‹ Description des mollusques fossiles qui se trouvent dans les grès verts des environs de GenèveChapitre 177 sur 278 · Pertpzoma SapaupranA Pictet et Roux · texte numérisé non relu

Pertpzoma SapaupranA Pictet et Roux

(PI. 29, fig. 5 a, b.)

P. testà ovato-oblongä, inflatà, concentricè temuiter subplicatà, subæqualiterà, lateribus rotundatis.

Dimensions.

MOnSUEURÉRCE APE ceci CC CC TC CEC CCC 20 millim. Par rapport à la longueur : Largeur. ............................... 0,72 — — — Epaisseur. ..:-.."....... + 660008800002 0,65 — — — Longueur du côté anal.......... ......... 0, 48 Anplelapicial.s Eee eee -re ec ECC CRETE CEE CE CEE 110°

Nous ne connaissons que le moule.

Espèce ovale allongée, renflée, ornée probablement de lignes concentriques, à en juger du moins par les impressions qui subsistent sur le moule. Le seul exemplaire dont nous ayons les deux valves réunies, ayant été un peu modifié par

la compression, on ne peut pas juger très-bien de l'inégalité de ces valves. Côté buccal large, arrondi; côté anal à peu près égal au précédent, arrondi de même. Crochets très-saillants. Un sillon oblique bien marqué sur chaque valve, du côté anal, correspondant aux callosités internes de la coquille.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Celle espèce se distingue facilement de tous les Périplomes fossiles par ses valves beaucoup plus bombées, et par sa forme presque équilatérale. Son côté anal arrondi la caractérise aussi très-bien.

LocazitTé. La P. Sabaudiana qui paraît très-rare, a été trouvée à la montagne

des Fis, au Reposoir et à Anzeindas (Diablerets). Musée Académique de Genève et Musée de Berne.

ExPLicaTioN DES FIGURES. PI. 29, fig. 5 a, b, Periploma Sabaudiana, de grandeur naturelle.

GENRE THRACIA Leach.

(Corimya Agassiz. )

Caracrères. Coquille mince, oblongue ou arrondie, presque équilatérale, un peu inéquivalve, légèrement bâillante à ses extrémités. Charnière ayant un cuilleron interne, oblique et saillant. Ligament double : l’'interne puissant, l’externe petit. Un osselet demi-annulaire, attaché par le ligament à la partie antérieure du cuilleron (ilmanque dans quelques espèces). Impressions musculaires superficielles ; impression palléale échancrée par un sinus anal peu profond, large et triangulaire.

M. Deshayes a démontré que l’on devait rapporter à ce genre un grand nombre de coquilles fossiles, et en particulier, le genre Corimya de M. Agassiz, qui n’en diffère par aucun caractère appréciable. Les deux espèces que nous décrivons ici ne sont pas conservées de manière à laisser voir

tous les caractères du genre; mais leur forme, la légère différence qui existe entre les deux valves, leur bâillement anal faible et la minceur de leur coquille, nous paraissent suffisants pour justifier le rapprochement que nous avons fait. La côte saillante qui borde la région anale et qui circonscrit une sorte de corselet oblique, leur donne, en outre, une analogie de facies incontestable avec les Corimya.

Nous avons eu toutefois quelque hésitation entre les genres T'hracia et Lyonsia, car M. d'Orbigny rapporte à ce dernier genre la Lutraria carinifera de Sowerby, qui a des rapports certains avec nos espèces, quoiqu'elle soit plus transverse. Mais nos fossiles sont trop peu bâillants pour être associés aux Lyonsia vivants, et sont d’ailleurs tout-à-fait dépourvus de la côte interne qui est très-caractéristique de ce genre, et qui, si elle avait existé. aurait laissé une trace sur le moule. Dans les Thracies au contraire, cette côte est tresvariable et disparaît quelquefois presque complétement, ce qui est le cas de nos espèces. M. Deshayes confirme en outre notre détermination, en associant aux Thracies la Lutraria carinifera, aussi bien que les Corimya. Il y réunirait certainement aussi nos espèces, qui sont intermédiaires entre

ces deux types.

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