Ammonrres Acassizranus Pictet
(PI. 4, fig. 3 a, b, c, det fig. 4 a. b.)
À. testà compressà, slrüs tenuissimis arcuatis, el costis 42 latissumis, ad dorsum obliteratis, ornatà ; dorso rotundato ; anfractibus compressis, ultimo 0,40 ; umbilico lato ; septis lateraliter 6-lobatis.
Drmensrons.
Diamètre des plus grands individus . ............................... 50 millim. Largeur du dernier tour par rapport au diamètre, moyenne ............. 0,40 Id. id. extrêmes.............. 0,37 à 0,42 Épaisseur par rapport au diamètre, moyenne. ........................ 0,33 Id. id. EXTÉMESo 000006 01Bo0000 0000000 .. 0,32 à 0,35 Diamètre de l’ombilic par rapport au diamètre total, moyenne AB 0 De OA 0,36
Coquille discoïdale, aplatie, ornée par tours d'environ douze côtes simples, larges, très-obtuses, un peu arquées, formant du côté ombilical un tubercule trèsmousse dans le moule un peu plus saillant quand le test existe ; ces côtes disparaissent complétement en arrivant vers le dos qui est arrondi et entièrement lisse; le test est en outre strié de lignes d’accroissement très-fines, arquées en avant, mais le moule en conserve rarement des traces. Spire composé de tours peu convexes, apparents dans l’ombilic sur plus d’un tiers de leur largeur; le dernier à 0,40 du diamètre, mais cette mesure est moins fixe que dans la plupart des espèces, car elle varie de 0,37 à 0,42. Bouche ovale, échancrée par le retour de la spire. Cloisons compliquées et formées de chaque côté de six lobes; lobe dorsal très-grand, plus large et plus long que le latéral supérieur, et fortement échancré sur la ligne médiane ; il forme de chaque côté deux grandes branches très-ramifiées, et une basilaire plus petite ; selle dorsale étroite, découpée, partagée en deux parties elles-mêmes subdivisées ; lobe latéral supé-
rieur formant une grande branche partagée en deux parties paires, dont chacune a un rameau latéral, un rameau terminal bifurqué ‘et un rameau basilaire simple ; selle latérale semblable à la dorsale, mais moins compliquée; lobe latéral inférieur beaucoup plus petit que le latéral supérieur, partagé à peu près de même ; les quatre lobes suivants sont plustpetits et très-obliques en arrière vers l’ombilic.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Celte espèce, par les stries fines de son test et par ses lobes accessoires obliques, se rapproche évidemment de |A. Jallabertianus et de l’A. Gossianus mais ses grosses côtes l’en distinguent facilement. On peut toute fois dire que ies intervalles de ces côtes correspondent jusqu’à un certain point aux sillons de l'A. Jallabertianus. Ses rapports les plus réels me paraissent être avec l'A. peramplus d'Orbigny des terrains turoniens, mais elle s’en distingue par les stries du test, par ses côtes moins droites, par ses tubercules ombilicaux moins forts et par son ombilic plus grand à proportion.
Locarrré. Cette espèce remarquable se trouve au Saxonet. Collections du Musée académique, de M. le professeur Favre et de M. le D' Roux.
EXPLICATION DES FIGURES. Planche De fig. 5 a, Ammoniles Agassiñianus, du Saxonet, à l’état de moule, grandeur naturelle ; — fig. 5 b, la même vue de face ; — fig. 5 c, échantillon plus jeune et muni de son test; — fig. 3 d, cloisons dessinées sur un diamètre de 25 millimètres ;— fig. 4 a et b, fragments de plus grande taille montrant que les côtes prennent une courbure un peu plus prononcée avec l’âge, et que les stries laissent quelquefois des traces sur le moule.