Tueris Genevensis Pictet et Roux
(PI. 30, fig. 2 a, b, c.)
T. testà rotundatä, inflatä, subcordiformi, concentricè plicatà, inaequilaterà ; latere buceali brevi, rotundato ; latere anali elongato, rotundato.
Dimensiows.
ÉONSUEUTAOLALE SEEN EEE ET EE REC CRC TE 26 millim. PanrapportlaloncueurRAlars eur EEE EEE CEEEE CEE CCE CCE 0,100 — — — Epaisseur... Don D on 0 00 ED 0,77 — — — Lomme on ee ami osoc casses ssrcoese 0,57 Anbletapicial een cer certe EC TL EC .... 100°
Nous ne connaissons pas le test.
Espèce arrondie, très-renflée, aussi large que longue, lisse ou marquée de lignes d’accroissement peu sensibles et rapprochées. Elle estinéquilatérale, le côté buccalest un peu pluscourt et plus large que le côté anal ; tous deux sont arrondis. Pas de lunule circonscrite ; crochets très-saillants, pointus, très-contournés. Impression palléale circulaire, très-rapprochée du pourtour; sinus anal triangulaire étroit,
prolongé sur les crochets; son bord inferieur forme un demi-cercle en se rapprochant de la région buccale, puis se contourne de nouveau en s’avançant vers le labre qu’il n’atieint pas. Impressions musculaires peu marquées, visibles seulement sur la région anale.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Quoique voisine de la Thetis minor Sowerby, du gault, notre espèce ne saurait lui être assimilée, car, tandis que l'espèce de Sowerby est plus longue que large et a le côté anal le plus court, la nôtre est aussi large que longue et a le côté anal le plus long; ses crochets sont plus saillants. Ces différences sont également appréciables dans les ouvrages de MM. Sowerby et d'Orbigny. Elle se rapprocheraïit davantage de la Thetis major Sow., de l'étage turonien, laquelle a les mêmes dimensions proportionnelles en longueur et en largeur et la même forme de sinus; mais cette dernière est plus comprimée et n’a pas d'impression palléale circulaire. Les figures de l'ouvrage de Sowerby, faites sur des exemplaires de Blackdown, représentent la Thetis major avec des formes très-différentes de celles de notre espèce. La Thetis lævigata d'Orb, de l’étage aptien est encore plus comprimée que la Thetis major et manque également d'impression palléale circulaire.
Locauirés. La Thetis Genevensis est assez répandue dans nos grès verts, mais n'est commune dans aucune localité; nous l’avons trouvée à la perte du Rhône, au Saxonet, aux Fis, au Mont Criou.
ExPLICATION DES FIGURES. PI. 50, fig. 2 a, b, c, Thetis Genevensis, de grandeur naturelle.
9me Sous-OrDRE.
INTÉGROPALLÉALES d'Orbigny.
Dans ces mollusques l'impression du manteau n’est point échancrée par un sinus. Les siphons sont toujours moins développés et moins extensibles que dans les sinupalléales.
Les familles que nous avons trouvées représentées dans nos | 42
grès verts, sont celles des Carnines, Asrarrines, (Astartides et Carditides d'Orbigny ), Lucrwes, Triconnes, Arcacmes, Myriwes et Limines. Quelques-unes d’entre elles se caractérisent très-facilement par la seule inspection de la coquille: dans d’autres les différences sont moins précises et les caractères tirés de l'animal restent le seul guide certain.
Les familles le plus clairement caractérisées sont les suivantes :
Les Triconpes sont faciles à distinguer par leur charnière très-solide, composée de dents cardinales striées, et par leurs impressions musculaires accessoires multiples.
Les Arcacnes ont un caractère parfaitement clair dans les dents nombreuses qui garnissent la région cardinale.
Les Msrwes diffèrent de toutes les autres par leur forme transverse et par leur crochet formant l'extrémité anale, ou du moins s’en rapprochant beaucoup.
Les Lives ne peuvent être confondues avec aucune autre famille d'Orthoconques à cause de leur charnière semblable à celle des Peignes, de leurs oreillettes, de leur forme transverse, et surtout parce qu’elles font une exception en étant les seules coquilles orthoconques où Pimpression musculaire est unique.
Pour les autres familles, les différences sont moins tranchées et surtout moins constantes.
Les Lucipes ont une charnière plus faible que les familles suivantes, composée de dents cardinales et de dents latérales variables, une coquille mince, fréquemment ponctuée ou rayée en dedans et des impressions musculaires souvent prolongées.
Les Carpmes sont en général bombées et souvent presque ‘équilatérales. Leur charnière est pourvue de dents cardinales irrégulières et de dents latérales écartées.
Les Asrarriwes et les Carprnines de M. d'Orbigny ont une coquille épaisse, ordinairement inéquilatérale, une charnière solide, des dents cardinales prononcées, tantôt des dents latérales, tantôt point, un ligaent externe ou interne. M. d'Orbigny caractérise les premières par leurs impressions musculaires buccales doubles, ce qui est vrai; mais, comme nous le dirons plus bas, ce caractère se retrouve dans plusieurs Carditides et nous réunissons provisoirement ces deux familles sous le nom d’Astartides.
{re Famizze : CARDIDES.
Caracrères. Coquille régulière, équivalve, en général ventrue et peu inéquilatérale. Deux impressions musculaires variables de forme. Charnière composée de dents cardinales irrégulières et de dents latérales écartées. Ligament externe.
Les moules se distinguent par leur forme en général renflée, par leur impression palléale simple, par la grandeur de leurs crochets et par leurs empreintes musculaires buccales très-apparentes et situées près du bord.
GENRE CARDIUM Bruguière.
Caractères. Crochets proéminents, mais non enroulés. Charnière composée de deux dents cardinales sur chaque
42% MOLLUSQUES FOSSILES valve, rapprochées et obliques, s'articulant en croix avec leurs correspondantes, d’une dent latérale buccale et d’une dent latérale anale. Coquille souvent marquée de côtes rayonnantes. Les dents disparaissent en partie chez quelques espèces. Les Cardium se trouvent dans tous les terrains, augmentant de nombre en se rapprochant de l’époque actuelle. Ces mollusques habitent le sable ou la vase des parties tranquilles du littoral de la plupart de nos mers.
Nous en avons trouvé quatre espèces, dont deux ont déjà été décrites par M. d’Orbigny.