la même espèce ; — fig. 8 c, grossissement d’une portion du test, prise sur la face spirale.