Sorariun covomeux Sowerby
(PI. 21, fig. 10 a, b, c, d, e.)
S. tesià elevato-conicà ; spirà angulo Go°; anfractibus complanatis, longutudinaliter transversimque striatis ; ultimo anfractu carinato ; facie umbilicali complanatà
decussatimque sirialà ; aperturà trapezoideà.
Solarium conoideum? Sowerby, 1812, Min. Conch. pl. 11, fig. 5,
Trochus gurgitis, Alex. Brongniart, 1822. Environs de Paris, pl. Q, fig, 7 et dans Cuvier Oss. foss. t. 1v (même planche).
Solarium conoideum Fitton, 1836. Trans. géol. Soc. t. 4, pl. 11, fig. 14.
Jd. d'Orbigny, 1842, Pal. fr. Terr. crét. t. 2, p. 198, pl. 179, fig. 12—14. Dimensions.
Diamètre maximum. ............ 0030.00 0:40 0 dp Goo EN OOId eu cie Ariane 28 millim.
Angle spiral. ........ SRE LE RE apres die. ab El tiBie D Eole à Mb ot Ab 60°
Id. des moules, moyenne............... DES LUE NO STÉE ETEN AE 70°
Id. Id. EÉNESsosoeboboododoocootosdnovolbe ste 65° à 75°
Angle sutural, moyenne....... 12 TO UE USD 2000060006 00 0e 70080 00 55°
Hauteur du dernier tour par rapport à l’ensemble, moyenne............. 0,35
Id. EXTTÉMES = ee ele 0,32 à 0,37
Hauteur de chaque tour par rapport au suivant....................... 0,75
Coquille élevée, conique. Spire formée d’un angle régulier, composée de tours plans, sans saillie aucune, marqués en long de stries fines avec lesquelles se croisent des stries d’accroissement obliques. Ces deux ordres de stries, sont plus marquées près des sutures des tours, où leurs intervalles forment même de petits tubercules. Le dernier tour est caréné extérieurement, aplati et orné du côté del’ombilic de stries entrecroisées comme celles des côtés. Ombilic assez ouvert, muni à son pourtour d’un bourrelet dont les doubles stries sont plus apparentes que celles du reste de la face ombilicale. Bouche trapézoiïde.
Ogservarions. Cette description ne s'accorde pas tout à fait avec celle de M. d’Orbigny, et la raison en est qu'il y a de grandes différences entre les échantillons, suivant leur état de conservation. Le test de cette espèce est en effet composé de trois couches qui se séparent facilement : l’externe qui présente les stries les plus marquées, et dont la conservation est nécessaire pour que leurs intervalles forment de petits tubercules sur le bord des sutures et au pourtour de l’ombilic ; la couche moyenne, qui montre encore évidemment les deux ordres de stries, mais plus égales et moins marquées, et la troisième la plus profonde, qui n’a presque que des stries longitudinales, simples et régulières sur les côtés, et formant sur la face ombilicale de petits rubans, rapprochés et très-finement striés en travers.
Les moules sont toujours lisses.
Variations. On remarque sur ces derniers, des différences assez marquées quant à la carène du dernier tour; dans la plupart des échantillons, et surtout chez les vieux, elle est très-effacée ; sur d’autres au contraire, elle se conserve très-vive. On peut faire la même observation sur la carène qui borde l'ombilic. Ces variations tiennent peut-être à des différences spécifiques, que nous n’avons pu reconnaître, n’ayant eu à notre disposition qu'un nombre restreint d'échantillons munis de leur test.
Hisrome. Cette espèce est évidemment celle que Brongniart a décrite sous le nom de Trochus gurgitis, nous ne comprenons pas pourquoi M. d'Orbigny, rapporte cette description à la Pleurotomaire que par ce motif il a nommé P. gurgitis et qui en diffère tout à fait par ses proportions. Nous ne citons le S. conoideum de Sowerby, Min. Conch. pl. 41 que sur l'autorité de Fitton. La figure est trop imparfaite et la description est trop incomplète pour déterminer l'espèce que l’auteur à eue sous les yeux.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Par sa forme très-conique et par la nature de ses ornements, cette espèce est en général facile à reconnaitre.
LocazirÉés. Elle est extrêmement commune à la perte du Rhône et dans les gisements voisins ; elle l’est beaucoup moins dans les grès verts de la Savoie.
ExPzicarion pes FIGURES. Planche 21, fig. 10 a, b, Solarium conoideum, de grandeur naturelle avec son test intact; — fig. 10 c, d, la même espèce dont la couche superficielle du test a été détruite ; — fig. 10 e, moule de la même espèce.
5me Fame : HALIOTIDES.
Caractères. Coquille de forme variable, tantôt en cône élevé et régulier, tantôt auriculiforme, très-évasée, à spire presque nulle. Labre fortement échancré par un sinus trèsprolongé, ou percé d’un ou de plusieurs trous.
