Sorarrum Tineryanum Pictet et Roux
(PL. 21, fig. 1 a, b, c, et fig. 2 a, b, c.) S. testà carinatà, orbiculato-depressà ; spirà angulo 4410° ; anfractibus subdepressis,
angulats, in utrâque facie granulats, tuberculorum simplicium serie sparali orna-
ts ; umbilico angustalo ; aperturà depressä, subquadratà.
DImEnNsIoNs.
(Moules. )
Diamètre maximum....... ERA Cr er ee LonAner MECS AT 22 millim. Épaisseur du dernier tour sur le même. -............................ FD) Angle spiral..... 52520had00008b autos nano 0 dédtfT en Es néoogdan 110° Rapport du diamètre de l’avant-dernier tour, à celui du dernier tour, du côté de la spire, moyenne....... DEP Re Lee SR ED DES ae 0,55 Id. EXITÉMES EEE EE Sü000e So0coubos babo3voocoos .......0,52à 0,56 Largeur du dernier tour du côté de l’ombilic, par rapport au diamètre total. 0,42
Moule orbiculaire, médiocrement déprimé, composé de tours convexes du côté de la spire et déprimés du côté ombilical, anguleux et carénés à leur pourtonr externe, portant sur leur face spirale, près de leur bord interne, vingt-cinq à trente petits tubercules obtus et un peu allongés transversalement, et du côté de l’ombilic, mais seulement dans le jeune âge, une carène ridée en travers, par des stries très-rapprochées les unes des autres. Les fragments de test que nous possédons sur quelques échantillons, indiquent que la coquille est ornée du côté de la spire, de granulations en lignes quinconciales plus ou moins régulières, formant environ dix rangées longitudinales situées entre les tubercules et le bord externe des tours, dont une bande étroite et lisse de test recouvre circulairement les sutures. Du côté ombilical, le test présente des granules nombreux, au moins dans la partie médiane que nous connaissons seule. Nous pensons d’après quelques vestiges, que la carène externe , dans le jeune âge, était armée de pointes
épineuses, comme dans une partie des espèces précédentes. Ombilic étroit. Bouche oblique, à peu près quadrangulaire, déprimée sur la face ombilicale, anguleuse en dehors.
O8BservaTIONs. Nous possédons quelques moules des grès verts de la Savoie, très-voisins de ceux du S. Tingryanum par leur angle spiral et par les tubercules qui ornent le bord interne de la surface spirale des tours ; mais chez eux, cette surface spirale est presque plane, les tours sont peu séparés par les sutures et pourvus d'une carène plus tranchante; on serait tenté de les rapporter au S. triplex si leur angle spiral n’était trop ouvert pour permettre l'assimilation. Nous devons attendre de plus amples renseignements sur celte espèce.
RAPPoRTs ET DIFFÉRENGES. L’angle spiral du S. Tingryanum et les proportions de ses tours, empêchent de le confondre avec les espèces précédentes. Très-
rapproché par ses dimensions du S. granosum, il s’en distingue par des tours moins déprimés et ornés du côté de la spire, d'une série de tubercules analogues à ceux des espèces décrites ci-dessus.
Locarrrés. Cette jolie espèce n’est pas rare à la perte du Rhône ; elle se rencontre moins fréquemment au Saxonet. Nous l'avons dédiée à la mémoire du chimiste Tingry, fondateur de la chaire de chimie à l’Académie de Genève et dont la collection paléontologique a été réunie à celle du musée.
EXPLICATION DES FIGURES. Planche 21, fig. 4 a, b, Solarium Tingryanum, de grandeur naturelle ; — fig. 1-c, fragment du test grossi ; — fig. 2 a, b, c, moule de la même espèce.