JaniRA raucrenxana Pictet et Roux
(PI. 45, fig 2 a, b.)
J. testà convexà, trigonà ; valvä inferiore convexissimä, incurvatä, concentricè strialà, radiatim 6-costatà ; costis elevatis, rotundatis ; intermediis sulcis latis, parum excavatis, 3-costatis, coslis inæqualibus ; auriculis magnis, lævigatis.
DIMENSIONS
LAB 0 coc0oococo00000000000bo000co0000000e00E a Rte ee 74 millim. Par rapport à la largeur : Longueur. . ........ DSonddor000dvene soc 0,100 — — — Epaisseur (mesure approximative). ......,..... 0,35 Angle'apicial?....:..:........°: CCC CET EC CCE 85°
Coquille rigone, aussi longue que large; nous n’en connaissons pas la valve supérieure. Valve inférieure très-bombée , à sommet très-contourné, ornée partout de stries fines, concentriques, et pourvue de six côtes rayonnantes principales, arrondies et saillantes ; les intervalles compris entre ces grosses côtes sûnt larges, peu excavés, presque plans et ornés chacun de trois côtes arrondies , saillantes, de moitié moins fortes que les précédentes, plus larges que les Sillons qui les séparent ; la côte médiane est plus grosse dans chaque intervalle que les deux latérales. Oreillettes lisses, triangulaires et enroulées.
Le moule porte l'empreinte en relief des côtes de la coquille. Les six côtes principales sont marquées sur toute leur longueur de même que la côte médiane de chaque intervalle ; les côtes latérales ne sont bien visibles qu’à leur terminaison vers le bord palléal. Le bord cardinal de la facette des oreillettes est strié en travers.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Celte espèce est très-Voisine par ses ornements de la J. quadricostata d'Orb., du terrain sénonien, mais elle a un angle apicial plus ouvert et des oreillettes plus grandes.
LocaziTés. Cette belle espèce a été trouvée au Saxonet; elle n’y est pas commune ; elle a été découverte aussi à la perte du Rhône. Collections du Musée Académique et de M. Roux.
ExpzicarTion pes FIGURES. PI. 45, fig. 2 a, Janira Faucignyana, de grandeur
naturelle ; — fig 2 b, moule de la même espèce.
255, Janrra quivquecosrata d'Orbigny.
(PI. 45, fig. 3 a, b, c.)
Janira testà ovalo-trigonà, transversà, concentricè striatà ;'valvà inferiore convexà, radiatim G- costatä ; interstitis suleis complanalis, 4-costalis ; costulis inæqualibus,
auriculis magmis.
DES GRÈÉS VERIS. 507
Pecten quinquecostatus, Sowerby, 1814, Min. Conch., p. 121, pl. 56, fig. 48. Pecten versicostatus, Lamarck, 1819, Animanx sans vert., VI, p. 181, n° 14.
Pecten quinquecostatus, Brongniart, dans Cuvier, Oss. foss., pl. L, fig. 1. ; Id. Nilsson, Petref. Suecana, pl. 9, fig. 8, pl. 10, fig. 7, p. 19. Id. Goldfuss, 1836, Petref. Germ., pl. 93, fig. 1. Id. Geinitz, 1839, Character. Kreïd., p. 22.
Id. Leymerie, 1842, Mém. Soc. Géol., t. 5, p. 27. Id. Forbes, 1844. Quart. Journ. of the Geol. Soc., p. 249. n°86.
Pecten versicostatus, Reuss, Verst. Bæœhm. Kreiïdef., t. 2, p. 32. Janira quinquecostata, d'Orbigny, 1846, Pal.fr., terr. crét., t. 3,p. 632, pl. 444, fig. 1-5.
Ead. d’Orb., 1850, Prodr., t. 2, p. 169.
DimMENSIONS.
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Coquille ovale, trigone, transverse, couverte partout de stries concentriques très-fines. Valve inférieure très-convexe, à sommet recourbé, ornée de six côtes rayonnantes principales , saillantes, arrondies, entre lesquelles sont des sillons très-larges, plans, uniformément excavés, munis chacun de quatre petites côtes inégales, les latérales toujours plus petites que les médianes. Les sillons qui les séparent sont un peu plus étroits que les côtes; nous n'avons pas la valve supérieure assez bien conservée pour la décrire.
Le moule reproduit les ornements de la coquille; les côtes y sont plus minces, elles disparaissent quelquefois en approchant du sommet.
OBservATION. Le nombre des côtes intermédiaires est sujet, mais rarement, à quelques variations; la région où il est le plus fixe est la partie médiane de la coquille, où l’on peut presque toujours constater l'existence de quatre côtes.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Cette espèce se diflérencie de la précédente par son angle apicial plus aigu, par sa longueur moindre et par le nombre de ses côtes intermédiaires.
Histoire. Cette coquille a été souvent confondue avec ses congénères, et M. d'Orbigny a relevé avec raison à son égard, quelques erreurs de synonimie. Nous ne nous trouvons cependant pas tout-à-fait d'accord avec ce savant paléon-
tologisite sur la distribution géologique de cette espèce. M. d'Orbigny n’admet pas que la Janira quinquecostata puisse se trouver au-dessous de son étage cénomanien, et partant delà, il nie qu’on puisse lui appliquer les citations de M. Leymerie et de M. Forbes, et pense que ces auteurs se sont trompés et ont confondu avec elle la J. atava.
Il est très-difiicile de discuter sur des citations non accompagnées de planches ou de descriptions. Nous devons seulement dire ici que la plus minutieuse comparaison de notre espèce avec des J. quinfuecostata du cénomanien ne nous a pas offre d'autre différence que celle que cite M. E. Forbes (Quart. Journ. of the Geol. Soc., 1847, tome 5, p. 295). Ceute différence consiste en ce que l’espace compris entre les bords et les côtes principales externes est plus lisse dans les échantillons du lower greensand d'Angleterre que dans ceux des étages supérieurs. Nos échantillons proviennent du gault et du terrain aptien et peu d’entre eux sont assez bien conservés pour permettre d'apprécier ce caractère avec une parfaite certitude. L’échantillon figuré qui provient du terrain aptien a ce bord lisse. Nous en avons d’autres du gault du Saxonet qui l'ont évidemment strié, et si ce caractère est suffisant pour faire admettre l’existence de deux espèces, il n’empêéchera pas que la J. quinquecostata n'existe dans nos terrains, mais seulement alors peut-être dans le gaulL.
LocaziTés. La Janira quinquecostata se trouve à la perte du Rhône dans les grès inférieurs et aussi dans les couches supérieures du gault; elle n'est pas très-rare au Saxonel.
ExPLICATION DES FIGURES. PI. 45, fig. 5 a, valve inférieure de la Janira quinquecostaia, de grandeur naturelle ; — fig. 3 b, la même vue de côté ; —fig. 5 c, moule de la même valve.