Animal ayant un manteau échancré ou percé vis-à-vis des trous ou de la fente de la coquille, de manière à permettre à l'eau d’entrer dans la cavité respiratoire, lors même qu'il est retiré dans l’intérieur de la coquille.
Ces coquilles se reconnaissent facilement par les ouvertures dont nous avons parlé. IL faut toutefois remarquer que les moules n’en conservent souvent pas de traces, et qu'ils peuvent en conséquence être facilement confondus avec ceux des trochides. Les stomatia forment aussi une exception à ces caractères, car leur labre est entier, sans trous ni fentes; mais la forme de l'animal force de les rapprocher des haliotis auxquelles leur coquille ressemble d’ailleurs par son évasement et par sa forme générale.
Parmi les genres qui composent cette famille nous n’en avons trouvé que deux, les Pleurotomaria et les Stomatia. Les Haliotis, n'ont pas laissé de traces de leur existence avant la période tertiaire ; les Murchisonia, les Ditremaria et les Cirrus n'ont au contraire vécu que dans des époques plus anciennes et ne se trouvent pas au-dessus du terrain Jurassique.
GENRE PLEUROTOMARIA Defrance.
Caracrères. Coquille turbiniforme, rappelant dans sa forme générale celle des trochides; ombilic tantôt ouvert, tantôt fermé. Bouche de forme variable, modifiée par le tour de spire précédent. Labre tranchant, échancré par un smus en forme de fente plus ou moins prolongée.
Animal inconnu, ayant probablement eu son manteau onvert par une fente destinée à laisser entrer l'eau vers les branchies.
Le caractère principal de ce genre est le sinus du labre. Ce sinus à mesure qu'il se ferme en arrière, laisse toujours apparente à l'extérieur de la coquille, une bande que M. d’Orbigny nomme la bande du sinus, qu'on aperçoit assez généralement à tous les tours, et dont les lignes d’accroissement sont arquées et imbriquées, tandis que celles du labre s’infléchissent de chaque côté vers le sinus. Cette bande présente de grandes différences suivant les espèces, et constitue tantôt un sillon, tantôt une côte ou un ruban plus ou moins large et plus ou moins élevé; elle est quelquefois aussi représentée par une ou plusieurs carènes.
Les coquilles de ce genre sont en général couvertes de dessins très-élégants qui rappelent ceux des trochus. D’après M. d'Orbigny. l’âge apporte trois modifications dans la forme de ces dessins. Très-jeune, la coquille est presque lisse et manque de tous les ornements extérieurs dont elle est cou-
DES GRÈS VERTS. 297 verte plus tard; c’est l’état embryonnaire. Elle se charge ensuite peu à peu des côtes, des tubercules, ou des stries qui
caractérisent l'espèce et qui persistent pendant la plus grande partie de l'accroissement, en se marquant davan-
tage; l'espèce est au grand complet, elle est parfaite. Dans la vieillesse, ces côtes, ces tubercules, ces stries s’effacent plus ou , Û Û e n û EN moins, suivant les individus ; ils perdent peu à peu de leurs
caractères, et plusieurs espèces, de striées qu’elles étaient, redeviennent entièrement lisses; c'est un état de dégénérescence, analogue à celui que M. d'Orbigny a signalé pour les ammonites, et que M. de Koninck a indiqué pour les bellérophons. Ce dernier auteur ne pense pas que ces observations puissent s'appliquer entièrement aux pleurotomaires des terrains carbonifères, sur les très-jeunes coquilles desquelles, les ornements sont seulement moins prononcés et ne sont visibles qu'à un fort grossissement. [1 ne nous a pas été donné de pouvoir étudier ces modifications du test sur les pleuroto-
P maires de nos grès verts, parce qu'il n’est conservé que sur un trop petit nombre d'échantillons.
Avant 1821, époque à laquelle M. Defrance a établi ce genre, on n'en connaissait que quelques espèces, que l'on rangeait soit parmi les Trochus, soit parmi les Helix, genre dont elles rappellent assez bien les formes, mais dont 5 PP , elles se distinguent facilement par la bande du sinus, qui ne manque jamais, quoiqu'elle ne soit pas toujours trèsapparente.
Les pleurotomaires sont des coquilles dont les premières traces se trouvent dans les couches siluriennes; elles sont
déjà nombreuses dans les terrains carboniferes, et atteignent le maximum de leur développement numérique dans les terrains secondaires. Elles n’offrent plus qu'une ou deux espèces dans les couches tertiaires les plus anciennes, et sont aujourd’hui une forme éteinte. Les pleurotomaires ont dû être des animaux côtiers, vivant principalement sur les rochers.
M. d'Orbigny les divise en deux groupes suivant qu'elles sont ou non ombiliquées : les perspectivæ, à ombilic ouvert, permettant d’apercevoir les tours, et les falcatæ (Ptycomphalus Agass.), à ombilic fermé ou simplement perforé, sans montrer les tours dans l'intérieur. M. de Koninck d’après leur forme et leurs ornements les distingue en ornatæ et globosæ. Il faudrait probablement augmenter le nombre de ces groupes pour rendre compte de leurs véritables affinités. Nous ne l'avons pas essayé parce que nous ne connaissons quelques espèces que par leurs moules et que nous n’avons par conséquent pas pu décider de leur place d’une manière certaine.
Les pleurotomaires, sont un des genres où nous avons eu le plus d'espèces nouvelles et remarquables. Nous attirons en particulier l'attention surles P. Thurmanni et faucignyana qui ont des ornements tout à fait différents de ceux des autres espèces connues dans les terrains crétacés et qui rappellent plutôt les belles pleurotomaires des terrains jurassiques, et sur la PL. regina qui forme un type nouveau et remarquable.
M. d'Orbigny en décrit six espèces du gault, auxquelles on peut ajouter quelques autres décrites par les auteurs allemands et principalement par MM. Goldfuss et Roëmer. Nous
avons retrouvé cinq de ces espèces, et nous en aJoutons neuf nouvelles.
Leur distinction est très-facile quand on a des échantillons bien conservés et munis de leur test. Les moules se confondent plus facilement, et il faut de grandes précautions dans leur détermination. Aux mesures de l’angle spiral et de l’angle sutural, et aux dimensions proportionnelles employées par M. d'Orbigny, nous avons ajouté le nombre de tours dont la hauteur est comprise dans un demi-diamètre. Cette mesure est facile à obtenir en prenant avec un compas la moitié du diamètre de la face ombilicale, et en portant cette mesure sur la face spirale à partir du bord du tour où le demi-diamètre a été mesuré. Elle a l'avantage de pouvoir toujours s'appliquer, même aux moules incomplets, et de fournir des résultats trèsconstants et sensiblement différents d’une espèce à l’autre.
Dans le tableau dichotomique suivant, nous avons négligé deux espèces (PI. Itieriana et allobrogensis) que nous ne connaissons qu'à l’état de moule, et dont nous ne pourrions par conséquent comparer les caractères que d’une manière in-
complète.
. Coquille en cône allongé, angle spiral de 90° au plus. ................... 2 Coquille déprimée plus ou moins discoïdale, angle spiral de 110°aumoins.. 9
Des tubercules espacés, près du bord apicial de chaque tour, persistant sur
\ le monBsdeeicéconse tete EE done b borde oo dbbes P. coronata. 2 Ê r » = x x 6 Ornements disposés d’une manière à peu près uniforme , pas de tubercules Gore more. socccosodvbc ségevcocoocbestococogeooccuodooonaue 3
fait fermé......... br a M A EL 4
Des côtes longitudinales ornées de tubercules rapprochés, ombilic tout à Des côtes longitudinales fines, coupées par des stries d’accroissement, for-
mantunitrellisireeuler eee EC PRE ON PEL eee CCE LELI 5
Six côtes tuberculeuses, tours très-aplatis, angle spiral de 60°. ... P. Thurmanni.
4 Plus de six côtes tuberculeuses, inégales, tours médiocres, angle spiral | GÉRTADBRIES de 20 de duo ed Re CIRE DO .... P. faucigrayana.
( Tours très-anguleux, composés de deux faces qui se réunissent vers la bande 5 du sinus, en formant un angle très-prononcé. ................. 6 à 20 0 CI] | TOM ETES, Où Hésnen AMIS 06e 20000000 000000- 00000000 5 NOR & Tonus irs-dhrés, Angle gpl 7030663068 d00002006002000200s P. alpina Hoursipenteleyes MAnslesprall 0 PP PP EPP EEE RECENT TE P. carthusiæ.
{ Un bourrelet sur le bord buccal des tours, le bord externe du dernier tour orné d’un bourrelet semblable. ....................... P. Saxoneti.
 Pas de bourrelet sur le bord buccal des tours; bord externe du dernier L tour simplement caréné..... re fe en MR rene NE SEMUS : l Face ombilicale aplatie; angle spiral 970... P. lima. | Face ombilicale bombée ; angle spiral 902..................... P. gurgitis. 5 Tours enroulés sur le même plan, coquille discoïdale. ............. P. Fittoni. | Tours non enroulés sur le même plan, coquille conique............... 10 Tours très-anguleux. ............... nent te So bU P. Saussureana. 10} Tours aplatis ou arrondis...... De ARTS A à NE M ES NS 11 Des côtes ornées de tubercules saillants et inégaux................ . P. regina. FA Côtes simples, coupées par des stries d’accroissement.............. P.Rhodani.